29 octobre 2009
NERIS PENDANT LA GUERRE DE 1914-1918
Bonsoir à toutes et à tous
Je me lance, voici mon deuxième livre sur l'histoire de ma ville Néris-les-Bains :
Cette édition se fait par souscription. Si vous êtes intéressés, vous trouverez le bon de commande dans le document ci dessous. Il vous suffit de me le renvoyer rempli accompagné du règlement. La souscription se terminera le 31.12.2009. Si la commande totale est inférieure à 50 exemplaires, la souscription serait annulée et je vous retournerais votre chèque mais j'espère ne pas en arrivé là !
La livraison devrait donc se faire en janvier 2010.
Merci de communiquer cette information à toutes vos connaissances susceptibles d'être intéressées. je vous en remercie par avance.
Le document pour la souscription (j'ai du enlever la photo du livre car fichier trop lourd) :
06 septembre 2009
LE CHATEAU DE NERIS
LE CHATEAU DE NERIS
LE CHATEAU DES ENFANTS
Texte de 1968
Dans la quartier sud de la petite ville, sur un des flancs du vallon, dominant les griffons des sources et les établissements thermaux, avait été construit, il y a bien des années, le "château de Néris", une vaste demeure aux pièces spacieuses. Dans cette demeure, construite par le Docteur Peyrot, qui fut maire de la commune, puis habitée par le docteur Piquand, un centre privé, spécialisé dans l'éducation de l'enfance nerveuse, des infirmes, des petits déficients, y a été installé (vers 1958).
De nombreuses améliorations fonctionnelles ont été apportées à l'établissement : des bâtiments nouveaux, adaptés au but que s'est proposé la direction, ont été aménagés. Château et pavillons d'enseignement, salles spécialisées, occupent le centre d'un vaste parc aux allées ombragées, émaillé de verdure. Et un terrain de sport a été implanté sur un petit plateau au flanc de la vallée.
L'établissement ouvert toute l'année reçoit actuellement 100 élèves. Il est mixte ; on y compte 27 filles et 73 garçons, âgés de 3 à 13 ans (limite d'âge d'admission 9 ans). Il s'agit, répétons le, d'enfants nerveux, de petits infirmes, de déficients légers. Ils reçoivent à la fois les soins médicaux que nécessite leur état et l'instruction et l'éducation par des méthodes adaptées à leur cas psychique.Il est agréé par la Sécurité Sociale, les Préfectures, les Caisses de Prévoyance.
On sait que pour dispenser les connaissances, la meilleure méthode est de réunir les élèves en groupe aussi petits que possible, mais composés d'enfants d'âge égal ou d'âge mental équivalent. C'est ce qui est fait à Néris où chaque équipe, d'une dizaine ou d'une douzaine de petits pensionnaires, a son propre moniteur oou monitrice, ses propres enseignants. Et ceci est valable depuis la jardinière d'enfants jusqu'au cours moyen, en passant bien entendu par les deux années de cours élémentaire.
Une salle d'activité
D'autre part, chacun des petits malades est attentivement suivi sur le plan médical. Il est visité régulièrement, notamment par deux spécialistes en pédiatrie et neurologie. Bien entendu, chacun des pensionnaires bénéficie du régime alimentaire qui lui est prescrit par le praticien, des soins éventuels nécessités par son état, et son traitement médical, s'il comporte une cure thermale, est complété par celle-ci.
Une salle de douches
L'atmosphèrequi règne au château de Néris est très familiale et l'on a tenté, et réussi, de réunir les petits pensionnaires dans les plus petites équipes possible. Il existe, certe, un réfectoire assez grand, éclairé par une large baie vitrée qui donne sur la verdure du parc, mais aussi une salle à manger où, par petites tables, déjeunent et dînent les plus jeunes enfants.
Un réfectoire
En ce qui concerne les dortoirs, ceux-ci réunissent les élèves que par petits groupes, toujours sous la surveillance de leurs moniteurs.
Le personnel, très spécialisé, est composé d'infirmières, de moniteurs-éducateurs, d'éducateurs et de psychologues placés sous l'autorité de la direction et travaillent en constante collaboration avec les médecins.
Un dortoir
Telle est actuellement l'organisation du château de Néris, l'un des seuls en France vraiment spécialisés et équipés pour recevoir les enfants nerveux. Aux excellents installations actuelles, il est prévu encore, pour les mois et les années à venir, de nouvelles améliorations. Aussi n'est-il point étonnant qu'à l'opposé de ce qui se passait jadis - mais peut être aussi grâce aux eaux thermales et au cadre champêtre si reposant du château - les cures soient bénéfiques aux enfants.
Et l'on ne compte plus ceux d'entre eux qui, après avoir terminé leurs études primaires et leur traitement médical, peuvent rentrer dans la vie collective, poursuivre leurs études dans un établissement public ou privé non spécialisé, pour devenir des adultes débarrassés de tout éréthisme nerveux, de toute séquelle de retard intellectuel.
C'est là le plus beau compliment que l'on puisse présenter aux infirmières, aux moniteurs, aux enseignants, aux médecins et à la direction du Châtreau des Enfants.
Le château en 1969
En 1985, l'établissement est géré par l'Association d'Aide à l'Insertion des Jeunes. Il comporte deux structures distinctes :
* le Château de Néris, rue des Rivalles ;
* la Villa des Petits Kaars, rue Massenet.
En section d'éducation spécialisée il peut recevoir 70 garçons et filles de 6 à 18 ans en internant ou en semi-intenant. En section thermale, ouverte du 14 juillet au 25 août, elle s'adresse à des enfants devant bénéficier d'une cure thermale mais ne pouvant pas être accompagnés par leur famille. Elle peut accueillir 18 garçons et filles de 6 à 13 ans en internat uniquement.
09 août 2009
CHANSON DES LAVEUSES
Voici la chanson des laveuses de Néris les Bains. Elle a été présentée lors d'une grande revue intitulée "NERIS S'EVEILLE" jouée par la "SOCIETE ARTISTIQUE NERISIENNE" le dimanche 29 avril 1934 au Casino Municipal de Néris les Bains.
Elle était interprétée par mesdemoiselles MAZUE, PERONNY, THEVENIN, SALVERT et par mesdames AUCLAIR et LECUSSAN.
Cette chanson se chantait sous l'air "Y'm faut mon patelin"
I
Il est des femmes pleines de manières
Qui sont coquettes, riches et adulées,
Tant mieux si elles peuvent vivre sans rien faire,
Car comme dit l’autre, il n’y a pas de sots métiers,
Toutes n’ont pas la même veine,
Car pendant qu’elles se baladent,
Nous, laveuses, chaque jour d’la semaine,
On va rincer la « bujade »
REFRAIN
Levées de bon matin,
La brouette en mains,
Nous prenons le même chemin.
C’est à Cournauron,
Que nous descendons,
Laver les ch’mises, les cal’çons,
Notre métier est ingrat,
Nous souffrons quand il fait froid,
Mais si le temps est chaud,
Faut pas oublier l’lolo !
Une bonne bouteille,
Quand il fait soleil,
J’vous assure qu’çà vous réveille !
II
Perlante, Cournauron et les Rivalles,
De Néris sont les plus grands lavoirs,
C’est d’vant chaque pierre que l’matin s’installent
Nous les chevalières du battoir !
Toutes ont la langue bien pendue,
Et les potins, les cancans,
Pour nous ne sont pas perdus,
Car on en parle constamment.
REFRAIN
Un grand coup d’battoir,
Qu’est ce qui a le crachoir ?
Tiens, mais c’est madame Micard.
Une bonne friction !
La Sourde, attention !
Ecoute la conversation.
Si Perlante a Valentine,
Aux Rivalles y a Caroline,
Et tous les jours nous voyons
La Fanny à Cournauron !
A genoux dans l’cabas,
On ne s’ennuie pas,
Au milieu d’toutes ces femmes là !
III
J’allais omettre, mon Dieu quelle affaire
L’lavoir des Chaudes, dont on change le cadre,
Car tels jadis nos braves mousquetaires,
Les trois lavoirs de Néris sont quatre.
Le croiriez vous, ça renserse,
Mais des hôtels, des villas,
Dans ce dernier se déversent,
Les reliefs de tous les r’pas.
REFRAIN
Me direz-vous vraiment,
Que c’est appétissant,
D’voir flotter d’la chose là-dedans,
Et d’penser aussi,
Que les égouts de Néris,
Se donnent rendez-vous ici.
Les bourgeois feraient bien mieux,
De garder leur… miel chez eux.
Et par mesure hygiénique,
D’installer des fosses sceptiques.
Sans faire d’embarras,
Nous, on ne tient pas,
A laver dans l’bouillon gras.
IV
Pour être laveuse faut du matériel,
L’cabas, la benne, la brosse à chiendent,
La bassine, le bleu et l’eau de Javel,
L’savon, le battoir, c’est évident,
L’hiver c’est le brasero,
Et le sac de charbon de bois.
Malgré tout l’métier s’rait beau,
Si on pouvait l’faire chez soi !
REFRAIN
Ecoutez M’sieur le Maire,
C’est une prière,
Que vous font les lavandières,
Faites une bonne action,
En r’montant du fond,
Le lavoir de Cournauron.
Ne pourriez-vous par hasard,
Le placer au camp d’César,
Ou bien alors pour y aller,
Faire une ligne de tramway.
Sans être exigeant,
Quelque chose d’épatant,
Ce serait le tapis roulant.
Si parmis vous, cette chanson vous rappelle des souvenirs, des anecdotes, dîtes le moi ! (Soit en commentaires, soit cliquez "contacter l'auteur")
06 août 2009
LE TOMBEAU DU CHEVALIER DE MALTE
Mise à jour du 2 décembre 2006
Mr de Coutine, qui était chevalier de Malte et propriétaire de la terre des Billoux est mort le 25 novembre 1846. Il était né au château de Cerclier en 1769.
Il avait, longtemps avant sa mort, choisi l'emplacement de son tombeau. Il en avait tracé le plan et avait même fait fabriquer son cercueil et l'avait essayé à maintes reprises pour s'assurer qu'il serait bien de sa taille !
Une rue porte désormais son nom.
Cette rue part de la route de Pérassier , passe au bout de la rue des Merles et va jusqu'au bout du lotissement des Billoux.
Ce tombeau se trouve à proximité, dans un champs se situant vers ce lotissement mais la propriété est privée et il est interdit de s'y rendre.
C'est dommage car au début du siècle, c'était un lieu de promenade très prisé.
De plus, le tombeau a profané il y a déjà plusieurs décennies.
Voici un extrait du "Guide de Néris les Bains" datant de 1893 :
"Au fond du parc des Arènes, le voyageur s'arrête devant une petite porte qui donne accès sur la campagne ; en tournant à gauche et en suivant un petit chemin bordé de buis comme la plupart des sentiers qui entourent Néris, il arrive aux Billoux. Il longe alors le jardin de la propriété, traverse la cour, sur les côtés de laquelle il rencontre des débris de chapiteaux et de colonnes, puis, à travers un pré, lui faisant face, il aperçoit le tombeau du chevalier de Coutines.
Ce tombeau, en forme de petite chapelle, est construit en pierre de Volvic. Celui qui repose dans ce lieu si paisible et si pittoresque était parti très jeune (il avait 14 ans) pour Malte (en 1782) revint vers 1818. Il mourut en 1846. Comme Chateaubriand, le chevalier de Coutines avait, de son vivant, choisi l'emplacement et fait construire la demeure où il devait dormir son dernier sommeil. Il en surveillait lui même les travaux. On nous a raconté, à ce sujet, que ne voulant négliger aucun détail, il fit creuser un cercueil en pierre dans lequel il voulut s'étendre, afin de s'assurer de l'exactitude des mesures. Après sa mort, il fut placé dans un cercueil en chêne et comme l'épaisseur de ce nouveau cercueil n'avait pas été calculée, il fut fort difficile de l'introduire dans le premier.
Cette promenade est l'une des moins longues et des plus agréables ; c'est un petit pélerinage que font presque tous les baigneurs de Néris".
Egalement une photo de l'intérieur du tombeau.
Acte de décès du Chevalier (25 novembre 1846) :
"L'an mil huit cent quarante six, le vingt cinq novembre, à quatre heures du soir, par devant nous adjoint délégué par Mr le Maire pour remplir la fonction d'officier de l'état civil de la ville de Montluçon, chef lieu de canton, département de l'Allier, sont comparus MM Jean Louis Désiré Eugène Lecointe, propriétaire âgé de quarante sept ans, demeurant à Montluçon et Francois Amédée Villatte de Peufeilhoux, Maire de la commune de Néris, y demeurant, âgé de quarante un ans, neveux du décédé, lesquels nous ont déclaré que Mr Jean Gilbert Villatte de Peufeilhoux, propriétaire, âgé de soixante quinze ans, né et demeurant en cette ville, célibataire, fils de feux Louis Villatte de Peufeilhoux et de défunte Catherine Madeleine Fourneaud est décédé en son domicile, Grande Rue, aujourd'hui à une heure du soir et ont les déclarants signé avec nous le présent acte après lecture faite.
01 août 2009
LES PORTEURS
Afin d'éviter aux femmes curistes de salir leurs belles robes, pour les gens ayant des difficultés pour marcher ou tout simplement pour le plaisir de se promener sans se fatiguer, des porteurs pouvaient emporter une personne d'un point nommé à un autre. Ce système n'est pas sans rappeler les charriots des rois fainéants ou des chaises à porteurs du temps des rois de France.
Ce service était bien sur payant. Voici ci dessous le "Tarif des porteurs" pour la saison 1871
PRIX DE L'ABONNEMENT
Pour être porté de l'Hôtel à l'Etablissement et de l'Etablissement à l'Hôtel pendant 20 jours et une fois par jour.
1°) Les hôtels : Dumoulin, Paris et Pavillon Biton, Léopold, Rochette, Veyrier, Aubreton, Berger, Lafont-Pasquier, Barrier, Laurut, Hospice, Gravlo, Lafont-Muret, Lafont-Marandet, Rhône, Ducros-Bernard, Charbonnier, Europe, France, Forichon-Marandet, Dériot-Mâle, Autissier, Bertier-Mazeron et Delarbeyrette sont tarifés à 8 francs.
Les courses sans abonnement : 0,60 ; demi-course : 0,30.
2°) Les hôtels : Jardin, Parc, Promenade, Forichon-Lafont, Bonnamour-Lafont, Gaumy, Lafont-Fort et Bichat sont tarifés à 9 francs.
Les courses sans abonnement : 0,70 ; demi-course : 0,35.
3°) Les hôtels : des Rivalles, Michel, Beneyton, Forichon-Pierre, Ducros-Marandet, Bougerolle, Gravlo-Sivade et Pille sont tarifés à 10 francs.
Les courses sans abonnement : 0,80 ; demi-course : 0,40.
4°) L'abonnement pour les personnes qui sont logées dans le Bourg, à partir de chez Forichon Pierre et Pille, y compris le pavillon des Rivalles et la Mairie est fixé à 12 francs.
Les courses sans abonnement : 0,90 ; demi-course : 0,45.
Pour le Péchin : 15 francs
Les courses sans abonnement : 1 franc ; demi-course : 0,50.
Outre les prix ci-dessus, il sera payé un supplément de 5 francs 50 c. par les abonnés qui se feront porter aux Piscines chaudes ou aux Etuves pendant le cours de la saison.
5°) Pour la promenade, par quart d'heure : 0,50 fr.
6°) D'un hôtel à l'autre et retour : 0,75
7°) D'un hôtel à l'autre sans retour : 0,40 fr.
8°) Pour être porté à la messe :
A la paroisse : 1,50 fr ; à l'hospice : 1 fr ; de l'hôtel au petit jardin et retour, après plusieurs heures de repos : 0,70 ; de l'hôtel au grand jardin et retour après plusieurs heures de repos : 1 fr ;
De Néris à Montluçon ou à Commentry avec retour : 18 francs ; sans retour 12 fr.
Pour être porté dans l'Etablissement, la course entière est fixée à 0,30 fr. L'abonnement est fixé à 5 francs pour 20 courses entières.
Les prix ce dessus seront payés doubles après 10 heures du soir.
Nota. - Les personnes qui ne renouvelleront point leur abonnement à l'expiration du premier paieront par course.
Indépendamment de l'abonnement et courses ordinaires, toute personne qui voudra se faire porter dans sa chambre et s'en faire descendre paiera 0,25 fr. Et pour se faire monter ou descendre seulement, paiera 0,15 fr.
Signé le Médecin-Inspecteur : Dr Camille de LAURES
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J'ai retouvé également les tarifs (plus simples) pour 1918 :
Course aller et retour 1ère zone : 1 franc ; 2ème zone : 1,50 francs
Pour se faire monter à la chambre, en plus du prix : 0,30 fr
Course au petit parc (aller et retour) : 1,50 fr
Course au parc des Arènes (aller et retour) : 2 fr
Course à l'église : 2 fr
Course au Casino : 2 fr
Promenade à l'heure : 2 fr.
31 juillet 2009
ENIGME ?
Bonjour à toutes et à tous,
Je viens d'acquerir cette carte photo avec les inscriptions suivantes au dos :
Néris, Renée, Marcelle, Yvonne
Cliquez sur la photo : elle sera agrandie et plus nette
Si ces visages ne vous sont pas inconnus, ou si vous reconnaissez l'endroit, contactez moi.
En vous en remerciant
Philippe
27 juillet 2009
Néris les Bains 1939 - 1945
Bonjour à tous
J'ai reçu une demande de renseignement concernant un capitaine médecin chef, le chirurgien Cahen ou Cain qui aurait travaillé à l'hôpital Locatelli (aparement le Thermal Hôtel ?) de Néris pendant la deuxième guerre mondiale. Il était originaire de Metz ou Nancy.
Si vous avez des informations à son sujet, merci de me contacter.
Merci
Patrimoine Nérisien
Voici ce que j'ai pu voir sur un cahier de ventes aux enchères à Lyon Presquîle de Juin 2009
Cliquez sur l'image pour la grossir
Pour information, le lot a été vendu 1300 € !
Je suis toujours en colère de voir notre patrimoine partir ainsi on ne sait où !
25 juillet 2009
Personnages célèbres à Néris
En parcourant plusieurs ouvrages, je découvre le nom de personnages illustres qui sont passés en cure à Néris.
En voici la liste que je complèterai au fur et à mesure de mes lectures !
Famille Poincaré (les parents du président de la République Française)

Le Maréchal Gouvion de St Cyr (ministre de la guerre nommé par Talleyrand, c'est lui qui mettra en place le système du tirage au sort lors de la conscription) : "Fatigué par de longs mois d'intense activités au ministère, à défendre son budget, de nouvelles lois, de nouvelles institutions, Gouvion St Cyr quitte Paris et part prendre les eaux à Néris les Bains à la mi-juin 1819"
![]()
François René de Chateaubriand (1768 - 1848)
Talleyrand : "fin juin 1827, Talleyrand regagne Paris après avoir fait halte à Néris les Bains".

Emile Zola : "En août 1884, Emile Zola passe par Néris où son ami Alphonse Daudet se soigne d'une maladie vénérienne (la syphilis), avant de rentrer sur Paris" (A. Daudet était déjà venu à Néris plusieurs fois depuis 1878).

Alphonse Daudet

Alphonse Daudet trouva quelques distractions à Néris en écoutant un vieil homme qu'il vient d'y rencontrer, Mr Lenoir, directeur de l'école des Beaux Arts qui dévide pour lui ses souvenirs de la Malmaison qu'il a fréquenté. Le temps parâit moins long auprès de ce conteur charmant.
Alphonse Daudet écrira "La Doulou" qui sera édité après sa mort en 1929. Il y fait le pathétique journal de la maladie qui devait l'emporter. Il ne se déplace plus qu'avec une canne et l'horrible douleur le suit jour et nuit. Voici le passage de ce livre où il parle de Néris :

II
Aux pays de la douleur
Cette année, à Néris, les yeux moins aigus ou la table moins intéressante. Quelques types pourtant. Mme M***, femme de magistrat, organisation de parties, grosse mère faisant la fête avec les substituts. «Du Champagne et soyons gais! Vous n'êtes pas gai!» Les réceptions à Châteaudun... Deux filles, une grande, prétentions à l'élégance, tête de cheval, quantité de robes dans ses malles; la petite, douze ans, enfant singulière aux yeux noirs sans regard, mouvements clownesques, pâmoisons dont sa mère la tire en lui passant sur les yeux l'or de son «porte-bonheur». Adresse de singe et de somnambule. Ce que la femme nous raconte de son mari, bizarreries, toquades, hypocondrie, toutes les maladies. Opération aux yeux sans nécessité; quand il va aux eaux avec sa femme et ses enfants, descend dans un autre hôtel qu'elles. Voyage de noces: la chambre divisée en deux: «Chez vous... Chez moi... Vos chaises, les miennes.» Et c'est un juge, ce détraqué! Souvenir du déjeuner pique-nique – la femme par terre, de tout son long, la tête plus basse que les pieds, et sa fausse natte détachée, en rond, lovée comme une couleuvre!
Les «Dames seules». Mme T***. «Intelligente comme un homme» (?), «élève de D***», tête d'israélite, longs yeux en rainure luisante, bagout de Paris, histoire avec le violoncelliste du Casino surpris à cinq heures du matin remettant sa cravate dans le petit salon. Mme L***, petite femme au sourire maniéré, aux coins de bouche relevés, fanée, mystérieuse, timide, sans usages, arrivant à table avec des branchages, des buissons de fleurs à la ceinture, puis, honteuse, gênée, arrachant sournoisement sa guirlande d'arc triomphal.
Autre type de «dame seule». La bonne Mme S*** avec son amie Mlle de X***. Deux mines de soeurs tourières, s'enfuyant de table au dernier morceau pour courir à l'église. Mlle de X*** avec son parler effusionné, grasse, poupine, trente-cinq à quarante ans, le teint frais, les yeux clairs, bonne, naïve, «potin de couvent», fière de deux soeurs richement mariées, de sa famille, petite noblesse bretonne sans le sou et prolifique comme un port de mer. Adoptée par Mme S***. Veuvage, bonté, religion, des yeux tendres, un peu fêlée. Le mari tué à la chasse par son père à elle; fondue en charité; pas d'enfants.
Mme C***, jeune encore veuve d'un officier de marine, laide, les yeux trop noirs, le nez taché de plaques rouges; petite glace à main où elle regarde tout le temps ce nez. Voit partout des scorpions, des araignées, du sang sur les mains; toujours seule, marche à menus pas dans les allées du verger, s'immobilise des heures sur un banc, la joue sur sa main, absorbée. Donne à l'hôtel l'aspect d'une maison de fous.
Et puis la générale P***. La «mère de la maréchaussée». Vient depuis dix ans à l'hôtel, autorité dont elle est très jalouse. Désir de plaire, de conquérir. Tous les pensionnaires qui arrivent ou partent lui présentent leurs hommages! Vieille coquette, fabriquée, «bonne Madame», et donne encore de fiers coups de dents avec son râtelier.
* * *
Elle est bien comique cette station pour anémiés. On ne se rappelle pas un nom; tout le temps à chercher; grands trous dans la conversation. A dix pour trouver le mot «industriel».
* * *
Mais jamais comme cette fois mes tristes nerfs n'avaient souffert du contact de la promiscuité de l'hôtel. Voir manger mes voisins m'était odieux; les bouches sans dents, les gencives malades, la pioche des cure-dents dans les molaires creuses, et ceux qui ne mangent que d'un côté, et ceux qui roulent leurs bouchées, et ceux qui ruminent, et les rongeurs, et les carnassiers! Bestialité humaine! Toutes ces mâchoires en fonction, ces yeux gloutons, hagards, ne quittant pas leurs assiettes, ces regards furieux au plat qui s'attarde, tout cela je le voyais, j'en avais là nausée, le dégoût de manger.
Et les digestions pénibles, les deux W.-C. au fond du couloir, mitoyens, éclairés par le même bec de gaz, si bien qu'on entendait tous les «han...» de la constipation, l'esclaffement de l'abondance, et le froissement des papiers. Horreur... horreur de vivre!
Et tout ce qui circule aux étages sur les infirmités des pensionnaires, leurs manies, leurs pauvres ridicules de malades...
* * *
Silhouette du professeur de mathématiques de Clermont, à Néris; Le premier que j'aie vu atteint de mon mal, mais plus loin que moi sur le chemin. Je pense à lui, je le vois avançant ses pieds, l'un après l'autre, bien à plat, chancelant: sur la glace. Pitié. Les bonnes de l'hôtel racontaient qu'il p... au lit.
* * *
Station de névropathes. Silhouettes de béquillards, sur les routes de campagne entre les haies de bois très hautes; on se raconte ses maux, toujours bizarres, imprévus; pauvres femmes toutes simples, des campagnardes affinées par le mal. – Bains de boue dans une forêt du Nord. Installation bizarre. Une rotonde vitrée sur le marais de boue noire où l'on vous enfonce péniblement. Sensation délicieuse de cette glu chaude et molle par tout le corps; les uns en ont jusqu'au cou, d'autres jusqu'aux bras; on est là une soixantaine, pêle-mêle, riant, causant, lisant grâce à des flotteurs en planche. Pas de bêtes dans la boue, mais des milliers de petites jaillissures chaudes qui vous chatouillent doucement.
* * *
Le ménage de province rencontré à Néris. Le mari vieux, tordu, moustaches grises tombantes, quelques mèches longues et plates, et sur cette tête triste, sourire amer et regard bon, la toque en velours du Sanzio: P***, peintre de fleurs, élève de Saint-Jean. La femme, longue, plate, fausse distinction, chapeau Rembrandt, tient une maison de santé pour dames. Gâtée, dorlotée, on sent que c'est elle qui fait bouillir la marmite. Lui, pour la gloire. Avec eux une grosse demoiselle sourde, à favoris, une des pensionnaires de Madame, les accompagne un peu comme une demoiselle de compagnie, prépare le café à l'esprit-de-vin dans leur chambre par économie, et appelle de la fenêtre d'une voix flûtée: «Monsieur P***!» avec une pointe de mystère coquet comme pour annoncer que le lavement est prêt.
Thyde MONNIER (Ecrivain provençal (1887-1967)
"Un médecin lui conseille d'aller soigner ses nerfs malades à Néris les Bains, une ancienne ville romaine jadis très prisée des riches Gaulois. Elle y séjourne à l'hôtel des Rivalles où elle compose des poèmes pour la "Revue de Paris". A Néris, bien qu'elle ne partage absolument pas ses opinions, Thyde se lie d'amitié avec le Marquis de l'Epinay, un monsieur très vieille France, réactionnaire, anti-juif, anti-russe. Cette amitié fait des jalouses parmi les jeunes femmes curistes qui aimeraient bien profiter à sa place des promenades en voitures que lui fait faire le marquis, galant homme. Elle quittera la cité thermale le 19 juillet 1939. (...) Du 23 juillet 1941 au 15 septembre 1941, elle retourne à Néris où elle achève son livre "Fleuve" le 7 septembre.

George SAND
De son vrai nom Aurore Dupin, Baronne Dudevant (1804-1876).
Elle est venue à Néris les Bains en 1861.

Mme La Dauphine Marie Thérèse, Duchesse d'Agoulême (1778-1851)
Fille de Louis XVI et Marie Antoinette, belle fille de Charles X
Elle est venue à Néris le 15 juin 1826 pour la pose de la première pierre de l'Etablissement Thermal.
Impératrice EUGENIE (1826 - 1920)
Arnould GALOPIN (1863 - 1934)

L'oeuvre d'Arnould Galopin est parue essentiellement en fascicules, "Le bacille" faisant exception, paru en 1928 chez Albin Michel. En effet, avec ce roman, l'écrivain délaisse sa plume aventureuse pour se pencher sur le destin tragique d'un homme poursuivi par la vindicte populaire et la haine aveugle des foules.
En 1906 paraît "Le docteur Oméga, aventures fantastiques de trois Français dans la planète Mars" (un des tout premiers romans d'aventures martiennes), repris en fascicules en 1908-1909 sous le titre "Les chercheurs d'inconnu, aventures fantastiques d'un jeune Parisien". "Le tour du monde en aéroplane" écrit avec le comte Henry de La Vaulx contera cent soixante fascicules entre 1912 et 1914, et "Le tour du monde en sous-marin" quatre-vingt dix neuf entre 1925 et 1926. Il en aurait écrit plus de deux mille en tout. Ces écrits pour la jeunesse eurent un immense succès, faisant suite à Jules Verne et s'inscrivant dans la lignée de Paul d'Ivoi et Jean de la Hire. Les héros de Galopin sont généralement de jeunes adolescents vivant mille et une aventures plus ou moins exotiques à un rythme effréné. Ils ont pour modèle le boy scoutt ou l'explorateur courageux.
Malheureusement, la postérité est ingrate avec ses enchanteurs d'hier et l'on ne trouve plus les oeuvres de Galopin que chez les bouquinistes (Le Docteur Omega a cependant été traduit il y a peu aux Etats Unis). Le nom de l'infatigable écrivain ne s'affiche donc pas dans les rues, si ce n'est à Néris-les-Bains, Allier, où il allait chaque années prendre les eaux.
Alphonse de LAMARTINE (1790 - 1869)
Alfred de MUSSET (1810 - 1857)
Jules Massenet (1842 - 1912)
Il est le fils d'Alexis Massenet (1788-1863), industriel fabriquant des lames de faux à Pont-Salomon, près de Saint-Étienne, et d'Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875). Benjamin d'une famille de douze enfants, Jules Massenet monte à Paris dès 1848 et entre au Conservatoire de Paris où il étudie le piano (classe d'Adolphe Laurent), le solfège et le contrepoint (classes d'Augustin Savard et François Bazin) et la composition (classe d'Henri Reber). Il obtient un premier prix de piano en 1859 et un premier prix de contrepoint en 1863. Admis à la Villa Médicis grâce aux conseils d'Ambroise Thomas, il remporte le Grand Prix de Rome en 1863 grâce à sa cantate David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt qui lui demande de le seconder dans ses tâches d'enseignement et dont il épouse une des élèves, Louise-Constance de Gressy, en 1866.
Il regagne Paris et y connaît ses premiers succès avec la suite symphonique Pompéia et les opéras La Grand' Tante, Don César de Bazan, Marie-Magdeleine et Le Roi de Lahore. En 1878, il est nommé professeur au Conservatoire et compte Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Georges Enesco, Henry Février, Charles Koechlin, Albéric Magnard, Gabriel Pierné et Florent Schmitt parmi ses élèves.
En 1884 est créé un de ses opéras les plus populaires, Manon, d'après le roman Manon Lescaut de l'Abbé Prévost. Parmi ses autres œuvres célèbres, Don Quichotte, Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame et plus encore, Werther, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Thaïs ne connut le succès qu'une décennie après sa création en raison de son sujet sulfureux, malgré sa superbe Méditation religieuse pour violon solo au deuxième acte, connue sous le nom de Méditation de Thaïs.
Doté d'une force de travail impressionnante, il était capable de composer de nombreuses heures d'affilée : ses journées commençaient à quatre heures du matin, alternant compositions, enseignements et auditions. Il a laissé une œuvre essentiellement lyrique (vingt-cinq opéras) mais aussi pianistique et symphonique.Très influencé par les sujets religieux, il a souvent été considéré comme l'héritier de Charles Gounod.
L'influence de Massenet se ressentira chez de nombreux compositeurs tels Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Giacomo Puccini ou Claude Debussy dans son Pelléas et Mélisande.
Le Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Etienne porte aujourd'hui son nom.
Il est l'arrière-arrière grand oncle d'Ariane Massenet, journaliste et animatrice de télévision et de radio française.
source : Wikipédia
Une rue porte son nom à Néris les Bains.
Charles de Sivry
Charles de Sivry (beau frère de Paul Verllaine) avait obtenu une place de chef d’orchestre au Casino de Néris-les-Bains mais il a été arrêté à Néris même en 1871 pendant les évènements de la Commune et transféré à Satory.
Ferdinand HODLER (1853 - 1918)
Peintre Suisse qui a peint plusieurs tableaux à Néris lors de sa cure en 1915.
PANTAGRUEL
Personnage de Rabelais.
"Pantagruel ayant eu "une chaude pisse", son urine étant si chaude que depuis ce temps là elle n'est pas encore refroidie. C'est ce qu'on appelle les bains chauds comme Néris..."

ASTERIX ET OBELIX !
Extrait de "Le bouclier Arverne"
23 juillet 2009
LES AQUEDUCS GALLO-ROMAINS
Néris les Bains était une importante cité gallo-romaine mais on n'y trouvait que "des eaux très lourdes et de difficile digestion". Il a donc fallu, de tous temps, aller chercher au loin l'eau potable qui manquait.
Deux aqueducs ont été édifiés aux premiers siècles de notre ère pour alimenter Néris. Le premier se nomme "Aqueduc des Viviers" et le second "Aqueduc des Combes", du lieu de leurs départs.
AQUEDUC DES VIVIERS (IIème siècle)
Néris n'est situé qu'à 18 km des Viviers à vol d'oiseau mais l'aqueduc, suivant la pente naturelle du terrain, mesure 35 kilomètres. Le secteur des Viviers se trouve en Auvergne, près du Bois du Quartier, à 5 kilomètres à l'ouest de Montaigut en Combrailles, à une altitude de 636 mètres. Son nom vient du fait du nombre important des sources situées dans cette région.
Les "ingénieurs" gallo-romains firent suivre à l'aqueduc les courbes de niveaux, contournant tous les côteaux, évitant les vallonnements, serpentant et récoltant les bonnes sources sur son passage. Il est établi sous terre entre 1 m et 1,5 m du niveau du sol, isolé ainsi des grosses chaleurs et du gel. L'eau part donc d'une altitude de 636 m pour arriver à Néris à 391 m, soit 245 m de dénivelé soit une pente de 2 à 6 millimètres par mètre. Prenant son origine dans la commune du Quartier (Puy de Dôme) sous le village des "Arnauds", l'aqueduc capte tout d'abord les sources des "Gouttes" et des "Vernets", puis celle de la "Sance". Le conduit s'incurve au dessus du hameau des "Viviers", reçoit les deux sources des "Gouttes Noires" et des "Aprades", contourne le village de Monchaujoux, décrit une grande courbe avant d'entrer dans les "Bois du Quartier". Dans ces bois où quelques restes de construction ont été découverts, il recevait trois abondantes sources : "La Citerne", "La Font de Lait" et la "Font du Loup".
Il serpente ensuite entre Montillet et Monteillet, passe sur la chaussée de l'étang des "Dagnaux" (commune de La Crouzille), arrive à Meaux (altitude 596,26 m) puis après deux grandes sinuosités entre le moulin des Rouhets (566,49 m) et "La Maison Neuve". Il traverse la route de Montaigut à Marcillat au lieu dit "L'arbre du Tilleul", descend sur la droite sous le village des "Bourdiaux" d'où lui parvient une artère secondaire faite de tuileaux de terre cuite qui longe l'étang de Montmazot.
Il continue dans la commune d'Ars les Favets en contrebas du 'Vieux Bourg" où il reçoit la "Fontaine d'Ars" (535,40 m) et dominant le ruisseau "La Tartasse", il passe entre les lieux-dits "La Grande" et "La Petite Tartasse", recueille la "Font Bonne" puis quitte le département du Puy de Dôme pour celui de l'Allier. Il parcours la commune de Ronnet pour croiser aux "Gagneries" la route de Commentry à Marcillat. Il capte la "Font du Loup" dans les bois de Marsodier, gagne Arpheuilles Saint Priest par les "Ados" (509,39 m) à gauche du village de Frontenat.
Après avoir recueilli à Arpheuilles la source de l'"Emperiau", il passe à la "Croix des Trois Chapons", prend celle des "Forges" à Labarre, continue sur "La Grange Vernet", traverse la route de Larequille à Marcillat entre Montrocher et le bois de Tigoulet qu'il longe pour parvenir aux "Monnaies" et près de Durdat à la "Pouterne", aux "Chiers de Durdat" (462,63 m). Il descend au pied de la "Croix du Chier" au milieu du lavoir circulaire, dans le "Pré de la Croix" puis aux "Gouttes", suit la route de Clermont pour parvenir aux "Villattes", traverse la route près du croisement avec celle de Néris à Commentry et arrive au "Péchin" dans un grand château d'eau réservoir (391,38 m)
L'AQUEDUC DES COMBES (Ier siècle)
Il est d'usage de lui donner le nom du village des "Combes" de la commune de Durdat Larequille où il prend naissance à 500 m d'altitude. La distance parcourue est de 6 km à vol d'oiseau mais de 10 km en réalité, suivant toujours la pente naturelle du terrain.
A son dépat, il récolte plusieurs sources dont la plus importante est "La Font Bouillant". Après avoir traversé le bois de Tigoulet, il reçoit, sur sa gauche, à la sortie du bois, une artère adventive qui longe le "Bois des Fontaines". Il se situe au bord de l'étang de Montmurier, puis suit le ruisseau "Le Thiouleroux" qu'il traverse après qu'à sa gauche une seconde artère affluente lui soit parvenue (411,98 m). Il s'incurve en quittant le lit du ruisseau en face du moulin de Thiouleroux pour s'élever et se maintenir sur le flanc des côteaux qui dominent Néris. Il descend près de Saint Argier en y recevant la source du même nom. Il suit alors les sinuosités des collines en se rapprochant à 13 m au-dessous de l'acqueduc des Viviers. Il s'en éloigne ensuite au-dessus de Marcoing et parvient à Néris par les "Villattes" où il passe cette fois sous le grand aqueduc avant de déboucher dans les "Chaumes aux Saints" et, après avoir traversé la route de Clermont, il arrive au réservoir du Péchin.
LE RESERVOIR DU PECHIN
Les deux aqueducs se jetaient donc dans un grand réservoir dominant Néris, situé au-dessous du Péchin, près du cimetière actuel. De ce bassin, qui servait à l'épuration et à la répartition des eaux, sortaient 3 canaux, portant l'eau en 3 points principaux de distribution. Le premier se rendaitau quartier des Arènes, le second allait aux piscines dites "des Chaudes" (à la place de la piscine actuelle), le troisième descendait en direction des sources chaudes. Il n'est pas impossible que l'eau courante ait été distribuée dans des demeures privées par des tuyaux de poterie ou de plomb.










































