Petite trouvaille concernant un commerçant de Néris les Bains en 1855, Monsieur CHABOT Pierre, maître boulanger pâtissier  :

CHABOT_Pierre

RIOM, le 24 aout 1855

Maison d'arrêt.

Monsieur CHABOT,

Je m'empresse de vous écrire en quelques mots pour vous informer de la position que se trouve votre enfant. Je vous dirais qu'il se trouve en ce moment arrêter pour enfantillage qu'il a fait. Se trouvant sans ouvrage, il a fait quelques dus à plusieurs endroits soit chez son boulanger et dans plusieurs cabarets. Il y a eu quelques camarades qui ont eu la bonté de le gruger et de le mettre dans l'embarras qu'il se trouve en ce moment. Vous devez savoir ce que c'est que la jeunesse surtout à son âge et alors comme je pense que vous êtes bon père pour vos enfants, me trouvant vous connaître en qualité de pays, j'ai voulu vous écrire pour vous avertir du danger qui menace votre enfant. Il me dit qu'il lui faudrait une trentaine de francs ou quarante pour le sortir de l'embarras où il se trouve en ce moment et je vous prie bien pour lui de ne pas mettre de retard à lui porter secours car il vaut mieux que l'affaire vienne à s'anéantir surtout une pareille bétise que cela. Il n'a pas osé vous écrire lui même voyant qu'il avait déjà usé de votre bonté. Mais il se rend bien à vous ainsi écrivez lui directement à la maison d'arrêt de Riom. Si vous ne voulez pas l'adresser à lui de crainte que cela se sache à Néris, adressez moi la ou à Mr MARSIN, gardien chef de la maison d'arrêt qui lui donnera.

J'ai l'honneur de vous saluer.

Votre serviteur

Signé LEBOURG Claude

Je possède l'original de cette lettre. Si vous en souhaitez une copie, je peux vous la scanner et vous la transmettre.