31 juillet 2009
ENIGME ?
Bonjour à toutes et à tous,
Je viens d'acquerir cette carte photo avec les inscriptions suivantes au dos :
Néris, Renée, Marcelle, Yvonne
Cliquez sur la photo : elle sera agrandie et plus nette
Si ces visages ne vous sont pas inconnus, ou si vous reconnaissez l'endroit, contactez moi.
En vous en remerciant
Philippe
27 juillet 2009
Néris les Bains 1939 - 1945
Bonjour à tous
J'ai reçu une demande de renseignement concernant un capitaine médecin chef, le chirurgien Cahen ou Cain qui aurait travaillé à l'hôpital Locatelli (aparement le Thermal Hôtel ?) de Néris pendant la deuxième guerre mondiale. Il était originaire de Metz ou Nancy.
Si vous avez des informations à son sujet, merci de me contacter.
Merci
Patrimoine Nérisien
Voici ce que j'ai pu voir sur un cahier de ventes aux enchères à Lyon Presquîle de Juin 2009
Cliquez sur l'image pour la grossir
Pour information, le lot a été vendu 1300 € !
Je suis toujours en colère de voir notre patrimoine partir ainsi on ne sait où !
23 juillet 2009
LES AQUEDUCS GALLO-ROMAINS
Néris les Bains était une importante cité gallo-romaine mais on n'y trouvait que "des eaux très lourdes et de difficile digestion". Il a donc fallu, de tous temps, aller chercher au loin l'eau potable qui manquait.
Deux aqueducs ont été édifiés aux premiers siècles de notre ère pour alimenter Néris. Le premier se nomme "Aqueduc des Viviers" et le second "Aqueduc des Combes", du lieu de leurs départs.
AQUEDUC DES VIVIERS (IIème siècle)
Néris n'est situé qu'à 18 km des Viviers à vol d'oiseau mais l'aqueduc, suivant la pente naturelle du terrain, mesure 35 kilomètres. Le secteur des Viviers se trouve en Auvergne, près du Bois du Quartier, à 5 kilomètres à l'ouest de Montaigut en Combrailles, à une altitude de 636 mètres. Son nom vient du fait du nombre important des sources situées dans cette région.
Les "ingénieurs" gallo-romains firent suivre à l'aqueduc les courbes de niveaux, contournant tous les côteaux, évitant les vallonnements, serpentant et récoltant les bonnes sources sur son passage. Il est établi sous terre entre 1 m et 1,5 m du niveau du sol, isolé ainsi des grosses chaleurs et du gel. L'eau part donc d'une altitude de 636 m pour arriver à Néris à 391 m, soit 245 m de dénivelé soit une pente de 2 à 6 millimètres par mètre. Prenant son origine dans la commune du Quartier (Puy de Dôme) sous le village des "Arnauds", l'aqueduc capte tout d'abord les sources des "Gouttes" et des "Vernets", puis celle de la "Sance". Le conduit s'incurve au dessus du hameau des "Viviers", reçoit les deux sources des "Gouttes Noires" et des "Aprades", contourne le village de Monchaujoux, décrit une grande courbe avant d'entrer dans les "Bois du Quartier". Dans ces bois où quelques restes de construction ont été découverts, il recevait trois abondantes sources : "La Citerne", "La Font de Lait" et la "Font du Loup".
Il serpente ensuite entre Montillet et Monteillet, passe sur la chaussée de l'étang des "Dagnaux" (commune de La Crouzille), arrive à Meaux (altitude 596,26 m) puis après deux grandes sinuosités entre le moulin des Rouhets (566,49 m) et "La Maison Neuve". Il traverse la route de Montaigut à Marcillat au lieu dit "L'arbre du Tilleul", descend sur la droite sous le village des "Bourdiaux" d'où lui parvient une artère secondaire faite de tuileaux de terre cuite qui longe l'étang de Montmazot.
Il continue dans la commune d'Ars les Favets en contrebas du 'Vieux Bourg" où il reçoit la "Fontaine d'Ars" (535,40 m) et dominant le ruisseau "La Tartasse", il passe entre les lieux-dits "La Grande" et "La Petite Tartasse", recueille la "Font Bonne" puis quitte le département du Puy de Dôme pour celui de l'Allier. Il parcours la commune de Ronnet pour croiser aux "Gagneries" la route de Commentry à Marcillat. Il capte la "Font du Loup" dans les bois de Marsodier, gagne Arpheuilles Saint Priest par les "Ados" (509,39 m) à gauche du village de Frontenat.
Après avoir recueilli à Arpheuilles la source de l'"Emperiau", il passe à la "Croix des Trois Chapons", prend celle des "Forges" à Labarre, continue sur "La Grange Vernet", traverse la route de Larequille à Marcillat entre Montrocher et le bois de Tigoulet qu'il longe pour parvenir aux "Monnaies" et près de Durdat à la "Pouterne", aux "Chiers de Durdat" (462,63 m). Il descend au pied de la "Croix du Chier" au milieu du lavoir circulaire, dans le "Pré de la Croix" puis aux "Gouttes", suit la route de Clermont pour parvenir aux "Villattes", traverse la route près du croisement avec celle de Néris à Commentry et arrive au "Péchin" dans un grand château d'eau réservoir (391,38 m)
L'AQUEDUC DES COMBES (Ier siècle)
Il est d'usage de lui donner le nom du village des "Combes" de la commune de Durdat Larequille où il prend naissance à 500 m d'altitude. La distance parcourue est de 6 km à vol d'oiseau mais de 10 km en réalité, suivant toujours la pente naturelle du terrain.
A son dépat, il récolte plusieurs sources dont la plus importante est "La Font Bouillant". Après avoir traversé le bois de Tigoulet, il reçoit, sur sa gauche, à la sortie du bois, une artère adventive qui longe le "Bois des Fontaines". Il se situe au bord de l'étang de Montmurier, puis suit le ruisseau "Le Thiouleroux" qu'il traverse après qu'à sa gauche une seconde artère affluente lui soit parvenue (411,98 m). Il s'incurve en quittant le lit du ruisseau en face du moulin de Thiouleroux pour s'élever et se maintenir sur le flanc des côteaux qui dominent Néris. Il descend près de Saint Argier en y recevant la source du même nom. Il suit alors les sinuosités des collines en se rapprochant à 13 m au-dessous de l'acqueduc des Viviers. Il s'en éloigne ensuite au-dessus de Marcoing et parvient à Néris par les "Villattes" où il passe cette fois sous le grand aqueduc avant de déboucher dans les "Chaumes aux Saints" et, après avoir traversé la route de Clermont, il arrive au réservoir du Péchin.
LE RESERVOIR DU PECHIN
Les deux aqueducs se jetaient donc dans un grand réservoir dominant Néris, situé au-dessous du Péchin, près du cimetière actuel. De ce bassin, qui servait à l'épuration et à la répartition des eaux, sortaient 3 canaux, portant l'eau en 3 points principaux de distribution. Le premier se rendaitau quartier des Arènes, le second allait aux piscines dites "des Chaudes" (à la place de la piscine actuelle), le troisième descendait en direction des sources chaudes. Il n'est pas impossible que l'eau courante ait été distribuée dans des demeures privées par des tuyaux de poterie ou de plomb.
17 juillet 2009
L'EGLISE SAINT GEORGES DE NERIS
Patrocle, originaire du Berry, ayant reçu d'Arcandius, évêque de Bourges vers 538-541, la tonsure puis le diaconat, se rendit à Néris où il édifia un oratoire en l'honneur de Saint Martin. Là, il se donna à l'instruction des enfants en même temps qu'il guérissait les malades qui venaient à lui. Patrole se retira ensuite à Colombier où il fonda un monastère d'hommes. A sa mort, le 19 novembre 576, l'archiprêtre de Néris décida d'enlever le corps du saint et de l'enterrer dans le bourg d'où il était parti. Il accouru avec une troupe de clercs prêt à employer la force pour s'emparer du corps mais voilà qu'à son arrivée, le voile sous lequel gisait le saint se couvrit d'une blancheur éclatante. Terrifié, l'archiprête renonça aussitôt à son projet.
L'église paroissiale de Néris fut sonnée aux prévôt et chanoines réguliers du monastère d'Evaux par Archambault III de Bourbon après l'an 1078. Elle s'élève dans la partie haute du bourg entre la place du marché et ce qui était le foirail, à côté de l'ancien château dont parlait Nicolas de Nicolay (voir "Néris en 1569"). Le cimetière entourait l'église.
Ce qui, dans l'église de Néris, arrête tout d'abord l'attention, c'est le mur nord qui présente tous les caractères d'un mur de l'époque romaine.
Il comprend 6 rangs de pierres cubiques. Ces zones sont séparées les unes des autres par une chaîne de briques dont chacune est formée de 3 rangs de briques.
La construction de ce premier bâtiment romain du haut-empire daterait de la fin du IIIème siècle. C'est l'abbé Gerle, curé de Néris, qui le premier en 1910 reconnu le caractère romain de ce mur. C'était probablement un bâtiment rectangulaire ruiné sans doute lors des invasions.
Nous apprenons par les archives paroissiales que le samedi 22 janvier 1583, vers midi, un tourbillon de vent abattit le clocher. Le 13 juillet 1782, à minuit, la foudre tomba sur le clocher, brisa toute la charpente sans endommager les cloches, abattit le Christ à l'entrée du choeur, cassa celui de la chapelle Saint Abdon, arracha des pierres du pilier du choeur du même côté, fit tomber le crépi en différents endroits et terrassa 8 sonneurs dont un eut les cheveux brûlés.
En 1871, pour donner de l'ouvrage aux ouvriers, la commune entreprit le nivellement de la place mais les travaux ne portèrent que sur les abords des routes de Clermont et de Chamblet. En 1879, le maire qui était, comme en 1871, Monsieur Boissier, fit reprendre et achever ce nivellement et, cette fois, on abaissa la place d'environ 1 mètre autours de l'église, dans laquelle, jusqu'àlors, on entrait de plein-pied. On dut construire devant le grand portail un perron de 6 marches et, devant la porte latéral (ouverture faite en 1834) un escalier de 7 marches.
L'église romane était déjà classée parmi les monuments historiques. Mais devant son état de délabrement fut déclassée en novembre 1888.
Des travaux de rénovations, confiés à Mr Victor Bougerolle, architecte à Montluçon, commencèrent le 22 septembre 1910. La maçonnerie du clocher fut réparée et la couverture refaite en son entier. Les travaux furent interrompus le 12 novembre et ils reprirent le 1er mai 1911.
Un contrefort de la façade fut démoli et refait ; la façade fut restaurée.
En 1914, on récrépit l'abside à l'extérieur et on remplaça les 4 contreforts de cette abside par 4 autres d'une saillie double.
C'est en 1919 que fut poser l'autel.
Des fouilles archéologiques eurent lieu à l'intérieur de l'église. Elles commencèrent le 29 août 1921 et se sont poursuivies jusqu'au 7 septembre. Le sol de l'église est rempli de débris de squelettes ce qui était prévisible car jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, on y a fait un grand nombre d'inhumations. certains seigneurs de fiefs situés en la paroisse, tels que ceux de Pérassier, Montassiégé, Bloux et Ferrières avaient le droit de chapelle et de sépulture dans l'église ; et, de plus, on y enterrait tous ceux qui en avaient exprimé le désir et faisaient des fondations pieuses. Il arrivait même que, dans l'impossibilité de creuser des fosses dans le cimetière à cause de la gelée, on enterrait les corps dans l'église.
Le clocher abrite un beffroi de bois où les dates 1748 et 1825 témoignent soit de sa première construction et de sa réparation, soit probablement de deux réparations.
Concernant le clocher, il faut rappeler que l'horloge est un don de Madame Rollin (je n'ai pas retrouvé la date).
En 1983, on renova le clocher et son coq (il avait été installé en 1949) : c'est le vendredi 22 avril 1983 à 17 h 30 très précisement que l'animal qui veillait sur les maisons nérisiennes repris sa place, tout flamboyant et bardé du ruban tricolore.
Malheureusement, ce coq fut frappé par la foudre et fut remplacé en 1987 (bénédiction faite par l'abbé Hurier) :
Les abords de l'église ont été refaits en 1990-91 (si ma mémoire est bonne) lors de l'embellissement de la place (contruction des pyramides).
Plus proche de nous en 1997 : réfection des façades, remplacement de l'horloge et mise en place d'une rampe de sécurité le long de l'escalier qui mène à l'église.
11 juillet 2009
LA MAIRIE
La mairie, à son emplacement actuel, a été construite en 1854. Le rez de chaussée de la "maison commune
" était occupé par une école de garçons et le premier étage par les bureaux de la mairie et le logement de la directrice de l'école.
L'école des garçons fut transférée vers le marché couvert en 1883 et les filles s'installèrent à leurs places.
Dans le cadre de la restucturation de la commune dans les années 20, la mairie fut modernisée. C'est à cette époque qu'est apparue le beffroi. Pendant les travaux, en 1923, les filles rejoignirent définitivement les garçons au groupe scolaire.
L'inauguration eut lieu le 11 janvier 1925.
Devenue vétuste (peu de tranformations ont lieu depuis 1925) et n'étant plus fonctionnelle, il est décidé le 15 janvier 1999 la rénovation du bâtiment. Les travaux d'un montant de 650 000 euros dureront 13 mois.
L'architecte nérisien Alain Kergrohenn a conçu et dessiné avec talent cette restructuration. La mairie est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite.
La nouvelle mairie a été inaugurée le 8 septembre 2000. Une journée "portes ouvertes" le 10 septembre 2000 permis à plus de 400 nérisiens de la découvrir.
La mairie est merveilleusement illuminée les nuits depuis le 01 août 2003.
A noter : la Marianne de la salle du Conseil Municipale et des mariages date de 1877.
































