Voici un texte que j'aimerais que vous étudiez. Je ne vous donne ni le contexte ni la date mais c'est assez facile à deviner. Par contre, j'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez et que ceux qui ont connu ces instants me raconte. Par message privé (cliquez sur contacter l'auteur).

« Il y a quelques 6 mois, Néris apparaissait à un observateur superficiel comme une sentine ou fermentaient toutes les pestilences de l’Hitlérisme.

Certes les fers à repasser de la Légion avaient déjà disparu des boutonnières mais le club du Café de la Place stimulé par un bouche mais fringuant animateur se donnait des airs !!! L’homme du coin, souriant, filait à toutes pédales sur Montluçon ; les gens biens cachaient une inquiétude naissante par une désinvolture de bon ton et sous les yeux des consuls, le grand vieillard qui, pour écraser la République, forme le monstrueux dessein de nous faire battre deux fois trônait comme un dieu dans son cadre symbolique.

Néanmoins, un  œil averti n’aurait pas eu de peine à déceler le fluide purificateur qui se comprimait dans l’ombre pour l’explosion finale. Des allées et venues, des gestes furtifs, des voix dans la nuit du côté de la carrière et la nervosité du facteur, et des jarbètes insolites sur les berges de Montmurier, les petits papiers enfin qui circulaient, qui circulaient… On sentait s’élaborer du mystère.

Or soudain, à l’heure dite, un grand remue-ménage : la bogue éclate et le fruit apparaît, c’est la résistance qui naît au grand jour tandis que rentrent dans l’ombre toutes les formes du mal qui depuis 4 ans désolent le pays.

Spontanément par leurs propres moyens, 3 légions se lèvent et tout de suite Alvarez, Martin et Forgette et leurs volontaires affirment dans le combat la vitalité de la résistance nérisienne.

Or c’est précisément cette résistance nérisienne, parfois turbulente mais toujours valeureuse que nous représentons ici, car nous sommes avant tout et surtout une municipalité de résistance ce qui d’ailleurs est à la fois notre honneur et notre force.

Jeunes et vieux, combattants et persécutés, tous plus ou moins, nous avons eu maille à partir avec l’ennemi ou avec Vichy. Les circonstances seules nous ont appelés à ce poste pour y épauler les forces combattantes. Nous sommes donc sans arrière pensée, tous désintéressés et aucune ambition électorale, de quelque nature qu’elle soit, ne vient obnubiler en nous la notion du devoir patriotique et républicain."

A vous lire.

Fifi de Néris