25 juillet 2011
MONUMENTS HISTORIQUES NERISIENS
Reste de l'amphithéâtre : classé aux M.H. en 1862
Vestiges des piscines de l'ancien camp romain des Chaudes, classés M.H. le 20 septembre 1927
Eglise : classée M.H. le 18 septembre 1923
Ancienne Gare : façades et toitures classées à l'inventaire des M.H. le 29 octobre 1975
Etablissement Thermal : façades, toitures, galerie sud avec bassins attenants, deux galeries intérieures desservant les cabines : classées à l'inventaire des M.H. le 4 mai 1984
Casino : façades et toitures à l'exception de la partie contemporaine ajoutée au sud : classées à l'inventaire des M.H. le 21décembre 1984
Vestiges de la villa gallo-romaine de Cheberne et de ses dépendances (parcelle section BE n°5 et section BE n°222 et 223) inscrits à l'inventaire des M.H. le 29 novembre 1991.
20 juillet 2011
QUI EST-CE ?
Qui est donc cette femme avec ce drapeau "Néris-les-Bains 15 août 1913" ?
15 mars 2011
DECES 1878
Au hasard de l'état civil
L'an 1878 et le 30 novembre à l'heure de 9 du matin, par devant nous Michel Boissier maire, officier de l'état civil de la commune de Néris, canton de Montluçon département de l'Allier, ont comparu Ménégé Joseph, propriétaire, âgé de 80 ans, père de l'enfant et Boutillon Léonard, journalier, âgé de 58 ans, grand père de l'enfant domiciliés à Néris, lesquels ont présenté une enfant du sexe féminin, sans vie, déclarant qu'il est dudit sieur Ménagé l'un des comparants et de Dame Marie Gaillet, âgée de 28 ans épouse dudit Ménagé et qu'il est sorti du sein de sa mère hier à 11 heures du soir. Desquelles déclaration et présentation nous avons dressé acte dont nous avons donné lecture aux comparants qui ont dit ne savoir signé avec nous.
22 janvier 2011
1927
Voici une belle photo trouvée sur Internet.
Cette photo a été prise lors d'une fête nérisienne en 1927, rue André Messager je crois. Si vous reconnaissez quelqu'un ?
31 décembre 2010
Personnages célèbres à Néris
En parcourant plusieurs ouvrages, je découvre le nom de personnages illustres qui sont passés en cure à Néris.
En voici la liste que je complèterai au fur et à mesure de mes lectures !
mise à jour du 31 décembre 2010
La Reine Nathalie de Serbie
Elle vient de passer 24 heures à Vic Sur Cère au Grand Hôtel. Elle est repartie en automobile pour Néris.
Journal "L'indépendant" du 30 août 2007

Famille Poincaré (les parents du président de la République Française)

Le Maréchal Gouvion de St Cyr (ministre de la guerre nommé par Talleyrand, c'est lui qui mettra en place le système du tirage au sort lors de la conscription) : "Fatigué par de longs mois d'intense activités au ministère, à défendre son budget, de nouvelles lois, de nouvelles institutions, Gouvion St Cyr quitte Paris et part prendre les eaux à Néris les Bains à la mi-juin 1819"
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François René de Chateaubriand (1768 - 1848)
Talleyrand : "fin juin 1827, Talleyrand regagne Paris après avoir fait halte à Néris les Bains".

Emile Zola : "En août 1884, Emile Zola passe par Néris où son ami Alphonse Daudet se soigne d'une maladie vénérienne (la syphilis), avant de rentrer sur Paris" (A. Daudet était déjà venu à Néris plusieurs fois depuis 1878).

Alphonse Daudet

Alphonse Daudet trouva quelques distractions à Néris en écoutant un vieil homme qu'il vient d'y rencontrer, Mr Lenoir, directeur de l'école des Beaux Arts qui dévide pour lui ses souvenirs de la Malmaison qu'il a fréquenté. Le temps parâit moins long auprès de ce conteur charmant.
Alphonse Daudet écrira "La Doulou" qui sera édité après sa mort en 1929. Il y fait le pathétique journal de la maladie qui devait l'emporter. Il ne se déplace plus qu'avec une canne et l'horrible douleur le suit jour et nuit. Voici le passage de ce livre où il parle de Néris :

II
Aux pays de la douleur
Cette année, à Néris, les yeux moins aigus ou la table moins intéressante. Quelques types pourtant. Mme M***, femme de magistrat, organisation de parties, grosse mère faisant la fête avec les substituts. «Du Champagne et soyons gais! Vous n'êtes pas gai!» Les réceptions à Châteaudun... Deux filles, une grande, prétentions à l'élégance, tête de cheval, quantité de robes dans ses malles; la petite, douze ans, enfant singulière aux yeux noirs sans regard, mouvements clownesques, pâmoisons dont sa mère la tire en lui passant sur les yeux l'or de son «porte-bonheur». Adresse de singe et de somnambule. Ce que la femme nous raconte de son mari, bizarreries, toquades, hypocondrie, toutes les maladies. Opération aux yeux sans nécessité; quand il va aux eaux avec sa femme et ses enfants, descend dans un autre hôtel qu'elles. Voyage de noces: la chambre divisée en deux: «Chez vous... Chez moi... Vos chaises, les miennes.» Et c'est un juge, ce détraqué! Souvenir du déjeuner pique-nique – la femme par terre, de tout son long, la tête plus basse que les pieds, et sa fausse natte détachée, en rond, lovée comme une couleuvre!
Les «Dames seules». Mme T***. «Intelligente comme un homme» (?), «élève de D***», tête d'israélite, longs yeux en rainure luisante, bagout de Paris, histoire avec le violoncelliste du Casino surpris à cinq heures du matin remettant sa cravate dans le petit salon. Mme L***, petite femme au sourire maniéré, aux coins de bouche relevés, fanée, mystérieuse, timide, sans usages, arrivant à table avec des branchages, des buissons de fleurs à la ceinture, puis, honteuse, gênée, arrachant sournoisement sa guirlande d'arc triomphal.
Autre type de «dame seule». La bonne Mme S*** avec son amie Mlle de X***. Deux mines de soeurs tourières, s'enfuyant de table au dernier morceau pour courir à l'église. Mlle de X*** avec son parler effusionné, grasse, poupine, trente-cinq à quarante ans, le teint frais, les yeux clairs, bonne, naïve, «potin de couvent», fière de deux soeurs richement mariées, de sa famille, petite noblesse bretonne sans le sou et prolifique comme un port de mer. Adoptée par Mme S***. Veuvage, bonté, religion, des yeux tendres, un peu fêlée. Le mari tué à la chasse par son père à elle; fondue en charité; pas d'enfants.
Mme C***, jeune encore veuve d'un officier de marine, laide, les yeux trop noirs, le nez taché de plaques rouges; petite glace à main où elle regarde tout le temps ce nez. Voit partout des scorpions, des araignées, du sang sur les mains; toujours seule, marche à menus pas dans les allées du verger, s'immobilise des heures sur un banc, la joue sur sa main, absorbée. Donne à l'hôtel l'aspect d'une maison de fous.
Et puis la générale P***. La «mère de la maréchaussée». Vient depuis dix ans à l'hôtel, autorité dont elle est très jalouse. Désir de plaire, de conquérir. Tous les pensionnaires qui arrivent ou partent lui présentent leurs hommages! Vieille coquette, fabriquée, «bonne Madame», et donne encore de fiers coups de dents avec son râtelier.
* * *
Elle est bien comique cette station pour anémiés. On ne se rappelle pas un nom; tout le temps à chercher; grands trous dans la conversation. A dix pour trouver le mot «industriel».
* * *
Mais jamais comme cette fois mes tristes nerfs n'avaient souffert du contact de la promiscuité de l'hôtel. Voir manger mes voisins m'était odieux; les bouches sans dents, les gencives malades, la pioche des cure-dents dans les molaires creuses, et ceux qui ne mangent que d'un côté, et ceux qui roulent leurs bouchées, et ceux qui ruminent, et les rongeurs, et les carnassiers! Bestialité humaine! Toutes ces mâchoires en fonction, ces yeux gloutons, hagards, ne quittant pas leurs assiettes, ces regards furieux au plat qui s'attarde, tout cela je le voyais, j'en avais là nausée, le dégoût de manger.
Et les digestions pénibles, les deux W.-C. au fond du couloir, mitoyens, éclairés par le même bec de gaz, si bien qu'on entendait tous les «han...» de la constipation, l'esclaffement de l'abondance, et le froissement des papiers. Horreur... horreur de vivre!
Et tout ce qui circule aux étages sur les infirmités des pensionnaires, leurs manies, leurs pauvres ridicules de malades...
* * *
Silhouette du professeur de mathématiques de Clermont, à Néris; Le premier que j'aie vu atteint de mon mal, mais plus loin que moi sur le chemin. Je pense à lui, je le vois avançant ses pieds, l'un après l'autre, bien à plat, chancelant: sur la glace. Pitié. Les bonnes de l'hôtel racontaient qu'il p... au lit.
* * *
Station de névropathes. Silhouettes de béquillards, sur les routes de campagne entre les haies de bois très hautes; on se raconte ses maux, toujours bizarres, imprévus; pauvres femmes toutes simples, des campagnardes affinées par le mal. – Bains de boue dans une forêt du Nord. Installation bizarre. Une rotonde vitrée sur le marais de boue noire où l'on vous enfonce péniblement. Sensation délicieuse de cette glu chaude et molle par tout le corps; les uns en ont jusqu'au cou, d'autres jusqu'aux bras; on est là une soixantaine, pêle-mêle, riant, causant, lisant grâce à des flotteurs en planche. Pas de bêtes dans la boue, mais des milliers de petites jaillissures chaudes qui vous chatouillent doucement.
* * *
Le ménage de province rencontré à Néris. Le mari vieux, tordu, moustaches grises tombantes, quelques mèches longues et plates, et sur cette tête triste, sourire amer et regard bon, la toque en velours du Sanzio: P***, peintre de fleurs, élève de Saint-Jean. La femme, longue, plate, fausse distinction, chapeau Rembrandt, tient une maison de santé pour dames. Gâtée, dorlotée, on sent que c'est elle qui fait bouillir la marmite. Lui, pour la gloire. Avec eux une grosse demoiselle sourde, à favoris, une des pensionnaires de Madame, les accompagne un peu comme une demoiselle de compagnie, prépare le café à l'esprit-de-vin dans leur chambre par économie, et appelle de la fenêtre d'une voix flûtée: «Monsieur P***!» avec une pointe de mystère coquet comme pour annoncer que le lavement est prêt.
Thyde MONNIER (Ecrivain provençal (1887-1967)
"Un médecin lui conseille d'aller soigner ses nerfs malades à Néris les Bains, une ancienne ville romaine jadis très prisée des riches Gaulois. Elle y séjourne à l'hôtel des Rivalles où elle compose des poèmes pour la "Revue de Paris". A Néris, bien qu'elle ne partage absolument pas ses opinions, Thyde se lie d'amitié avec le Marquis de l'Epinay, un monsieur très vieille France, réactionnaire, anti-juif, anti-russe. Cette amitié fait des jalouses parmi les jeunes femmes curistes qui aimeraient bien profiter à sa place des promenades en voitures que lui fait faire le marquis, galant homme. Elle quittera la cité thermale le 19 juillet 1939. (...) Du 23 juillet 1941 au 15 septembre 1941, elle retourne à Néris où elle achève son livre "Fleuve" le 7 septembre.

George SAND
De son vrai nom Aurore Dupin, Baronne Dudevant (1804-1876).
Elle est venue à Néris les Bains en 1861.

Mme La Dauphine Marie Thérèse, Duchesse d'Agoulême (1778-1851)
Fille de Louis XVI et Marie Antoinette, belle fille de Charles X
Elle est venue à Néris le 15 juin 1826 pour la pose de la première pierre de l'Etablissement Thermal.
Impératrice EUGENIE (1826 - 1920)
Arnould GALOPIN (1863 - 1934)
L'oeuvre d'Arnould Galopin est parue essentiellement en fascicules, "Le bacille" faisant exception, paru en 1928 chez Albin Michel. En effet, avec ce roman, l'écrivain délaisse sa plume aventureuse pour se pencher sur le destin tragique d'un homme poursuivi par la vindicte populaire et la haine aveugle des foules.
En 1906 paraît "Le docteur Oméga, aventures fantastiques de trois Français dans la planète Mars" (un des tout premiers romans d'aventures martiennes), repris en fascicules en 1908-1909 sous le titre "Les chercheurs d'inconnu, aventures fantastiques d'un jeune Parisien". "Le tour du monde en aéroplane" écrit avec le comte Henry de La Vaulx contera cent soixante fascicules entre 1912 et 1914, et "Le tour du monde en sous-marin" quatre-vingt dix neuf entre 1925 et 1926. Il en aurait écrit plus de deux mille en tout. Ces écrits pour la jeunesse eurent un immense succès, faisant suite à Jules Verne et s'inscrivant dans la lignée de Paul d'Ivoi et Jean de la Hire. Les héros de Galopin sont généralement de jeunes adolescents vivant mille et une aventures plus ou moins exotiques à un rythme effréné. Ils ont pour modèle le boy scoutt ou l'explorateur courageux.
Malheureusement, la postérité est ingrate avec ses enchanteurs d'hier et l'on ne trouve plus les oeuvres de Galopin que chez les bouquinistes (Le Docteur Omega a cependant été traduit il y a peu aux Etats Unis). Le nom de l'infatigable écrivain ne s'affiche donc pas dans les rues, si ce n'est à Néris-les-Bains, Allier, où il allait chaque années prendre les eaux.
Alphonse de LAMARTINE (1790 - 1869)
Alfred de MUSSET (1810 - 1857)
Jules Massenet (1842 - 1912)
Il est le fils d'Alexis Massenet (1788-1863), industriel fabriquant des lames de faux à Pont-Salomon, près de Saint-Étienne, et d'Adélaïde Royer de Marancour (1809-1875). Benjamin d'une famille de douze enfants, Jules Massenet monte à Paris dès 1848 et entre au Conservatoire de Paris où il étudie le piano (classe d'Adolphe Laurent), le solfège et le contrepoint (classes d'Augustin Savard et François Bazin) et la composition (classe d'Henri Reber). Il obtient un premier prix de piano en 1859 et un premier prix de contrepoint en 1863. Admis à la Villa Médicis grâce aux conseils d'Ambroise Thomas, il remporte le Grand Prix de Rome en 1863 grâce à sa cantate David Rizzio. Il rencontre à cette occasion Franz Liszt qui lui demande de le seconder dans ses tâches d'enseignement et dont il épouse une des élèves, Louise-Constance de Gressy, en 1866.
Il regagne Paris et y connaît ses premiers succès avec la suite symphonique Pompéia et les opéras La Grand' Tante, Don César de Bazan, Marie-Magdeleine et Le Roi de Lahore. En 1878, il est nommé professeur au Conservatoire et compte Gustave Charpentier, Ernest Chausson, Georges Enesco, Henry Février, Charles Koechlin, Albéric Magnard, Gabriel Pierné et Florent Schmitt parmi ses élèves.
En 1884 est créé un de ses opéras les plus populaires, Manon, d'après le roman Manon Lescaut de l'Abbé Prévost. Parmi ses autres œuvres célèbres, Don Quichotte, Hérodiade, Le Cid, Le Jongleur de Notre-Dame et plus encore, Werther, d'après Les Souffrances du jeune Werther de Goethe. Thaïs ne connut le succès qu'une décennie après sa création en raison de son sujet sulfureux, malgré sa superbe Méditation religieuse pour violon solo au deuxième acte, connue sous le nom de Méditation de Thaïs.
Doté d'une force de travail impressionnante, il était capable de composer de nombreuses heures d'affilée : ses journées commençaient à quatre heures du matin, alternant compositions, enseignements et auditions. Il a laissé une œuvre essentiellement lyrique (vingt-cinq opéras) mais aussi pianistique et symphonique.Très influencé par les sujets religieux, il a souvent été considéré comme l'héritier de Charles Gounod.
L'influence de Massenet se ressentira chez de nombreux compositeurs tels Ruggero Leoncavallo, Pietro Mascagni, Giacomo Puccini ou Claude Debussy dans son Pelléas et Mélisande.
Le Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Etienne porte aujourd'hui son nom.
Il est l'arrière-arrière grand oncle d'Ariane Massenet, journaliste et animatrice de télévision et de radio française.
source : Wikipédia
Une rue porte son nom à Néris les Bains.
Charles de Sivry
Charles de Sivry (beau frère de Paul Verllaine) avait obtenu une place de chef d’orchestre au Casino de Néris-les-Bains mais il a été arrêté à Néris même en 1871 pendant les évènements de la Commune et transféré à Satory.
Charles Erhardt de Sivry, est né à Paris le 15 novembre 1848, mort dans la mêville le 15 janvier 1900. Il était le demi-frère de Mathilde Mauté, la femme de Verlaine
Ferdinand HODLER (1853 - 1918)
Peintre Suisse qui a peint plusieurs tableaux à Néris lors de sa cure en 1915.
HENRY GREVILLE
Alice Fleury est née le à Paris le 12 octobre 1842. En 1857, elle quitte la France pour la Russie où elle part s'installer avec son père le professeur Jean Fleury. A Saint Pétersbourg, elle rencontre Emile Durand. Ils se marient à Paris en 1873 et, 3 ans plus tard, le premier roman de celle qui est devenue Henry Gréville parait dans "la revue des deux mondes" où elle succèdent à George Sand à qui on l'a souvent comparée. Il s'agit de "L'expiation de Savéli". Dés lors, Henry Gréville ne cessera plus d'écrire. Elle s'éteint le 24 mai 1902 à Boulogne-Billancourt, à la clinique des docteurs Sollier.
Elle séjourna à Néris les Bains à l'Hôtel de Paris.
(renseignements fournis par Mr Christophe Grandemange)
PANTAGRUEL
Personnage de Rabelais.
"Pantagruel ayant eu "une chaude pisse", son urine étant si chaude que depuis ce temps là elle n'est pas encore refroidie. C'est ce qu'on appelle les bains chauds comme Néris..."
ASTERIX ET OBELIX !
Extrait de "Le bouclier Arverne"
10 décembre 2010
Conseil de révision 1926
NERIS LES BAINS
COTES ROUSSES
HONNEUR A LA CLASSE 1926
Alfred NIGON, DRENO ?, Louis BARRAT, Alfred BARBIN
03 octobre 2010
DISSERTATION ?
Voici un texte que j'aimerais que vous étudiez. Je ne vous donne ni le contexte ni la date mais c'est assez facile à deviner. Par contre, j'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez et que ceux qui ont connu ces instants me raconte. Par message privé (cliquez sur contacter l'auteur).
« Il y a quelques 6 mois, Néris apparaissait à un observateur superficiel comme une sentine ou fermentaient toutes les pestilences de l’Hitlérisme.
Certes les fers à repasser de la Légion avaient déjà disparu des boutonnières mais le club du Café de la Place stimulé par un bouche mais fringuant animateur se donnait des airs !!! L’homme du coin, souriant, filait à toutes pédales sur Montluçon ; les gens biens cachaient une inquiétude naissante par une désinvolture de bon ton et sous les yeux des consuls, le grand vieillard qui, pour écraser la République, forme le monstrueux dessein de nous faire battre deux fois trônait comme un dieu dans son cadre symbolique.
Néanmoins, un œil averti n’aurait pas eu de peine à déceler le fluide purificateur qui se comprimait dans l’ombre pour l’explosion finale. Des allées et venues, des gestes furtifs, des voix dans la nuit du côté de la carrière et la nervosité du facteur, et des jarbètes insolites sur les berges de Montmurier, les petits papiers enfin qui circulaient, qui circulaient… On sentait s’élaborer du mystère.
Or soudain, à l’heure dite, un grand remue-ménage : la bogue éclate et le fruit apparaît, c’est la résistance qui naît au grand jour tandis que rentrent dans l’ombre toutes les formes du mal qui depuis 4 ans désolent le pays.
Spontanément par leurs propres moyens, 3 légions se lèvent et tout de suite Alvarez, Martin et Forgette et leurs volontaires affirment dans le combat la vitalité de la résistance nérisienne.
Or c’est précisément cette résistance nérisienne, parfois turbulente mais toujours valeureuse que nous représentons ici, car nous sommes avant tout et surtout une municipalité de résistance ce qui d’ailleurs est à la fois notre honneur et notre force.
Jeunes et vieux, combattants et persécutés, tous plus ou moins, nous avons eu maille à partir avec l’ennemi ou avec Vichy. Les circonstances seules nous ont appelés à ce poste pour y épauler les forces combattantes. Nous sommes donc sans arrière pensée, tous désintéressés et aucune ambition électorale, de quelque nature qu’elle soit, ne vient obnubiler en nous la notion du devoir patriotique et républicain."
A vous lire.
Fifi de Néris
20 août 2010
La ligne de MONTLUCON à GOUTTIERES
Voici un documentaire sur la ligne de chemin de fer de Montluçon à Gouttières. Cet article évoluera en fonction de l'avancement de mes recherches.
mise à jour du 20 août 2010
La construite de la gare de Néris les Bains fut déclarée d'utilité publique en juillet 1913 mais il était déjà question d'un tramway dans les années 1897 qui devait relier Montluçon à Commentry en passant par Néris.
La ligne fut tracée sur le papier en 1919 et les expropriation commencèrent en 1924. D'une longueur de 45 kilomètres, c'est la dernière ligne construite par le PO (Paris Orléans).Elle se faufile dans une région accidentée. D'une altitude de 211 m au départ, elle arrive à son terminus de Gouttières à 655 m.
Les travaux de terrassement furent effectués entre 1921 et 1926 et la construction entre 1929 et 1931.
Voici un document inédit et très intéressant faisant partie de mes archives personnelles : un extrat du tracé de la ligne :
Voici voyez ainsi le tracé naturel du terrain et celui de la ligne. Observez le travail énorme qu'il a fallu effectuer (remblai, viaducs...).
Dessinée par l'architecte Louis Brachet, la gare de Néris est un véritable chef d'oeuvre. Elle fut construite en grés rose de Montvicq et les pierres de taille en granit provenaient des carrières de Treignat. Les soubassements en grés houiller provenaient de Vallon.
Le bâtiment voyageurs est un véritable manoir avec non moins de 4 logements de service au 1er étage (en raison du personnel plus nombreux pendant les cures thermales), une toiture au dessin complexe formée par des tuiles polychromes.La verrière, située côté voies a été endommagée par un orage de grêle en 1946.
L'ouverture de la gare avait été prévue pour le 8 mars 1931 mais les intempéries de l'hiver 1930-1931 retardèrent les travaux. Un premier train de reconnaissance passa sur la ligne le 5 mai 1931 avec une locomotive à moteur 141T série 5600 (voir photo ci dessous) n° 5701, le mécanisien était Mr Passat et le chauffeur Mr Robert, tous les deux de Montluçon.
L'inauguration eut lieu le 15 mai 1931. Mais la ligne n'est pas rentable (baisse du nombre de curiste notamment) et fut fermée au trafic des voyageurs le 15 mai 1939 sauf pour l'express Paris Néris qui fut arrêté en septembre 1957. Il ne subsista que le trafic des marchandises qui stoppa définitivement le 3 novembre 1969.
La ligne est établie en voie unique. Le rail est du type 36 kg/m posé simplement sur du ballast constitué de sable. Des voies d'évitement ont été prévues à Néris les Bains, Durdat Larequille, Marcillat et Pionsat. La gare de Néris possédait d'une troisième voie entre les deux quais, particularité répandue au PLM mais peu courant au PO.
Au début des années 30, le PO loue, l'hiver, la ligne à la maison Michelin de Clermont Ferrand qui vient essayer ses nouvelles Michelines avant livraison aux compagnies de chemin de fer. Le 22 avril 1936, le PO effectue un essai avec un autorail ADN du centre du Blanc (Indre) pour parcourir la ligne dans l'horaire Montluçon - Ville 16 h 55, Néris les Bains 17 h 08, Clermont Ferrand 19 h 38. L'autorail est autorisé à rouler à une vitesse supérieure de 10 km/h à la vitesse limite des trains. L'engin retournera à Montluçon par le même itinéraire le lendemain.
Photo prise en septembre 1952. On voit une paire de voitures Néris - Paris en attente de départ derrière une 141TA.
La gare fut vendue à la commune de Néris les Bains le 4 février 1975 pour la somme de 205 000 francs de l'époque. Dénommé "Pavillon du Lac", elle fut aménagée en salle polyvalente et inaugurée comme telle le 15 juillet 1975. Elle fut inscrite aux monuments historiques pour sa façade et sa toiture le 21 décembre 1975.
La toiture fut rénovée en 2005 par l'entreprise Briere / Bellosta sous la houlette d'Anne Kergrohenn, architecte.
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Les travaux de construction de la ligne de chemin de fer furent rendu difficile par la forte dénivellation des terrains. Ils furent commencés en 1921 et terminés en 1926.
En juin 1924, après une tentative de grève, quelques maçons de la ligne Montluçon-Gouttières ont été congédiés à Néris.
Le viaduc de Sainte Agathe
Il mesure 165,50 m de longueur sur une largeur de 4 m. Il est constitué de 7 arches de 16 m d’ouverture.
La pierre vient de la carrière du bois de la Pierre de Treignat. Sa hauteur est de 40 m.
Le viaduc de Pérassier
Il mesure 216 m de longueur, comporte 9 arches de 18 m d’ouverture. Sa hauteur est de 51 m et également construit avec des pierres de Treignat.


Magnifique photo prise en 1968 - 1969 d'une 141 TA 416 (desserte marchandises) sur le viaduc de Pérassier.
Le viaduc de Néris ou viaduc des Chaudes
D’une hauteur de 23 m, il mesure 113 mètres de long, possède 7 arches de 10 m d’ouverture.

Voici le mur de soutènement à arcades comprenant 13 arches de 8 mètres d’ouverture :
En 1922, les projets des deux seuls viaducs de Sainte Agathe et Pérassier étaient estimés à plus de 3,8 millions de francs.
Arc voûté de 8 mètres d'ouverture (à l'entrée Nord de Néris les Bains) laissant le passage à la route de Montluçon qui, pour l'occasion, avait été déviée de 170 mètres.
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J'ai acheté il y a peu le n°31 de la revue bimestriel "LE P.O. ILLUSTRE" de mai 1931.
Ce journal était destiné au personnel de la compagnie ferroviaire Paris Orléans, compagnie qui était chargée de la construction de la ligne de chemin de fer Montluçon - Gouttière en passant par Néris les Bains.
En voici donc l'intégralité
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Page 3, deux articles :
Voici donc l'article complet qui suit pages 8 et 9 :
Le Réseau d'Orléans compte une nouvelle ligne, celle de Montluçon à Gouttières qui a été ouverte à l'exploitation le 15 mai dernier.
La construction de cette ligne avec son tracé actuel fut envisagée en vue d'obtenir, d'une part, des relations plus directes entre Montluçon et Clermont Ferrand, et de desservir, d'autre part, le bassin houiller de Gouttières - Pontaumur, alors récemment découvert.
Les opérations sur le terrain et l'étude des projets furent commencées peu après le vote de la loi du 7 juillet 1913 qui déclarait la nouvelle ligne d'utilité publique et la concédait définitivement à la Compagnie d'Orléans. La mise au point des projets, considérablement ralentie du fait de la guerre, ne put être terminée que fin 1919.
Les travaux d'infrastructure, commencés au début de 1921 et achevés en 1926, furent rendus difficiles par les fortes dénivellations du sol dans cette région tourmentée des premiers contreforts du Massif Central. Il fallut se livrer à d'importants terrassements, déjouer maints obstacles naturels et multiplier les travaux d'art, dont l'élégance ne le cède en rien à la robustesse. Signalons, dans cet ordre d'idées, les jolis viaducs en maçonnerie de granit de Sainte Agathe, de Pérassier et de Néris, situés entre Montluçon et Néris, qui atteignent respectivement 40 mètres, 51 mètres et 23 mètres de hauteur ; le viaduc situé entre Pionsat et Gouttières et dont la hauteur est de 21 mètres ; le viaduc de la Cellette, et enfin le souterrain des Bouchauds, de 585 mètres de longueur, par lequel le rail atteint le bassin de la Sioule, arpès avoir abandonné celui du Cher.
La superstructure ne présente pas, en ce qui concerne la voie proprement dite, de particularités notables. Disons toutefois que le rail employé est du type Standard, pesant 36 kilos le mètres courant, sauf dans les courbes d'un rayon inférieur à 500 mètres où le rail D.C., pesant 42 kilos le mètre, a été utilisé.
Il convient de signaler le caractère esthétique des bâtiments de la ligne. La gare de Néris les Bains, bâtie en grès de Vallon, aux teintes délicatement nuancées de jaune et de rouge, marque une nouvelle étape franchie par le Réseau d'Orléans dans sa recherche d'une architecture de caractère local, dont les gares de Capdenac et de La Baule avaient marqué les premières étapes.
La ligne de Montluçon à Gouttières, longue de 41 kilomètres, serpente dans une région très accidentée et offre au touriste le spectacle sauvage et grandiose de collines abruptes et de ravins encaissés au fond desquels murmurent les eaux vives d'impétueux torrents.
Elle se détache de celle de Montluçon à Eygurande à un kilomètre de la gare de Montluçon (altitude 211,36) et se raccorde à Gouttières (altitude 655,83) avec la ligne de Lapeyrouse à Volvic, après avoir desservi la station thermale réputée de Néris les Bains et deux chefs-lieux de canton : Pionsat et Marcillat, où l'on peut admirer un superbe château du 15ème siècle avec donjon.
La charmante localité de Néris les Bains retient tout particulièrement l'attention. N'a-t-elle pas, d'ailleurs, ses quartiers de noblesse, elle, dont les origines remontent, selon un grand nombre d'auteurs anciens, à Néron qui l'aurait fondée ? D'où son nom, tiré de celui de cet éclectique empereur romain tristement célèbre. Quoi qu'il en soit, il est hors de conteste que Néris, sous la domination des Romains, était déjà une ville importante à laquelle aboutissaient plusieurs voies (nous dirions aujourd'hui des routes), entre autres celle de Bourges à Clermont.
L'énorme quantité de médailles, d'objets d'art et de fragments d'édifices somptueux de tous genres qu'on y a retrouvés atteste la magnificence de cette cité, explicable par sa situation géographique et l'efficacité curative de ses eaux thermales. Les Romains mirent à profit l'existence de ses sources chaudes et édifièrent des thermes et des arènes dont on peut encore admirer les vestiges.
Après avoir été détruite et rebâtie plusieurs fois, la cité gallo-romaine fut complètement ruinée par les Normands, et ses sources tombèrent dans un abandon total. Ce n'est guère que vers la fin du 15ème siècle que Néris connut un regain de faveur surtout marqué au 18ème siècle où l'on vit des personnages célèbres, tels Chateaubriand et Lamartine, demander à ses eaux le secret de Jouvence...
L'établissement thermal, dont la première pierre fut posée le 15 juin 1826, ne fut achevé qu'en 1853. Depuis lors, Néris continue à être de plus en plus fréquentée et est en voie de reconquérir son ancienne prospérité par la qualité de ses eaux qui donnent d'excellents résultats dans le traitement des affections relevant du rhumatisme, de la sciatique, des névralgies.
Non loin de Gouttières, point terminus de la nouvelle ligne, se trouve une autre station thermale : Châteauneuf Les Bains qui n'occupe pas, en importance, la place que lui vaudraient sa situation au fond de la gorge profonde mais riante de la Sioule, et la vertu remarquable de ses eaux, souveraines contre l'anémie, les affections cardiaques et rhumatismales et certaines maladies de la peau.
La nouvelle ligne de Montluçon à Gouttières est appelée à rendre de grands services par les facilités qu'elle offrira aux excursionnistes, tentés par les âpres beautés de toute une contrée jusqu'ici quelque peu déshéritée, et aux malades qui viennent demander aux eaux bienfaisantes de Néris le soulagement de leurs maux.
Le château de Montluçon
Cette photo du viaduc de la Tarde est une erreur d'illustration de la part du journaliste de l'époque car n'a rien à voir avec la ligne de Montluçon - Gouttières.
Le même lieu mais quelques décennies plus tard...
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La ligne n'est pas rentable et fut fermée au trafic des voyageurs le 15 mai 1939 sauf pour l'express Paris - Néris qui fut arrêté en 1957. Il ne subsistait que le traffic des marchandises qui stoppa définitivement le 3 novembre 1969.
La gare fut vendue à la commune de Néris les bains le 4 février 1975. Dénommée "Pavillon du Lac" elle fut aménagée en salle polyvalente inaugurée le 15 juillet 1975. Elle fut inscrite aux Monuments Historiques pour sa façade et sa toiture le 21.12.1975.
Les 6040 mètres de la voie ferrée de Néris les Bains à Montluçon furent aménagés en voie piétonne qui fut "mise en service" le 26 mai 1976.
Rénové et tranformé en salle des congrés (inaugurée en 2010) le Pavillon du Lac du Néris les Bains a retrouvé toute sa splendeur. Le grand couloir situé à l'arrière a repris les dimensions de l'ancien quai. Ce bâtiment est splendide.
24 novembre 2009
ENQUETE
Bonsoir à toutes et à tous
Une nouvelle carte photo postée à Néris les Bains le 20 juillet 1913. Il doit donc s'agir d'une maison de Néris. Si vous la reconnaissez. Je vais faire une enquête de mon côté mais votre aide serait la bienvenue !
Voici le texte figurant au dos :
Si jamais vous reconnaissez votre maison (pourquoi pas) dîte le moi, je me ferais un plaisir de vous en offrir une copie en format A4.
06 septembre 2009
LE CHATEAU DE NERIS
LE CHATEAU DE NERIS
LE CHATEAU DES ENFANTS
Texte de 1968
Dans la quartier sud de la petite ville, sur un des flancs du vallon, dominant les griffons des sources et les établissements thermaux, avait été construit, il y a bien des années, le "château de Néris", une vaste demeure aux pièces spacieuses. Dans cette demeure, construite par le Docteur Peyrot, qui fut maire de la commune, puis habitée par le docteur Piquand, un centre privé, spécialisé dans l'éducation de l'enfance nerveuse, des infirmes, des petits déficients, y a été installé (vers 1958).
De nombreuses améliorations fonctionnelles ont été apportées à l'établissement : des bâtiments nouveaux, adaptés au but que s'est proposé la direction, ont été aménagés. Château et pavillons d'enseignement, salles spécialisées, occupent le centre d'un vaste parc aux allées ombragées, émaillé de verdure. Et un terrain de sport a été implanté sur un petit plateau au flanc de la vallée.
L'établissement ouvert toute l'année reçoit actuellement 100 élèves. Il est mixte ; on y compte 27 filles et 73 garçons, âgés de 3 à 13 ans (limite d'âge d'admission 9 ans). Il s'agit, répétons le, d'enfants nerveux, de petits infirmes, de déficients légers. Ils reçoivent à la fois les soins médicaux que nécessite leur état et l'instruction et l'éducation par des méthodes adaptées à leur cas psychique.Il est agréé par la Sécurité Sociale, les Préfectures, les Caisses de Prévoyance.
On sait que pour dispenser les connaissances, la meilleure méthode est de réunir les élèves en groupe aussi petits que possible, mais composés d'enfants d'âge égal ou d'âge mental équivalent. C'est ce qui est fait à Néris où chaque équipe, d'une dizaine ou d'une douzaine de petits pensionnaires, a son propre moniteur oou monitrice, ses propres enseignants. Et ceci est valable depuis la jardinière d'enfants jusqu'au cours moyen, en passant bien entendu par les deux années de cours élémentaire.
Une salle d'activité
D'autre part, chacun des petits malades est attentivement suivi sur le plan médical. Il est visité régulièrement, notamment par deux spécialistes en pédiatrie et neurologie. Bien entendu, chacun des pensionnaires bénéficie du régime alimentaire qui lui est prescrit par le praticien, des soins éventuels nécessités par son état, et son traitement médical, s'il comporte une cure thermale, est complété par celle-ci.
Une salle de douches
L'atmosphèrequi règne au château de Néris est très familiale et l'on a tenté, et réussi, de réunir les petits pensionnaires dans les plus petites équipes possible. Il existe, certe, un réfectoire assez grand, éclairé par une large baie vitrée qui donne sur la verdure du parc, mais aussi une salle à manger où, par petites tables, déjeunent et dînent les plus jeunes enfants.
Un réfectoire
En ce qui concerne les dortoirs, ceux-ci réunissent les élèves que par petits groupes, toujours sous la surveillance de leurs moniteurs.
Le personnel, très spécialisé, est composé d'infirmières, de moniteurs-éducateurs, d'éducateurs et de psychologues placés sous l'autorité de la direction et travaillent en constante collaboration avec les médecins.
Un dortoir
Telle est actuellement l'organisation du château de Néris, l'un des seuls en France vraiment spécialisés et équipés pour recevoir les enfants nerveux. Aux excellents installations actuelles, il est prévu encore, pour les mois et les années à venir, de nouvelles améliorations. Aussi n'est-il point étonnant qu'à l'opposé de ce qui se passait jadis - mais peut être aussi grâce aux eaux thermales et au cadre champêtre si reposant du château - les cures soient bénéfiques aux enfants.
Et l'on ne compte plus ceux d'entre eux qui, après avoir terminé leurs études primaires et leur traitement médical, peuvent rentrer dans la vie collective, poursuivre leurs études dans un établissement public ou privé non spécialisé, pour devenir des adultes débarrassés de tout éréthisme nerveux, de toute séquelle de retard intellectuel.
C'est là le plus beau compliment que l'on puisse présenter aux infirmières, aux moniteurs, aux enseignants, aux médecins et à la direction du Châtreau des Enfants.
Le château en 1969
En 1985, l'établissement est géré par l'Association d'Aide à l'Insertion des Jeunes. Il comporte deux structures distinctes :
* le Château de Néris, rue des Rivalles ;
* la Villa des Petits Kaars, rue Massenet.
En section d'éducation spécialisée il peut recevoir 70 garçons et filles de 6 à 18 ans en internant ou en semi-intenant. En section thermale, ouverte du 14 juillet au 25 août, elle s'adresse à des enfants devant bénéficier d'une cure thermale mais ne pouvant pas être accompagnés par leur famille. Elle peut accueillir 18 garçons et filles de 6 à 13 ans en internat uniquement.










































































