HISTOIRE DE NERIS LES BAINS

DONA VNDIS PVLCHERRIMA

20 juin 2009

L'ancienne ville de Néris

Voici l'intégralité des notes du docteur Boisrot desserviers sur l'histoire de Néris. Ce texte qui représente 81 pages de son livre sera mis à jour au fur et à mesure de mes disponibilités pour le mettre sur mon blog.

mise à jour du 1 juillet 2009

Egalement, je reproduit le texte à l'identique. ceci pour vous expliquer que quelques mots comportent des fautes d'orthographes.

RECHERCHES HISTORIQUES

SUR L'ANCIENNE VILLE DE NERIS

Par M. P. Boirot-Desseviers

Inspecteur de l'Etablissement thermal de Néris, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, membre-correspondant des Sociétés Médicale et de Médecine Pratique de la même ville, du Cercle Médical, de la Société Médicale d'Emulation, de la Société Royale Académique des Sciences, et de Médecine Pratique de Paris ; des Sociétés de Médecine de Lyon, Bordeaux, Toulouse, Tours, Nancy, Draguignan, Nismes, Marseille, Agen, et de plusieurs autres Sociétés de Médecine nationales et étrangères.

1822

Néris, appelé en latin Nérius, Nérisius, Nerio magum, Nera, Vicus niriensis, fut, à ce qu'il paraît, sous les Romains, une ville très importante : des voies romaines y aboutissaient de toutes parts, et allaient se réunir à une seule au village des Chorles ; elles semblaient en constituer un point central. Les colonnes milliaires de Bruères, Drevant, Argenton, Chantelle, etc., indiquaient les distances de ces diverses villes à Néris.

Des débris en tous genres, tels que des ouvrages variés de tuilerie, de briqueterie, des chapiteaux chargés de feuilles d'acanthe, ou décorés de figures d'animaux, des marbres (1) de toute espèce, transportés à grands frais de la Grèce et de l'Italie, et employés avec une immense profusion, des vases de terra campana ou étrusques, des restes d'immenses aqueducs, d'amphithéâtre, de palais, de temples, de thermes, des médailles de toutes espèces, des statues de marbre et de bronze, des amas de débris volcaniques et d'une espèce de pierre meulière fort curieuse destinée à la construction des voûtes, des pavés en mosaïque, sont des preuves irrécusables de l'existence et de la magnificence de cette cité.

Néris ne peut manquer d'avoir été un séjour d'agrément et d'utilité, tant pour les pays environnans, que pour les conquérans qui vinrent tour à tour lui imposer des lois ; mais il est bien étonnant qu'étant un des points les plus importants chez les peuples Cambiovicenses, soit à cause de l'abondance et de la nature particulière de ses eaux thermales, soit à cause de sa position géographique, il ne puisse néanmoins faire constater de son antique célébrité, des époques brillantes et curieuses de sa fondation, de ses hautes prérogatives, par aucun titre positif ; tandis qu'une foule de villes moins intéressantes et moins favorisées par la nature des lieux, retrouvent dans les annales du temps, des témoignages précieux de leur première création, de leur ancienne opulence, des subversions successives qu'elles ont éprouvées et des lois qui les ont régies. Cependant, le silence des historiens les plus accrédités ne saurait porter atteinte à l'existence et au luxe de ses anciens monumens. Il est bien difficile, en effet, de ne pas voir sortir de ces vastes monceaux de décombres mutilés, dont est formé tout le sol habité et non habité de Néris, une preuve d'ancienne magnificence ; et ses eaux bienfaisantes n'ont-elles pas le droit de compter avec le souvenir et la reconnaissance des peuples, dont elles ont soulagé la misère, vu changer les destinées, les cultes et les moeurs ?

Jusque là on serait tenté de dire, qu'il était réservé à cet intéressant pays de nous retracer, sur ses tas imposans de débris amoncelés, les fastes, les formes et l'immense variété du goût des siècles qui devancèrent le nôtre. Interrogeons donc au milieu du silence de tant de générations, dont il n'y a plus au seul interprète sur la terre, ces témoins muets ; ils sont encore debout, et valent bien les témoignages et les détails plus ou moins obscurs, fournis souvent sur des traditions mensongères et supersticieuses, ou par des écrivains éloignés, et même par des contemporains exagérés et peu instruits.

Néris partage donc ce degré de gloire avec le plus fameuses villes du monde, dont on ne retrouve l'histoire que dans leurs propres ruines. Athènes, Jérusalem, Aléxandrie et autres, ne manifestent avec éclat leur première puissance et leur étendue que dans les merveilles et les monumens ensevelis sous leurs décombres, ou lorsque des découvertes dues au hasard, ou des fouilles commandées par des circonstances locales les tirent de l'oubli, pour les offrir tout nouvellement aux yeux des hommes étonnés, et pour leur apprendre leur histoire véritable, touchant la puissance merveilleuse de ce point célèbre des empires détruits.

Il serait curieux de savoir si Néris fut une bourgade ou une ville avant l'apparition des Romains dans les Gaules : Piganiol de la Force dit, en parlant de Néris : "Ville d'une ancienneté gauloise, que quelques-uns regardent comme le Gergovia-Boiorum".

Le vicani Nerio magienses de l'inscription que nous citerons plus bas, n'établit pas que ce fut un village, comme paraît le croire M. de Caylus ; mais bien que Néris était un des chefs-lieux d'arrondissement, que les Romains désignent par le mot vicus, quand ils parlent du territoire des peuples de la Gaule et de la Germanie.

On est fondé à croire que Néron se plut à lui donner son nom : ce tyran farouche, au rapport de Suétone, avait beaucoup de goût pour les embellissemens, et prenait plaisir à fonder des monumens chez les peuples soumis à sa puissance. S'il faut en juger d'après les restes de ceux qu'on retrouve à Néris, il n'y a pas de doute qu'il lui doit son origine. André Duchesne assure qu'il fut bâti par cet empereur ou sous son règne. En 1728, on voyait encore au centre de Néris, à la place des noyers qui sont près l'église, les débris d'une tour qui avait vingt-quatre mètres d'élévation, entourée d'un large fossé, pavée en mosaïque, portant son nom.

On a trouvé dans les temps sur une des couvertures du grand aqueduc, ne, finale d'un mot, ensuite Nerio ; ce qui a porté à croire que l'inscription était à Nérone Nerio.

Les lieux les plus recommandables de la ville de Néris étaient les arênes, les palais qui en formaient les deux ailes, celui du gouvernement qui devint ensuite celui de Pépin, les casernes ou hôpitaux, plusieurs temples, enfin les édifices qui entouraient les thermes.

Tous ces vastes monuments construits et décorés à grands frais, détruits par la hache et le feu des Barbares, ne sont plus en grande partie, aujourd'hui, que des squelettes méconnaissables par la dispersion de leurs débris. Pour en retrouver les fondemens et les divers objets qui ont échappé à la fureur des Vandales, il faudrait faire des fouilles très profondes, car l'ancien sol de Néris est à trois et quelques fois cinq mètres au dessous de celui d'aujourd'hui.

Les arênes, l'amphithéâtre, ou vulgairement parlant, le champ des os (2) avait la forme d'un arc, dont la circonférence était de cent soixante huit mètres en dehors. Le devant représentait la corde de l'arc, et avait soixante huit mètres de longueur. Au milieu était une porte, le demi-cercle en offrait quatre autres ; au sud, au sud-est, au nord, au nord-est : c'étaient les vomitoria. les portes correspondantes avaient la même largeur.

L'épaisseur de l'amphithéâtre y compris les gradins, scallaria, était de quatorze mètres. L'arêne présentait un espace vide de cinquante-quatre mètres dans sa plus grande largeur, et un de soixante-huit dans sa plus grande longueur. Dans le demi-cercle il y avait dix tours carrées à égales distances les unes des autres ; chacune d'elles avait un mètre soixante-huit centimètres en oeuvre sur deux faces, et un mètre vingt-deux centimètres sur les deux autres. Elles paraissaient communiquer avec l'arêne. On croit qu'elles servaient à contenir le sable dont on couvrait le lieu du combat ; j'en ai fait fouiller plusieurs qui en étaient remplies. Leur élévation devait offrir une grande difficulté, si toutefois elles étaient destinées à cet usage. Peut-être aussi servaient-elles à contenir les personnes qu'on livraient aux bêtes. Quant à celles-ci elles avaient des loges particulières dans la double enceinte, c'est à dire, entre le mur de l'amphithéâtre où étaient les tours, et celui de la circonférence. Le premier avait des jambes de force à environ deux mètres l'un de l'autre.

Les murs de ces toursétaient construits en moëllons piqués et carrés, d'environ seize centimètres sur chaque face, partie en une espèce de brique oude carreau, le tout par assises, et à distance d'environ soixante-cinq centimètres.

Le père Paollo, dans sa Lettre sur l'architecture des anciens, imprimée à la suite de l'histoire de l'art de Winkelman, fait mention de briques de même nature, dont les Romains se servaient comme de liaison de distance en distance, et qui faisaient un très bel effet.

On a trouvé dans les fouilles que la cupidité ou des circonstances locales ont dirigées dans l'amphithéâtre, entr'autres choses, un grand nombre de morceaux de colonnes unies, des bases et des chapitaux ; ce qui suppose une galerie ; une grande quantité de morceaux de marbre. J'ai rencontré dans celles que j'ai faites dans l'arêne, à seize pieds du sol d'aujourd'hui, de grands escaliers circulaires, et sur un sable noir très fin, des ossements humains et de divers animaux carnivores, des débris de verrerie et de poterie, des agraffes et des épingles à cheveux. Malheureusement la mauvaise saison, le défaut de fonds, et le besoin de former de suite une promenade m'empêchèrent de pousser plus loin des recherches qui auraient été fort intéressantes.

De chaque partie latérale de l'amphithéâtre partait une forte muraille, épaisse d'environ deux mètres, dont on voit encore quelques fondemens, mais dont on ne connaît pas le terme, quoiqu'on l'ait suivie à plus de deux cents mètres. On a cru que c'était le rempart. on trouva tout près dans les temps une épée dont la lame à deux tranchants avait deux décimètres de longueur. Sa poignée était à la romaine. On y rencontra aussi une masse de plomb de quatre-vingt trois kilogrammes, et une lampe à trois pieds, en fer battu.

Il existait à gauche, à deux cent mètres environ de l'amphithéâtre, un édifice qui mérite une attention particulière ; il était composé d'une multitude de chambres parallèles, dont les extrémités répondent au midi et au nord, séparées par une rue de quatre à cinq mètres de large. les unes ont depuis deux jusqu'à cinq mètres en oeuvre sur une face, cinq, six et sept sur autre. Les murs de refends ont soixante-dix centimètres d'épaisseur, les gros murs deux mètres. Quelques-uns de ces appartemens sont décorés de terris et de peintures à fresques : déblayés de la terre végétale qui les dérobe à la vue, ils ont encore jusqu'à trois mètres d'élévation au dessus de l'ancien sol où sont les terris. Malgré cela on ne leur a découvert aucune entrée, de telle sorte qu'un particulier qui en a pris deux pour se loger a été forcé d'ouvrir les murs pour se procurer des portes et des fenêtres. On conçoit qu'ils pouvaient être éclairés par le haut ; mais comment et par où y parvenait-on ? On les considérait comme autant de cachots, si on ne voyait dans plusieurs des embellissemens qui en dissuadent. Ils sont enfin tels, et paraissent aussi anciens que celui qui fut découvert sur le mont Aventin, qui n'avait ni portes ni fenêtres, et dans lequel on descendait par une ouverture pratiquée supérieurement, au rapport de Flaminius. On croit que ces appartemens formaient les casernes ou l'hôpital.

On dénombra tout près un four à pain ; il était comme les nôtres, rond et surmonté d'une voûte ; ainsi qu'un grand nombre de puits affectant tous la forme circulaire, et revêtus en grosses pierres. On découvrit dans un, des tuiles à rebords, des briques, des carreaux de différentes époques, des cornes de boucs et de cerfs, un patère en fer battu, les restes d'un couteau propre aux sacrifices, différens morceaux de verre, de vases de terra campana et étrusques, de gros cloux, clavi muscarii de Vitruve, des clefs antiques, des garnitures de meubles en bronze doré, des lampes domestiques et sépulchrales, des amphores immenses, et quelques pierres gravées que j'ai vues dans le cabinet du docteur Barallion.

A la droite de l'amphithéâtre, en deçà de la muraille dont on a parlé, et sur l'emplacement du palais qu'on a cru devoir y exister, on découvrit trois fours d'étuves, ou des poëles accollés les uns aux autres, construits à la manière de Vitruve : l'argile gâchée en liait les pierres de briqueterie ; il en partait des conduits en terre cuite qui portaient la chaleur dans les appartemens. L'un de ces conduits, de forme carrée, avait plus de deux mètres de longueur. Ces fours étaient encore remplis de charbons et de cendres ; le mortier avait acquis la consistance de la brique et était fort rouge. Winkellman en a vu de pareils dans la villa de Tusculum, et dans une maison de campagne à Herculanum.

Les statues de bronze et en marbre trouvées en différents lieux, les inscriptions tracées ci-dessous annoncent l'existence de plusieurs temples. La Diane en bronze, de près d'un mètre de hauteur, décombrée il y a soixante-dix ans, au centre de l'ancien Néris à travers des débris de colonnes et de tables de marbre, avait sans doute le sien. Il faut en dire autant de la Flore ou l'Abondance, pesant cent kilogrammes, trouvée dans la dépendance du palais du gouverneur par M. Lafont qui la donna au curé Renaud, lequel en fit présent à M. de Durat, (grand amateur d'antiquités de ce pays, et qui avait un beau cabinet. Depuis sa mort, on ne sait pas quel en a été l'héritier). Les petites statues de bronze dont parle M. de Caylus faisaient sans doute partie des divinités qu'on y adorait, et dont on révérait l'image.

L'un de ces temples était consacré aux chefs du gouvernement et à leurs épouses ; c'st ce que nous apprend une inscription trouvée en 1776 sur une pierre, dans l'ordre suivant :

Numinibus

Augustorum

Junonibus

Vicani

Nerio magienses

(J'ai fait placé cette pierre sur la porte de l'hôpital qui va au jardin).

La même inscription se lisait sur une autre pierre, mais en abrégé, et de la manière suivante :

Nbs. Agm. Jbs. Vni. Ngs.

Le curé Renaud assure que les restes du temple auquel elle appartenait furent découverts en 1784, en nettoyant les fossés de la grande route qui va à Montaigut ; il dit avoir vu les assises des colonnes dans le champ du Péchin, l'un des plus anciens faubourgs de Néris. Je me suis convaincu que des fouilles faites dans les divers terrains qui portent ce nom produiraient des résultats satisfaisans.

Sur les couvertures du grand aqueduc qui traverse la grande route, le Prélong, la Maison Lafont, et va se perdre au bas des thermes, se trouvaient des inscriptions étrangères à leur emploi. Les pierres sur lesquelles elles étaient gravées étaient tellement confondues, que plusieurs représentaient la fin ou le commencement d'un mot sans suite ; toutes cependant paraissaient indiquer la dédicace d'un temple, et le nom de la divinité qui y présidait. ce qui prouverait, ainsi que j'aurai occasion de l'observer plus bas, que ces monuments avaient été détruits à la première irruption des Barbares, et que l'aqueduc avait été réédifié ou restauré aux dépens de leurs débris.

Le docteur Baraillon copia sur place, dans les temps les inscriptions suivantes :

Neunerio, ou dieu tutélaire de Néris.

Ovh, Ovhanna, à la déesse Ovhanna qui était très vénérée au centre des Gaules, surtout à Evahon, Evaux, lieu de son origine, à deux myriamètres de Néris.

Visso, Vissago, ou dieu Vissagus. Ce Vissagus rappelle le dieu Wasso des auvergnats, le Borvo de Bourbon Lancy dont parlent MM. de Caylus et Danville, le Mammona ou Mona de Bourbonne-les-Bains, et de tant d'autres, que l'on peut voir dans la dissertation de l'abbé Mongault.

Pline dit à ce sujet : Augent numerum deorum auquae nominibus variis.

Tertullien, Minutius-Felix rapportent que chaque peuple avait son dieu tutélaire et son dieu municipal. Neunerius était donc probablement celui de Néris.

Au sortir de l'amphithéatre et de la ville, on descendait par une rampe dont on rencontre encore les vestiges dans le vallon, soit pour aller au palais du gouverneur, au temple de Pallas, à celui de César et au camp. ce vallon était entrecoupé d'écluses, comme on peut le vérifier. On remarquait encore en 1806 dans quelques-unes la place de la bonde que le ciment avait parfaitement conservé. Les grands aqueducs qui bordent les thermales allaient se jeter dans ces écluses qui étaient destinées, probablement, à entretenir des moulins, ou à servir de naumachies, puisqu'elles étaient fournies en partie par les thermales, et en partie par les eaux froides.

Le camp est assez bien conservé : il est au couchant de Néris, et de forme à peu-près triangulaire ; sa circonférence en dedans est de cinq cent quarante six mètres ; les parties de l'est et de l'ouest, ainsi que la totalité du nord, étaient défendues par un ravin très profond ; le surplus, d'environ deux cent cinquante mètres de long, léatait par une levée de terre palissadée et flanquée de tours. cette levée a encore en dehors, à partir du fossé, vingt-huit mètres d'élévation, et près de vingt en dedans du camp. le côté du midi a la forme demi-circulaire. On remarque sur cette partie deux éminences, à quarante-six mètres de distance, qui indiquent à notre avis le placement des tours. Entr'elles il y avait une porte bien marquée par la brèche de la levée ; elle répondait au palais du gouvernement, et portait probablement le nom de prétorienne. Une autre au levant, marquée par une ouverture de dix mètres, correspondait avec la forteresse, et regardait l'amphithéatre. Elle s'appelait la questorienne. La troisième enfin, qui était à l'ouest, portait simplement le nom de décumane.

Au rapport du curé Renaud, on a trouvé des restes de la palissade par les traces de bois pourri que l'on a suivies très profondément à partir du haut de la levée. Il assure aussi qu'on décombre sur les lieux deux grandes urnes ou amphores, différens vases entiers de terra campana ou étrusques, chargés de divinités et de figures d'animaux, un grand boucllier qui passa dans la maison de Durat, et que M. Dufour, peintre, à Moulins, a dessiné et modelé en plâtre. A soixante dix huit mètres de la porte orientale du camp subsistait une forteresse (3) qui présentait un carré de quarante quatre mètres sur deux faces opposées, et de trente six sur les deux autres. Elle était située dans le champ de la Palle, ou de Pallas. Il paraît que les lieux communs des sépultures des Romains étaient hors de la ville. On croit que le champ de Pallas était destiné à cet usage, d'après le grand nombre de tombeaux qu'on y a trouvés. Les squelettes qu'ils renfermaient étaient assez bien conservés : les uns avaient la tête au sud-ouest, les autres avaient les pieds à l'équinoxial. C'est au milieu de ces tombeaux et d'une grande quantité d'ossemens, qu'on a décombré la Flore ou l'Abondance dont nous avons parlé plus haut (4).

Le palais du gouvernement était au midi du camp, dans une terre que l'on nomme le champ des Petits Kars, sans doute par corruption de Mars, à raison d'un temple consacré probablement à ce dieu. ce palais, autrefois habité par Pépin, ainsi qu'on peut s'en convaincre dans le recueil des historiens des Gaules (Tome 6è, page 673) à l'index de geograficus, où il est dit : Nerisius, villa regia in Aquitania, se manifeste par ses ruines, ses débris de marbres, de colonnes à grandes et petites cannelures, et à cannelures moitié grandes et moitié petites, toutes de diverses grosseurs, et annonçant la beauté de l'édifice.

Pline, en parlant des eaux minérales, a dit vrai lorsqu'il assure qu'elles bâtissaient des villes : Urbes quoe condunt.

Ainsi les eaux thermales de Néris, et son point de centralisation sont-ils, à mon avis, les motifs puissans qui déterminèrent les Celtes ou les Romains à y construire une ville. La manière ingénieuse avec laquelle ils avaient mis à contribution les eaux de Villebret, Durdat, Marcoing, Ronnet, Arces prouve facilement qu'elle était très considérable. D'après les courses et observations que j'ai faites sur les lieux, je me suis convaicu que les Romains s'étaient emparé des belles eaux de la commune d'Arces, qu'ils les avaient jetées dans un aqueduc formé en bétone, qui a de capacité trois décimètres vingt trois millimètres sur deux faces, et vingt sept millimètres de plus sur les deux autres, recouvert en dalles sur les parties voisines du sol, et d'une voûte à pierres sèches dans les parties les plus profondes. Cet aqueduc allait se jeter dans la fontaine du Loup, à Ronnet. Elle jaillit dans un pré, et est reçue dans un vaste bassin construit comme les puits des eaux thermales, en entre delà dans un nouvel aqueduc construit comme le premier, longeant Durdat, Arpheuil, se dirigeant sur Marcoing, et aboutissant au clos des Villattes, ainsi qu'on pouvait facilement le juger, il y quelques années ; et se versait dans d'autres plus grands encore, qui traversaient, les uns la partie supérieure de Néris qui va à l'amphithéatre, et les autres la partie qui borde les thermales. Ces derniers aqueducs avaient en-dedans deux mètres six décimètres d'élévation, et près d'un mètre de largeur. On y trouva dans les temps des vases de terra campana, recouverts de figures d'animaux, et de Mercures avec leurs attributs. Le couvercle de l'un de ces vases portait un lion avec sa crinière hérissée.

On se saurait trop admirer l'art avec lequel l'ingénieur hydraulique a saisi le niveau dans un pays rempli de vallées et de monticules, pour diriger ces divers aqueducs, à une distance de près de quatre lieues, sur Néris. Il serait très urgent et peu dispendieux de rétablir ou de restaurer celui qui va de Marcoing à Ronnet. Il est parfaitement conservé dans la plus grande partie de sa latitude : ce serait un service bien important à rendre aux habitans de Néris, qui ne boivent en général ques des eaux de puits qui sont très lourdes et de difficile digestion.

Au milieu de ces ouvrages et de ces monumens élevés et renversés tour à tour par la main des hommes et celle de la nature, les eaux minérales de Néris n'ont point changé de place, et le temps semble les avoir respectées pour dédommager les habitans des malheurs inouis qu'éprouvèrent leurs bons aieux.

Les eaux thermales étaient situées dans l'enceinte de la ville : il serait difficile aujourd'hui de prononcer surles édifices qui les avoisinaient, et sur lesquels sont construites les auberges destinées à recevoir les étrangers.

La découverte, dans les temps, de quelques fûts de colonne, avait fait soupçonner leur mignificence : Auberry nous avait appris qu'en 1604 le bassin thermal était traversé de plusieurs murailles en pierres de taille, incrustées de marbre par dessus, et de chaque côté relevées de marches, aussi couvertes en marbre : ces murailles, à fleur de pavé, étaient ouvertes pour se communiquer les eaux chaudes ; Ferrault avait aussi rapporté, qu'en 1614, les vestiges de la grandeur de Néris paraissaient encore, par la mignificence des bassins d'eau chaude recouverts en marbre, et par de grands aqueducs à la romaine. (Au marbre près, les choses sont encore dans le même état qu'à cette époque).

Malgré l'attestation de ces divers auteurs, et les découvertes ci-dessus mentionnées, on ignorait positivement la situation des thermes ; et lorsque nous dirigeâmes notre choix sur l'emplacement, Figuière, comme étant le plus commode et le plus à la portée du service général des auberges, pour y fonder le nouvel établissement thermal, nous étions loin de présumer que nous trouverions à 5522 millimètres en dessous, les restes de celui que les Romains y avaient construits, à si grands frais, deux mille ans auparavant.

Une fouille de soixante dix mètres de long sur six de large, qui avait pour but la fondation du principal aqueduc qui doit recevoir les eaux chaudes, et les communiquer aux piscines et aux baignoires, nous dévoila au grand jour les restes immortels de la grandeur et du luxe des peuples qui en faisaient usage.

Pour s'en faire une idée précise, et afin de pouvoir, d'après les détails de leur distribution facilement reconnaissable, juger de leur emploi, il faut supposer un plateau de forme carrée, ayant au moins cent mètres de long, sur quatre-vingt et quelques de large, situé sur le roc, à 6497 millimètres au dessous du sol d'aujourd'hui, partant du bassin thermal, se dirigeant dans une vallée riante, entre deux monticules bien plantés, agréablement variés, et sur lesquels sont probablement éparses les cendres de ceux qui en furent les créateurs.

Ainsi donc, sur ce plateau sont assis, savoir : les trois bassins thermaux d'aujourd'hui, une piscine carrée ayant au moins trente mètres de long, décorée d'appartemens, de galeries latérales et transversales, de couloirs, tous pavés et revêtus en marbre, recevant, et au même niveau (5), toutes les eaux qui s'échappaient des bassins ci-dessus, pour les reverser dans une seconde piscine, de quatorze mètres de circonférence ; ainsi de suite, dans une troisième de quatre mètres carrés, une quatrième de neuf mètres de circonférence, et enfin une cinquième de quatre mètres carrés.

Toutes ces piscines, construites en blocs de pierres de taille, dont la carrière paraît avoir existé dans le bois des Forges, ornées circulairement et latéralement de scalaria ou gradins, étaient pavées en belles et fortes planches de marbre blanc, reposant sur un bétone épais de six à sept pouces, appuyé sur un mortier de même dimension, et juxtaposé au rocher : les revêtissements intérieurs étaient aussi en planches de marbre, moins épaisses, apposées sur un ciment contigu aux blocs de pierre, et tous recouverts de plusieurs couches de stuc (6) plus ou moins fortes, suivant les parties qu'elles étaient destinées à enduire : ces magnifiques bassins étaient voûtés (7), et se terminaient par un même nombre d'étuves, ou laconium, de diverses grandeurs : ainsi les nayades bienfaisantes, après avoir successivement répandu à grands flots les plaisirs et la santé sur les personnes qui fréquentaient les piscine, allaient de nouveau exhaler en vapeurs, leurs principes salutaires, sur ceux qui avaient recours aux laconium.

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30 mars 2009

La ligne de MONTLUCON à GOUTTIERES

Voici un documentaire sur la ligne de chemin de fer de Montluçon à Gouttières. Cet article évoluera en fonction de l'avancement de mes recherches.

La construite de la gare de Néris les Bains fut déclarée d'utilité publique en juillet 1913 mais il était déjà question d'un tramway dans les années 1897 qui devait relier Montluçon à Commentry en passant par Néris.

La ligne fut tracée sur le papier en 1919 et les expropriation commencèrent en 1924. D'une longueur de 45 kilomètres, c'est la dernière ligne construite par le PO (Paris Orléans).Elle se faufile dans une région accidentée. D'une altitude de 211 m au départ, elle arrive à son terminus de Gouttières à 655 m.

Les travaux de terrassement furent effectués entre 1921 et 1926 et la construction entre 1929 et 1931.

Dessinée par l'architecte Louis Brachet, la gare de Néris est un véritable chef d'oeuvre. Elle fut construite en grés rose de Montvicq et les pierres de taille en granit provenaient des carrières de Treignat. Les soubassements en grés houiller provenaient de Vallon.

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Le bâtiment voyageurs est un véritable manoir avec non moins de 4 logements de service au 1er étage (en raison du personnel plus nombreux pendant les cures thermales), une toiture au dessin complexe formée par des tuiles polychromes.La verrière, située côté voies a été endommagée par un orage de grêle en 1946.

 

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L'ouverture de la gare avait été prévue pour le 8 mars 1931 mais les intempéries de l'hiver 1930-1931 retardèrent les travaux. Un premier train de reconnaissance passa sur la ligne le 5 mai 1931 avec une locomotive à moteur 141T série 5600 (voir photo ci dessous) n° 5701, le mécanisien était Mr Passat et le chauffeur Mr Robert, tous les deux de Montluçon.

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L'inauguration eut lieu le 15 mai 1931. Mais la ligne n'est pas rentable (baisse du nombre de curiste notamment) et fut fermée au trafic des voyageurs le 15 mai 1939 sauf pour l'express Paris Néris qui fut arrêté en septembre 1957. Il ne subsista que le trafic des marchandises qui stoppa définitivement le 3 novembre 1969.

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La ligne est établie en voie unique. Le rail est du type 36 kg/m posé simplement sur du ballast constitué de sable. Des voies d'évitement ont été prévues à Néris les Bains, Durdat Larequille, Marcillat et Pionsat. La gare de Néris possédait d'une troisième voie entre les deux quais, particularité répandue au PLM mais peu courant au PO.

micheline_1930

Au début des années 30, le PO loue, l'hiver, la ligne à la maison Michelin de Clermont Ferrand qui vient essayer ses nouvelles Michelines avant livraison aux compagnies de chemin de fer. Le 22 avril 1936, le PO effectue un essai avec un autorail ADN du centre du Blanc (Indre) pour parcourir la ligne dans l'horaire Montluçon - Ville 16 h 55, Néris les Bains 17 h 08, Clermont Ferrand 19 h 38. L'autorail est autorisé à rouler à une vitesse supérieure de 10 km/h à la vitesse limite des trains. L'engin retournera à Montluçon par le même itinéraire le lendemain.

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Photo prise en septembre 1952. On voit une paire de voitures Néris - Paris en attente de départ derrière une 141TA.

La gare fut vendue à la commune de Néris les Bains le 4 février 1975 pour la somme de 205 000 francs de l'époque. Dénommé "Pavillon du Lac", elle fut aménagée en salle polyvalente et inaugurée comme telle le 15 juillet 1975. Elle fut inscrite aux monuments historiques pour sa façade et sa toiture le 21 décembre 1975.

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couverture_gare

La toiture fut rénovée en 2005 par l'entreprise Briere / Bellosta sous la houlette d'Anne Kergrohenn, architecte.

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Les travaux de construction de la ligne de chemin de fer furent rendu difficile par la forte dénivellation des terrains. Ils furent commencés en 1921 et terminés en 1926.

En juin 1924, après une tentative de grève, quelques maçons de la ligne Montluçon-Gouttières ont été congédiés à Néris.

Le viaduc de Sainte Agathe 

Il mesure 165,50 m de longueur sur une largeur de 4 m. Il est constitué de 7 arches de 16 m d’ouverture.

La pierre vient de la carrière du bois de la Pierre de Treignat. Sa hauteur est de 40 m.

Le viaduc de Pérassier

Il mesure 216 m de longueur, comporte 9 arches de 18 m d’ouverture. Sa hauteur est de 51 m et également construit avec des pierres de Treignat.

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Magnifique photo prise en 1968 - 1969 d'une 141 TA 416 (desserte marchandises) sur le viaduc de Pérassier.

Le viaduc de Néris ou viaduc des Chaudes

D’une hauteur de 23 m, il mesure 113 mètres de long, possède 7 arches de 10 m d’ouverture.

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Voici le mur de soutènement à arcades comprenant 13 arches de 8 mètres d’ouverture :

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En 1922, les projets des deux seuls viaducs de Sainte Agathe et Pérassier étaient estimés à plus de 3,8 millions de francs.

Arc voûté de 8 mètres d'ouverture (à l'entrée Nord de Néris les Bains) laissant le passage à la route de Montluçon qui, pour l'occasion, avait été déviée de 170 mètres.

535

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J'ai acheté il y a peu le n°31 de la revue bimestriel "LE P.O. ILLUSTRE" de mai 1931. Couverture_LE_PO_ILLUSTRECe journal était destiné au personnel de la compagnie ferroviaire Paris Orléans, compagnie qui était chargée de la construction de la ligne de chemin de fer Montluçon - Gouttière en passant par Néris les Bains.

En voici donc l'intégralité

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Page 3, deux articles :

Principaux_travaux__1_

Nouvelle_ligne_Montlu_on_par_N_ris_les_Bains

Voici donc l'article complet qui suit pages 8 et 9 :

Titre

Le Réseau d'Orléans compte une nouvelle ligne, celle de Montluçon à Gouttières qui a été ouverte à l'exploitation le 15 mai dernier.

La construction de cette ligne avec son tracé actuel fut envisagée en vue d'obtenir, d'une part, des relations plus directes entre Montluçon et Clermont Ferrand, et de desservir, d'autre part, le bassin houiller de Gouttières - Pontaumur, alors récemment découvert.

Les opérations sur le terrain et l'étude des projets furent commencées peu après le vote de la loi du 7 juillet 1913 qui déclarait la nouvelle ligne d'utilité publique et la concédait définitivement à la Compagnie d'Orléans. La mise au point des projets, considérablement ralentie du fait de la guerre, ne put être terminée que fin 1919.

Viaduc_de_P_rassier

Les travaux d'infrastructure, commencés au début de 1921 et achevés en 1926, furent rendus difficiles par les fortes dénivellations du sol dans cette région tourmentée des premiers contreforts du Massif Central. Il fallut se livrer à d'importants terrassements, déjouer maints obstacles naturels et multiplier les travaux d'art, dont l'élégance ne le cède en rien à la robustesse. Signalons, dans cet ordre d'idées, les jolis viaducs en maçonnerie de granit de Sainte Agathe, de Pérassier et de Néris, situés entre Montluçon et Néris, qui atteignent respectivement 40 mètres, 51 mètres et 23 mètres de hauteur ; le viaduc situé entre Pionsat et Gouttières et dont la hauteur est de 21 mètres ; le viaduc de la Cellette, et enfin le souterrain des Bouchauds, de 585 mètres de longueur, par lequel le rail atteint le bassin de la Sioule, arpès avoir abandonné celui du Cher.

La superstructure ne présente pas, en ce qui concerne la voie proprement dite, de particularités notables. Disons toutefois que le rail employé est du type Standard, pesant 36 kilos le mètres courant, sauf dans les courbes d'un rayon inférieur à 500 mètres où le rail D.C., pesant 42 kilos le mètre, a été utilisé.

Train_en_gare_de_N_ris

Il convient de signaler le caractère esthétique des bâtiments de la ligne. La gare de Néris les Bains, bâtie en grès de Vallon, aux teintes délicatement nuancées de jaune et de rouge, marque une nouvelle étape franchie par le Réseau d'Orléans dans sa recherche d'une architecture de caractère local, dont les gares de Capdenac et de La Baule avaient marqué les premières étapes.

La ligne de Montluçon à Gouttières, longue de 41 kilomètres, serpente dans une région très accidentée et offre au touriste le spectacle sauvage et grandiose de collines abruptes et de ravins encaissés au fond desquels murmurent les eaux vives d'impétueux torrents.

Une_vieille_rue___Montlu_on

Elle se détache de celle de Montluçon à Eygurande à un kilomètre de la gare de Montluçon (altitude 211,36) et se raccorde à Gouttières (altitude 655,83) avec la ligne de Lapeyrouse à Volvic, après avoir desservi la station thermale réputée de Néris les Bains et deux chefs-lieux de canton : Pionsat et Marcillat, où l'on peut admirer un superbe château du 15ème siècle avec donjon.

La charmante localité de Néris les Bains retient tout particulièrement l'attention. N'a-t-elle pas, d'ailleurs, ses quartiers de noblesse, elle, dont les origines remontent, selon un grand nombre d'auteurs anciens, à Néron qui l'aurait fondée ? D'où son nom, tiré de celui de cet éclectique empereur romain tristement célèbre. Quoi qu'il en soit, il est hors de conteste que Néris, sous la domination des Romains, était déjà une ville importante à laquelle aboutissaient plusieurs voies (nous dirions aujourd'hui des routes), entre autres celle de Bourges à Clermont.

L'énorme quantité de médailles, d'objets d'art et de fragments d'édifices somptueux de tous genres qu'on y a retrouvés atteste la magnificence de cette cité, explicable par sa situation géographique et l'efficacité curative de ses eaux thermales. Les Romains mirent à profit l'existence de ses sources chaudes et édifièrent des thermes et des arènes dont on peut encore admirer les vestiges.

Après avoir été détruite et rebâtie plusieurs fois, la cité gallo-romaine fut complètement ruinée par les Normands, et ses sources tombèrent dans un abandon total. Ce n'est guère que vers la fin du 15ème siècle que Néris connut un regain de faveur surtout marqué au 18ème siècle où l'on vit des personnages célèbres, tels Chateaubriand et Lamartine, demander à ses eaux le secret de Jouvence...

Gare_de_Marcillat__1_

L'établissement thermal, dont la première pierre fut posée le 15 juin 1826, ne fut achevé qu'en 1853. Depuis lors, Néris continue à être de plus en plus fréquentée et est en voie de reconquérir son ancienne prospérité par la qualité de ses eaux qui donnent d'excellents résultats dans le traitement des affections relevant du rhumatisme, de la sciatique, des névralgies.

Non loin de Gouttières, point terminus de la nouvelle ligne, se trouve une autre station thermale : Châteauneuf Les Bains qui n'occupe pas, en importance, la place que lui vaudraient sa situation au fond de la gorge profonde mais riante de la Sioule, et la vertu remarquable de ses eaux, souveraines contre l'anémie, les affections cardiaques et rhumatismales et certaines maladies de la peau.

La nouvelle ligne de Montluçon à Gouttières est appelée à rendre de grands services par les facilités qu'elle offrira aux excursionnistes, tentés par les âpres beautés de toute une contrée jusqu'ici quelque peu déshéritée, et aux malades qui viennent demander aux eaux bienfaisantes de Néris le soulagement de leurs maux.

Le_ch_teau_de_Montlu_on

Le château de Montluçon

Le_viaduc_de_la_Tarde

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575

Le même lieu mais quelques décennies plus tard...

576

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La ligne n'est pas rentable et fut fermée au trafic des voyageurs le 15 mai 1939 sauf pour l'express Paris - Néris qui fut arrêté en 1957. Il ne subsistait que le traffic des marchandises qui stoppa définitivement le 3 novembre 1969.

La gare fut vendue à la commune de Néris les bains le 4 février 1975. Dénommée "Pavillon du Lac" elle fut aménagée en salle polyvalente inaugurée le 15 juillet 1975. Elle fut inscrite aux Monuments Historiques pour sa façade et sa toiture le 21.12.1975.

Les 6040 mètres de la voie ferrée de Néris les Bains à Montluçon furent aménagés en voie piétonne qui fut "mise en service" le 26 mai 1976.                            

                              

                              

                              

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08 février 2009

NERIS EN 1569

Nicolas de Nicolay fut un des premiers géographes français à établir une figure exacte du Royaume en commençant par étudier isolément chaque province. C'est en 1566 , pendant que Charles IX était à Moulins, que ce projet reçut l'approbation du Roi et celle de la Reine mère Catherine de Médicis. Pourvu du titre de "Géographe Ordinaire de sa Majesté", Nicolay produisit "La générale description du Bourbonnais" en 1569.

Voici la partie concernant Néris. L'orthographe est conservée.

"Les antiquités ruines et vestiges qui se voient encores pour le jourd'hui a Nerys, ainsy nommé comme plusieurs estiment du nom de Neron empereur de Rome, demonstrent avoir anciennement esté une bien belle et grande ville combien que pour le present ce ne soit qu'un bourg et une paroisse contenant deux centz quarante huict feuz, dont la situation est sur la montaigne en pais pierreux et bien rudde, et la y a un prieuré de l'ordre Sainct Augustin deppendant de la prevosté d'Esvo en Combraille lequel est de bon revenu, outre que le prieur pres de l'eglise y est accommodé d'un beau grand logis et au dessoubz d'icelle se voient les ruines d'un ancien chastel situé sur une mothe fossoyée estant à cinq faces ou forme pentagone, ayant cinq petites tour rondes et une sixiesme plus haute et plus grande que les autres qui semble avoir autresfois servy de prisons. Puis un peu plus bas sur le chemyn tendant a Montluçon entre vallées et collines est la belle et grande garenne de gros arbres de Bouys aucuns desquelz arbres sont de la grosseur d'un petit corps humain et seroit chose difficille d'en pouvoir trouver telle quantité de plus grandz ny de plus beaux ; et dans icelle garenne en divers endroictz sur petites mothes eslevées en façon de forts, entre umbrageuses vallées plusieurs vestiges et ruine d'edifices et grosses murailles de bricque cimentées antiques et outre le ruisseau des baings a l'occident, sur une autre montaigne sont les ruines d'un autre grand chasteau fort, de manière que de tous coustés se veoid apparance d'antiquité voire que les habitants du lieu en labourant la terre y treuvent souvent des medailles d'argent et de bronze des empereurs Neron, Vespasien, d'Antonyn et de Faustine, et y en ay recouvert plusieurs.

Tirant vers la vallée, à l'occident environ sept vings pas au milieu du bourg sont situés les antiques baings chaulx de Nerys edifiés du temps des Romains en forme sexagone ou a huict faces, de beaucoup plus longs que

DIVERSlarges, contenant de tout circuit deux cents soixante trois piedz de Roy et cinquante piedz au plus large, environné par le dedans de trois rengs de grandes marches ou degrés de pierre à mode d'un theatre pour service de sièges à ceux qui s'y baignent et y en a aussy autour des deux puitz le plus grand desquelz est pareillement a six faces tenant toutes fois sa forme quarrée.

Les sources principales desdictz baings qui tiennent de soulphre et du bithume sont continuellement bouillantes combien que la challeur soit assés tempérée : la couleur de l'eaue tient du celeste, meslée d'un peu de verdeur, et est si parfaictement claire que l'on verroit une esplingue au fondz ; elle est très aunable a boire mesmement estant refroidie et si est exellente à plusieurs infirmités, et parce plusieurs personnes privées et estrangières s'y vont baigner. Elle resoult et mollifie toutes durtés comme gouttes noueuses et guerit les galleux et podagres et plusieurs autres maladies. Victruve en son huictiesme livre chapitre troisiesme dict que le breuvage des eaux bithumeuses a accoustumé de guerir les douleurs interieures en purgeant les personnes mollestées de mauvaises humeurs.

Asses pres desdictz baings du cousté de midy y a une fontaine d'eaue froide mais un peu fade a boire, et l'eaue qui decolle des baings faict un petit ruisseau, lequel entre vallées profondes et tortueuses après avoir faict mouldre treize moulins, tournant tout court à senestre à un quart de lieue au dessoubz de Montluçon se va desgorger dans le Cher.

Foires de Nerys :

Au bourg et paroisse de Nerys ne soulloit avoir aucunes foires ; mais le Roy et la Royne estant à Molins en l'an mil Vc soixante six a la supplication et poursuitte des habitans y en erigea quatre ainsy que s'ensuit :

La première l'endemain de la Trinité ;

La deuxiesme la veille Sainct Jehan Baptiste ;

La troisiesme la veille de tous les Saincts ;

La quatriesme la veille de Saincte Agathe."

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14 janvier 2009

Nouvelle carte postale

Saint_Joseph

La route de Villebret passe devant la maison blanche où habitait, lorsque j'étais plus jeune, Mr Sanvoisin.

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10 janvier 2009

Nouvelle carte postale

Je vous rappelle que si vous souhaitez recevoir une carte postale par mail sans le titre "fifideneris.canalblog.com", demandez la moi et je vous l'enverrais avec un grand plaisir.

Pension_Pasquet

Cette maison se trouve à l'angle de la rue de Saint Joseph et la rue Cuvier.

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04 décembre 2008

Jean BEDOUIN

Voici une nouvelle carte postale que je viens d'acquérir. S'agit-il du même Jean BEDOUIN qui fut maire de Néris élu du 26 novembre 1933 jusqu'en 1935 ?

img505

Extraction d'un Essaim artificiel sur une Ruche vulgaire, par M. J. BEDOUIN

dans un de ses ruchers de NERIS-les-BAINS.

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20 novembre 2008

Recensement de Néris les Bains en 1911 (2)

Comme promis, voici la deuxième partie de mon fichier :

Recensement_NERIS_LES_BAINS_de_1911 (2ème partie)

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Recensement de Néris les Bains en 1911 (1)

Depuis ce matin, je viens de terminer la saisie sur Excel du recensement de la population de Néris les Bains en 1911 (ceci représente un nombre conséquent d'heures de frappe sur l'ordinateur !)

Malheureusement, le fichier est trop important pour que je puisse le mettre en un seul document sur ce blog. Je vais donc l'enregistrer en deux parties.

C'est un document très intéressant qui reprend par rue ou par village le nombre de maisons, le nombre de ménages par maison, les nom, prénom, âge, lien de parenté, et profession de chacun des 3075 nérisiens.

Je vous en souhaite bonne lecture.

Recensement_NERIS_LES_BAINS_de_1911__(1ère partie)_

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03 septembre 2008

Boisrot Desservier en 1822

Voici la préface du livre de P. Boirot Desserviers qu'il a rédigé en 1822 "Recherches historiques et observations médicales sur les eaux thermales de Néris en Bourbonnais", soit 4 ans avant la construction du centre thermal de Néris les Bains :

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Cet ouvrage est le complément d'une brochure que je publiai sous le même titre en 1817 : quoiqu'elle fût le résultat de cinq années d'observations, je ne la considérai néanmoins que comme un premier tribut que je m'empressais de payer à la Nymphe de Néris, et je pris formellement l'engagement de redoubler de soins pour en diminuer l'imperfection.

En effet, depuis cette époque, pénétré du besoin d'apporter plus d'exactitude dans mon travail, et de justifier la bonne opinion du public, j'ai cherché à mieux coordonner les parties de mon plan, sans l'astreindre à des règles trop sévères, et sans oublier que le premier défaut d'un ouvrage est d'inspirer l'ennui ; le lecteur, entraîné par l'intérêt ou le plaisir, est toujours indulgent.

Après avoir prêté aux propriétés de mes sources la plus scrupuleuse attention, j'ai appliqué dans leur administration les principes de pratique dont je me suis nourri pendant dix huit ans, aux Ecoles de Montpellier et Paris.

Bordeu ayant servi de guide aux meilleurs écrivains qui se sont occupés d'eaux minérales, a dû nécessairement être l'objet de mes méditations : physiologiste sensé, médecin judicieux, observateur exact, il sut répandre dans son précieux ouvrage sur les eaux minérales de Barrèges et de l'Aquitaine, des réflexions piquantes sur les obstacles suscités à la médecine, à la suite des révolutions qu'éprouvèrent le culte, les moeurs et les divers gouvernements des peuples, et des aperçus ingénieux sur le développement, la marche et les crises des maladies chroniques. Il indiqua parfaitement celles qui pouvaient être heureusement traitées par l'emploi de ces eaux ; il marcha pas à pas dans le sentier de l'expérience et de l'observation, dissipa les préventions de l'enthousiasme, celles de l'incrédulité et de l'ignorance. Ainsi nous pouvons dire, avec reconnaissance : honneur au véritable créateur de la science des eaux minérales, honneur à Bordeu notre premier maître !!!

Quelques faits isolés, mais surprenants, plusieurs mémoires épars et décousus (1), c'était là tout ce qu'on l'on connaissait sur les eaux minérales de Néris, lorsque le Gouvernement m'en confia la direction. Nul médecin n'avait cherché à apprécier leur véritable mode d'agir ni leur analyse chimique. Le bruit de leurs cures merveilleuses déterminait le plus souvent quelques praticiens des provinces les plus voisines à les conseiller à leurs malades, car elles étaient complètement ignorées des médecins de la capitale. Aussi, les écrits des auteurs qui en ont parlé, sont, pour la plupart, insignifiants ou remplis d'erreurs.

Les Nymphes de Néris n'étaient donc visitées que par quelques habitués de l'Auvergne, du Limousin ou du Berry, qui s'y rendaient le plus ordinairement sans consultations médicales.

J'ai recueilli avec soin un assez grand nombre d'observations ; j'aurais pu facilement les augmenter, mais j'ai cru devoir les borner aux limites que doit avoir un ouvrage destiné à l'usage des gens du monde : aussi sont-elles plutôt concises que trop longues : j'espère cependant qu'elles suffiront pour mettre hors de doute, non seulement les propriétés médicales de nos eaux (chose reconnue depuis la plus haute antiquité), mais encore l'application qu'il est avantageux ou nuisible d'en faire dans la plupart des maladies chroniques. J'ai joint des tableaux synoptiques où sont relatés le nombre de malades venus aux eaux depuis 1814 jusqu'à ce jour, les diverses affections dont ils étaient atteints, le résultat de mes observations et le degré d'accroissement succeccif de nos sources. ces vérités pratiques sont précédées de recherches historiques sur l'ancien Néris, ses monuments, ses thermes, leur mode d'administration, l'époque présumée de leur restauration, celle de leurs divers saccagements, de la topographie médicale de Néris, la situation de ses eaux, l'aménagement nouveau qu'on leur destine, d'une notice historiques des eaux minérales en général, des propriétés physiques de l'analyse chimique, des propriétés médicales de l'administration, soit à l'intérieur soit à l'extérieur de celles de Néris, enfin de l'hygiène des baigneurs. Corriger des abus funestes, détruire des craintes et des préjugés plus ou moins ridicules, éclairer les personnes qui sont obligées d'avoir recours à nos eaux, diriger les praticiens qui sont à même de les ordonner ; tel est le but que je me suis proposé d'atteindre dans cet écrit.

Il m'a semblé convenable d'ajouter à l'intérêt de mes recherches les dessins lithographiés de la promenade, ceux du nouvel établissement thermal qu'on exécute, quelques parties de celui qui fut construit par les Romains, et plusieurs fragments curieux recueillis sur place, qui se trouvent dans le cabinet du docteur Baraillon, ou dans le mien : cette dernière partie de mon travail sera moins complète que je l'eusse désiré. Divers dessins, entr'autres celui du bouclier, que j'ai annoncé, n'ont pû être terminés ; Messieurs les ingénieurs de l'arrondissement de Montluçon ont refusé, sous divers prétextes, de me livrer les plans de la promenade du Cirque, la suite des dessins des fouilles romaines et ceux de l'établissement thermal : MM. Gisors, oncle et neveu, ont bien voulu réparer l'inconvenance du procédé, et se sont empressés de me communiquer les calques qui sont déposés aux bâtiments civils de l'intérieur. Heureux les pays où les sciences et les arts se prêtent un mutuel appui !!!

Dix années de veilles, de travaux, de démarches, le sacrifice entier de ma fortune, pour rappeler et conserver l'antique célébrité de ces thermes si recherchés par les Romains, et si peu connus de nos jours, n'ont pu me dérober à la malveillance et la jalousie de certaines personnes, et surtout à celles de quelques collègues aussi envieux qu'obscurs. Ce sont sans doute de semblables médecins que le poète latin frappait du fouet de la satyre quand il s'écriait :

Nulla est invidia supra medicorum invidiam

Je tais ici les dégoûts, les tracasseries dont j'ai été abreuvé, les vils calomnies auxquelles j'ai été en butte ; les opinions qu'on m'a faussement attribuées, et les dénonciations odieuses qu'on a dirigées contre moi.

Quoiqu'il en puisse être, je marcherai toujours franchement dans la route que je me suis tracée, et je redoublerai d'efforts pour justifier la confiance dont m'honore le Gouvernement et répondre dignement à celle de mes malades. Je rempli ici un devoir que tout médecin doit à l'humanité et à son pays : je serai grandement récompensé de mes efforts, si je peux attirer des regards augustes sur nos belles sources et prouver aux praticiens distingués au jugement desquels j'en réfère, qu'ils peuvent trouver dans leur emploi une arme nouvelle et sûre pour combattre un grand nombre de maladies chroniques dont j'ai heureusement triomphé.

(1) Il n'y avait d'écrit sur Néris qu'un Mémoire du docteur Baraillon, consigné dans ceux de l'Académie des Sciences ; une courte notice sur l'état des sources par le compte de Cayfus, imprimé en 1761, dans son Recueil d'Antiquités étrusques, grecques, romaines et gauloises ; une description donnée par M. Michel, imprimée en 1766 dans le Journal de médecine ; un petit mémoire par M. Philippe, pharmacien, imprimé en 1786 dans le Journal de Médecine.

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Cette préface est donc suivie de 20 dessins qui sont extrêment intéressants que je n'hésite pas à vous  exposer ici (rappel, cliquer sur la photo pour l'aggrandir) :

Etablissement thermal de Néris. Plan général

img001

Etablissement thermal de Néris. Plan détaille

img002

Etablissement Thermal de Néris. Elévation sur la Place

img003

Etablissement thermal de Néris. Elévation sur le Jardin

img004

Etablissement thermal à Néris. Coupe transversale

img005

Vestiges de thermes Romains trouvés sous l'emplacement du nouvel établissement

img006

Etablissement thermal de Néris. Plan de la promenade du Cirque

img007

Vases de forme étrusques trouvés dans différents puits près des Arènes

img008

Inscription trouvée près le champ du Péchin

img009

Vases de forme étrusque trouvés dans différents puits près les Arènes

img010

Cheminée en briques carrée destinée à porter les vapeurs dans le Laconium

et lampe trouvée dans le champ de la Palle

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Bas relief en marbre blanc représentant Néron ou Vespasien décombré dans le champ du Péchin

img012

Vases trouvés dans différents puits près des Arènes

img013

Vase de forme étrusque trouvé dans un puits près des Arènes

et fragment de Patère trouvé dans un puits près des Arènes

img014

Amphore de trois pieds et demi de haut trouvé dans le champ de la Palle

img015

Grande cuillère et casserole trouvées près les Arènes avec divers instruments propres aux sacrifices

et une urne cinéraire trouvée à Marcoing

img016

Inscription en plomb trouvé dans le champ de la Palle

et vases de forme étrusque trouvés dans différents puits près des Arènes

img017

Chapiteau d'un ordre composé appartenant aux colonnes qui formaient la galerie des thermes romains

et mosaïque en verre carré de diverses couleurs formant le pavé des Laconicium

img018

Vase de forme étrusque et tête de Faune trouvés dans le clos des Villattes

img019

Fragment de bas-relief en marbre décombré dans les fouilles des Thermes Romains

img020

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04 juillet 2008

Le collège de Néris les Bains en 1970

Une photo qui va, sans doute, rappeler de bons souvenirs aux Nérisiens qui ont mon âge !

coll_ge_de_N_ris_les_Bains_1970

A droite, le bureau des professeurs et du Directeur, vers le portail, la classe de 5ème, et à gauche, si ma méoire ne me joue pas tours, les classes de 3ème.

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