HISTOIRE DE NERIS LES BAINS

DONA VNDIS PVLCHERRIMA

29 juin 2009

Démission de Mr le Maire de Néris les Bains

Voici un extrait du compte rendu du conseil municipal de la ville de Néris les Bains du 1 octobre 1933 où Mr Ernest DECLOUX annonce sa démission après 26 années de mandature.

"Puisque personne ne demande plus la parole sur cette question (alimentation en eau de la ville de Néris les Bains), je vais à mon tour vous exposer ce qui s'est passé cet été, vous dire les avertissements que j'ai donnés, les mesures que j'ai prises en vue de l'alimentation en eau potable de la ville. Je vous dirais ensuite mon opinion sur ce difficile et important problème.

Mais au paravent, il n'est peut être pas inutile de rappeler qu'en 1932, depuis l'addition complémentaire d'eau de source réalisée l'année précédente, la quantité d'eau potable disponible avait été largement suffisante pour tous les besoins de la station thermale. La preuve en est qu'à aucun moment en 1932 on a diminué le débit des bornes fontaines publiques, qu'aucune autre restriction n'a été prescrite, que le lavoir couvert public a continué à être alimenté jour et nuit, que l'abattoir municipal, gros consommateur, a été approvisionné comme en hiver. Or l'abattoir et le lavoir public utilisent à eux seuls entre 50 et 60 m3 d'eau par jour. Malgré cela, le réservoir de la ville n'a commencé à diminuer qu'à la fin du mois d'août, sans que la hauteur d'eau soit jamais descendue au dessous de 1,50 m.

Cette année

En raison de la sécheresse d'hiver et de printemps et aussi de la possibilité de sa continuation durant l'été, j'avais donné l'ordre de surveiller très près le réservoir d'eau de la ville.

Dés le mois de juin, on me signalait en effet que le débit des sources paraissait diminuer.

A plusieurs reprises je fis procéder à l'inspection des conduites d'amenée sur toute leur longueur, et je priais l'ingénieur , auteur des projets, de bien vouloir se rendre compte par lui-même sur les lieux. Son rapport concluait au parfait état des conduites mais accusait une diminution sensible du débit des sources captées de fait de la sécheresse persistante.

Afin de surveiller les fuites, je fis en même temps visiter toutes les canalisations de distributions de la ville, les robinets de vidanges, les bouches d'incendie, etc... Rien ne fut signalé d'anormal.

En plus, informé qu'il existait un appareil à déceler les fuites sur les conduites et que la ville de Montluçon en possédait un, je priais mon collègue de bien vouloir autoriser des ouvriers expérimentés à se rendre à Néris et fis l'achat d'un hydrophone pour la ville.

Renouvelée à plusieurs reprises, ses expériences ne donnèrent aucun résultat. Pas plus d'ailleurs que l'inspection des égouts traversés par les canalisations d'eau.

Certain, autant qu'on pouvait l'être qu'il n'existait aucune fuite importante sur les canalisation de distribution, je fis prévenir au début de juillet les principaux consommateurs de la diminution du débit des sources et par conséquent de la nécessité de surveiller leur consommation pour ne pas être exposé à des restrictions obligatoires et dont ils seraient les premiers à souffrir.

Certains usagers ainsi prévenus se contentèrent de répondre "qu'ils s'en moquaient et feraient comme les autres lorsqu'on fermerait l'eau".

Un tel état d'esprit n'est pas pour surprendre à une époque où l'égoïsme triomphe. Aussi, après l'avertissement officieux si mal accueilli, le 22 juillet, je pris un arrêté interdisant l'usage de l'eau potable pour les bains, les lavoirs, l'arrosage des cours et des jardins.

Je fis ensuite vérifier la plupart des compteurs afin de me rendre compte une fois de plus d'abords de l'importance de la consommation générale ensuite de la consommation approximative de chaque usager.

J'eus alors la preuve 1°) que certains abonnés gaspillaient l'eau ; 2°) que la plus grande partie de l'arrivée quotidienne passait bien par les compteurs, la différence avec l'arrivée pouvant représenter la consommation aux bornes fontaines publiques et celle des compteurs qui n'avaient pas été relevés.

Les prescriptions de l'arrêté municipal ne tardèrent pas à se montrer inefficaces. On continuait à prendre des bains, à arroser les jardins, à utiliser les lavoirs privés, à laisser couler l'eau inutilement, à s'en servir pour les constructions...

Il fallut donc en arriver le 10 août à la fermeture de la distribution d'eau de 20 h 30 à 7 h 30.

Les jours qui suivirent, la consommation parut se stabiliser et le niveau du réservoir demeurer sensiblement stationnaire. Nous étions alors au milieu du mois d'août, en pleine saison et l'on pouvait espérer qu'avec un peu de surveillance et de bonne volonté on attendrait facilement des jours meilleurs.

Par mesure de sécurité toutefois, je fis plomber tous les robinets des sales de bains et autres visés dans l'arrêté précédent. L'opération se fit en 3 jours sans trop de difficultés. Seul un médecin jugea opportun de protester en écrivant de sa main "comme j'ignore tout de cet arrêté et qu'enfin je suis un citoyen libre dans une France libre je ne signe rien et je proteste parce que moi et mes clients aussi avons besoin de nous laver".

Triste état d'esprit assurément et qui confine à l'inconscience mais qui est de nature, peut être, à expliquer ce qui se passe dans la suite.

En effet, est-ce protestation ? Est-ce malveillance ? Le lendemain du jour où les robinets furent plombés, malgré une pluie suffisante tombée la nuit, la consommation d'eau journalière fut plus que doublée et en 3 jours le réservoir à peu près à sec.

Dés lors, nous n'avions plus d'eau potable en réserve pour une journée entière et le service d'incendie, cependant si indispensable à une époque où il y eut tant de sinistres, ne pouvait plus être assuré.

Le 16 août, malgré que nous suivions encore à cette date, journellement une quantité d'eau suffisante pour l'alimentation normale de 3500 personnes à raison de 100 litres par personne, je dus ordonner d'urgence la fermeture générale de 14 h à 8 h. Le niveau d'eau remonta alors à peu près régulièrement de quelques centimètres par jour.

Dés que la hauteur d'eau parut suffisante pour parer à toutes les éventualités, le 5 septembre, la mesure restrictive fut rapportée. On pouvait espérer en effet, malgré la diminution progressive de l'arrivée quotidienne, que le débit des sources diminué d'un tiers environ, serait encore suffisant puisqu'une consommation quotidienne de 120 litres par habitant pouvait être assurée à ce moment.

Les deux premiers jours, la consommation fut normale mais à partir du 3ème elle devint telle subitement qu'il fut impossible de récupérer durant la nuit une partie de la consommation de la journée et qu'il fallut à nouveau le 10 septembre revenir à la fermeture de 19 h à 7 h qui dut être maintenu jusqu'au 21 septembre.

Voilà les faits dans leur brutalité !

Quelles conclusions en tirer ?

Elles pourraient être nombreuses. Contentons nous des suivantes :

1°) La sécheresse exceptionnelle de cet été a inévitablement modifié le régime des eaux et diminué le débit des sources, obligeant la plupart des villes à des restrictions sévères d'eau potable.

2°) A Néris, malgré cette sécheresse, le débit quotidien des sources est demeuré suffisant pour satisfaire aux besoins journaliers et normaux d'une population de 3500 à 4000 habitants.

3°) Malgrés les avis donnés et les mesures prises, la consommation d'eau potable a été telle qu'elle a nécessité des restrictions supplémentaires.

4°) La consommation a été d'autant plus grande que les mesures prises pour éviter le gaspillage paraissaient devoir être plus efficaces.

5°) Proportionnellement, la consommation par tête a été d'autant plus grande que le nombre d'habitants diminuait en même temps que la chaleur et la sécheresse."

Le maire ajoute alors qu'il lui serait facile d'illustrer ses conclusions de nombreux exemples. Il veut se contenter d'en citer quelques uns. Il a fait dresser une liste de la consommation des différents compteurs pendant une semaine et indique quelques résultats :

Une villa occupée par 5 personnes a consommée 16 m3, une autre 24 m3... Les chiffres comparatifs de la consommation de différents hôtels sont également éloquents : 2 hôtels d'importance à peu près égale ont consommé durant la même période l'un 160 m3, l'autre 91 m3... Deux autres d'importance comparable l'un 48 m3, l'autre 150 m3. Il termine par un exemple plus typique encore : un abonné célibataire, vivant seul, et même sans femme de ménage, a consommé du 2 août au 18 septembre à lui seul 35 m3, ce qui représente une moyenne d'environ 775 litres par jour pendant 45 jours consécutifs. Or si cet abonné veut bien consentir à ce que les autres soient traités dans les mêmes conditions, c'est pour 3500 habitants une consommation journalière d'environ 2700 m3 qui eut été nécessaire pendant 45 jours consécutifs.

Reprenant alors son exposé, Mr le maire continue :

"Comment remédier à semblable état de choses ?

De deux façons : avoir une plus grande quantité d'eau disponible, règlementer plus sévèrement son usage.

Si dans les conditions actuelles l'alimentation en eau potable est suffisante même en temps de sécheresse exceptionnelle, j'estime qu'il est néanmoins nécessaire de l'augmenter quand ce ne serait qu'en prévision du développement de la ville. C'est dans ce but que le conseil municipal avait résolu d'acquérir la source de la Caque et fait dresser le projet de captage de cette source en même temps que les deux sources de Fontbouillant amenées il y a 2 ans.

Malheureusement les protestations des habitants des hameaux de la Grange et de Peuplat ainsi que celles du conseil municipal de Saint Genest qui eurent lieu à l'enquête s'opposèrent à la réalisation immédiate de ce projet.

Il y a quelques semaines, des pourparlers ont été engagés avec le maire de Saint Genest auquel j'ai proposé conformément à une délibération antérieure de conduire directement, aux frais de la ville de Néris, une certaine quantité d'eau aux hameaux protestataires.

Je viens de recevoir la délibération du conseil municipal de cette commune qui "s'oppose formellement au captage et à la dérivation de l'eau de cette source". Néanmoins, je pense qu'il ne faut pas abandonner ce projet et que sa réalisation doit être poursuivie en accomplissant toutes les formalités nécessaires, car il me parait difficile pour ne pas dire impossible de trouver de nouvelles sources dans cette région, dans des conditions aussi favorables.

Voilà pour ce qui est de l'eau potable, de l'eau d'alimentation à laquelle est tenue la ville. Pour ce qui est de l'eau que j'appellerais industrielle parce que nécessaire seulement à ceux qui ne sauraient se contenter de la ration normale, la question me semble différente.

Quant elle le pourra, la ville devra faire le nécessaire pour la leur fournir, mais en aucun cas, la dépense nécessaire à cet approvisionnement  supplémentaire ne me paraît devoir incomber à la collectivité dont les 3/4 au moins, n'est pas appeler à en bénéficier.

Pour l'instant, la solution me semble devoir être recherchée dans chaque cas particulier, par les usagers eux mêmes qui ne peuvent se contenter de la quantité normale. Elle pourrait être trouvée dans la construction par ces usagers (ils sont d'ailleurs très peu nombreux) de citernes ou de réservoirs suffisants, réservés à des usages spéciaux, calculés selon leurs besoins supplémentaires. Ces réservoirs pourraient être remplis avant la saison thermale, par l'eau de la ville donnée à très bas prix. C'est la solution qui avait été adoptée, en principe, précédemment, par le conseil municipal car il me paraît ni équitable, ni réalisable financièrement de faire supporter par l'ensemble des citoyens (qu'ils soient habitants de la commune ou assujettis à la taxe de séjour) une dépense qui n'intéresse qu'une très petite minorité et qui d'ailleurs ne saurait avoir d'autre loi que le bon plaisir ou la fantaisie dans la consommation.

C'est là, je crois, la meilleure et même l'unique solution en attendant que la ville puisse disposer, si elle le peut jamais, des quantités nécessaires à tous les besoins.

Est-ce à dire que d'autres solutions n'ont pas été envisagées ?

Je me borne à en signaler brièvement quelques unes.

La construction d'un réservoir est demandée par certains, sans faire de leur part l'objet de la moindre précision. Dans sa séance du 29 septembre 1929, le conseil municipal a rejeté cette solution après l'étude comparative présentée par Mr COSTE, ingénieur des Ponts et Chaussées, le prix du m3 d'eau ainsi approvisionnée devait ressortir à 83 francs. J'ajoute qu'elle ne pourrait être envisagée utilement qu'après avoir réalisé l'augmentation de l'arrivée quotidienne par le captage d'une autre source puisqu'il faudrait d'autant plus de temps pour remplir ce réservoir que celui-ci serait plus grand et que l'arrivée quotidienne serait moindre. D'autre part, sans parler d'autres inconvénients qui sont loin cependant d'être négligeable au point de vue hygiène, l'expérience de cette année a démontré qu'un réservoir de 3000m3 comme celui que nous avons peut être vidé en 6 ou 10 jours. C'est donc une solution qui se saurait être envisagée que comme un pis aller  et à la dernière extrémité.

On a parlé du captage de nouvelles sources. Malheureusement on ne les indique pas et les recherches auxquelles j'ai fait procéder il y a bien longtemps déjà sont demeurées infructueuses. Je crains que l'avenir ne soit beaucoup plus favorable car j'ai été frappé en captant et canalisant les sources de l'aqueduc romain des Combes, de constater que les Romains avaient dû se contenter de drainer les moindres suintements dans cette région, n'ayant sans doute pas trouvé de sources suffisantes. D'où, pour eux, la nécessité où ils s'étaient trouvés de construire l'aqueduc des Viviers beaucoup plus important et relié à Néris par un trajet de 30 kilomètres.

Enfin, les sourciers sont à la mode et l'on a signalé, dans des articles assez tendancieux du reste, que leur baguette ou leur pendule avait découvert de l'eau en grande quantité à Néris même. Outre qu'il faille se défier sinon de la radiosthésie, science encore bien embryonnaire, au mois des interprétations de ceux qui en font profession, il ne faut pas oublier l'insuccès de certains essais et le danger de se livrer à des expériences de ce genre à proximité des eaux thermales ou dans le périmètre de protection de ces sources, d'autant qu'il est impossible à l'avance d'être fixé sur la qualité de l'eau que l'on pourrait trouver.

On a même proposer encore et très sérieusement du reste, d'injecter de l'eau thermale dans les canalisations de la ville. Il m'a été facile de démontrer tout ce que cette proposition contenait d'impossibilités et d'inconvénients.

Dés lors, aucune de ces solutions ne paraissant réalisable dés maintenant ou dans un avenir très prochain, force est donc d'en arriver à une réglementations plus sévère de l'utilisation de l'eau potable disponible.

Les expériences de cet été ont démontré que cette réglementation n'était pas facile et que les mesures employées avaient été inefficaces.*

Je crois donc que cette réglementation de l'eau potable ne peut se faire que de deux façons :

1°) Augmentation du prix de l'eau selon un tarif bien étudié et progressif frappant surtout naturellement les gros consommateurs, c'est à dire ceux à qui elle profite le plus. De toute façon, une augmentation est nécessaire car elle doit équitablement gager l'annuité de l'emprunt indispensable au captage d'une autre source s'il devient possible.

2°) En cas de nécessité, limitation de la consommation à l'aide de robinets de jauge ne laissant passer en 24 heures que la quantité d'eau nécessaire aux besoins normaux.

Ces deux solutions se complètent et je crois qu'il serait indispensable de les appliquer simultanément, l'expérience récente, si on ne veut pas la renouveler en ayant démontré la nécessité par grande sécheresse ou en cas de malveillance.

Voilà succinctement exposés les données essentielles d'un problème complexe  dont vous me permettez de ne pas envisager immédiatement la solution.

Les restrictions imposées par le gaspillage déclenchèrent naturellement des protestations qui prirent bientôt l'allure d'une véritable campagne de malveillance et de mensonges. Campagne d'une rare intensité, menée dans un but politique ainsi que j'en ai reçu l'affirmation écrite. Campagne d'autant plus odieuse qu'elle paraît avoir été tolérée par la complaisance bienveillante de ceux qui savaient la vérité ou devaient la savoir. Elle devait se poursuivre jusqu'à la réunion du syndicat d'initiative le 17 septembre pour y recevoir son dénouement naturel.

C'est sur cette question que je dois vous entretenir maintenant car elle nous conduira naturellement à la fin de notre ordre du jour.

J'assistais donc à l'assemblé Générale du S.I. où ma présence me paraissait d'autant plus indispensable que j'avais été prévenu de la violence de l'attaque que l'on comptait diriger contre moi et que je n'ai pas l'habitude au surplus de fuir mes responsabilités.

La séance fut aussi confuse qu'orageuse.

Il est des noms qui méritent de passer à la postérité et j'ai le devoir de citer ici ceux de Mrs BONY, Hôtel de la Promenade, Président du syndicat des hôteliers ; Jean DESRIOT, fils de notre collègue adjoint au maire, Hôtel Dumoulin ; CHESNEAU qui ne fait même pas partie du syndicat mais prend part néanmoins aux discussions et aux votes tenant sans doute à continuer les traditions de l'Hôtel de la Source en qualité de Directeur, son beau père se réservant maintenant des fonctions plus importantes, BOUDET ancien Préfet.

Tous, avec des variations dans la forme sinon dans le ton, exigent que l'on amène à Néris une quantité d'eau considérable pour que, même par la plus grande sécheresse on puisse les uns arroser copieusement leur jardin, les autres laver les égouts (où circule cependant déjà près de 2000 m3 d'eau thermale) arroser les rues et les parcs publics, la mettre sans réserve à la disposition de leur clientèle qui aura le droit de la gaspiller. Ils ne savent pas où la prendre ni par quel moyen l'amener, ils ignorent même si elle existe ; mais ils mettent la municipalité en demeure de se la procurer. Ils avaient leur ignorance complète de la question, ils n'ont pas la moindre idée du taux de la ration normale par tête d'habitant. Ce qui a pu se passer ne les intéresse pas, ils ne veulent pas d'explications ni de raisonnements, ils repoussent la discussion, préférant le bruit aux arguments. Ils leur faut de l'eau ! Pour eux, poser le problème, c'est le résoudre à la condition expresse bien entendue que ceux qui le posent ne soient pas ceux qui aient l'obligation de le solutionner.

Ils vont même plus loin, ils veulent de l'eau sans limitation, et ils entendent bien surtout ne pas la payer cher pour pouvoir la gaspiller ou la laisser gaspiller à meilleur compte.

Je déclarais catégoriquement un tel problème insoluble pour moi et priait le Président de bien vouloir prendre actes de mes réclamations formelles  et mettre aux voix les propositions de mes contradicteurs qui équivalaient à un blâme à la municipalité puisque celle-ci reconnaissait son incapacité à satisfaire à de telles exigences. J'avais pris mes responsabilités, je désirais que chacun puisse prendre les siennes.

Mis en cause directement, ayant fait l'objet de la campagne que vous savez, j'avais l'obligation de prendre partie catégoriquement et d'obliger l'assemblée à se prononcer avec la même franchise. Je ne pouvais dés lors sortir de cette réunion sans un vote formel blâmant ou approuvant l'attitude de mes adversaires.

C'est alors que dans le but vraisemblablement de mettre fin au tumulte, deux assistants  conseillers municipaux proposèrent d'émettre un voeu invitant la municipalité à construire un autre réservoir et à amener la source de la Caque.

Je remercie mes collègues de leur intention mais ils ne parurent pas comprendre l'étrangeté de leur attitude, en opposition avec une précédente décision du conseil municipal, en opposition également avec mon opinion personnelle basée sur des raisons qu'ils devaient connaître.

Je suppliais en vain nos collègues de ne pas insister. Je me fis aussi pressant que possible. J'adjurais même le Président de renoncer à ce voeu en lui démontrant toute l'hypocrisie dans ces conditions. Peine inutile, heureux de cette dérivation on faisant maintenant chorus avec mes collègues.

Je n'avais plus qu'à me retirer et c'est ce que je fis.

Le voeu qui m'est parvenu depuis et dont je vous ai donné lecture ne reflète pas assurément le même état d'esprit mais il faut bien reconnaître qu'il n'est pas conforme à celui qui a été mis aux voix. Cela n'est pas pour surprendre du reste, toute l'assemblée s'étant tenue dans une atmosphère d'illégalité créée par les mécontents.

En ce qui me concerne, je ne saurais admettre une proposition aussi ambiguë d'un syndicat d'initiative dont j'ai à l'origine disputé l'existence contre ceux qui voulaient l'anéantir, dont je suis resté Président pendant plus de 20 ans, qui est logé gracieusement à l'Hôtel de Ville par la municipalité et subventionné par elle.

A ce voeu s'en ajoute un autre qui émane vraisemblablement des mêmes personnes, sous le couvert cette fois du syndicat des Hôteliers, ce syndicat qui ne se réunit jamais que pour protester contre le maire.

Voici ce voeu :

"Le 21 septembre 1933 à 20 h 30, le syndicat hôtelier de Néris les Bains s'est réuni sous la présidence de son Président Monsieur BONY, Secrétaire Monsieur Jean DESRIOT.

A l'ordre du jour figurait la question d'adduction d'eau potable en quantité suffisante pour les besoins légitimes de la population résidente ainsi que pour les besoins non moins légitimes de la clientèle étrangère.

Le voeux ci dessous énoncé fut pris à la majorité des membres présents avec mission au bureau du Syndicat d'en faire connaître la teneur à toutes fins utiles à la Municipalité de Néris les Bains ; à Monsieur THIVRIER, député de l'arrondissement ; à Monsieur DORMOY Conseiller Général ; à Monsieur le Préfet de l'Allier.

"Considérant que l'eau potable est indispensable à la vie de la station, le syndicat hôtelier émet le voeu qu'aucune dépense prise sur le produit de la taxe de séjour ne soit engagée avant que l'eau ne soit assurée en quantité suffisante aux baigneurs et à la population.

Au moment où la lutte pour la vie se fait de plus en plus dure, il est inadmissible que des malades quittent Néris pour aller chercher dans les stations voisines plus d'hygiène. D'autre part, considérant que le moyen proposé par le maire au Syndicat d'Initiative en la séance du 17 septembre dernier d'augmenter le prix du mètre cube tout en diminuant la quantité par tête d'habitant est d'une lamentable insuffisance, le Syndicat Hôtelier émet le voeu que la capacité des réservoirs soit doublée ou triplée et qu'autant que possible une autre source vienne les alimenter. Qu'en un mot le nécessaire soit fait d'urgence afin que les graves inconvénients de l'été 1933, en partie seulement dûs à la sécheresse, mais que le développement de Néris rendrait inévitable à l'avenir, soit évités.

En outre, le Syndicat des Hôteliers proteste contre la publicité à rebours faite par la presse locale qui a fait connaître à tous ses lecteurs que l'eau manquait à Néris de 2 heures de l'après midi à 8 heures du matin.

pour le Syndicat, le Président : signé BONY".

Je n'ai pas d'explications complémentaires à ajouter à celles que j'ai précédemment données ; mais puisqu'on parle de la presse, je désire seulement rétablir la vérité en ce qui concerne les entre faits que vous avez pu lire ces jours derniers dans les journaux locaux où l'on relatait précisement cette réunion des hôteliers de Néris les Bains en disant qu'une motion avait été votée "demandant quelles décisions la municipalité avait prises pour parer aux difficultés résultant de la rareté de l'eau et quelles  étaient ses intentions pour l'avenir".

Je déclare que jamais le Syndicat des Hôteliers ne m'a fait l'honneur de me convoquer à ses réunions ni de me demander des explications ni même de mettre à l'étude la moindre question.

La vérité importe peu sans doute à ses membres qui par ailleurs redoutent peut être de se fatiguer à étudier des questions importantes et primordiales pour leur industrie. Ils préfèrent parler sans savoir ce qui est assurément plus commode... pour faire du bruit. Avec une logique implacable et certainement un très vif désir d'obtenir satisfaction,  ils ont pris l'habitude d'ignorer la municipalité et de continuer à s'adresser à leur Député, à leur Conseiller Général, à Mr le Préfet pour les questions municipales. Tant qu'à faire, ils auraient mieux fait cette année de s'adresser au ciel ou aux mages !

Ils protestent contre l'augmentation du pris du m3 d'eau mais ils réclament de nouveaux réservoirs de capacité double ou triple sans doute parce qu'ils ont déjà calculé le prix de revient dérisoire du m3 d'eau ainsi emmagasiné !

Ils ne veulent pas davantage de la limitation en ce qui les concerne probablement car ils acceptent volontiers naturellement la fermeture du lavoir public, des lavoirs privés quand ils ne les intéresent pas et surtout du débit des bornes fontaines publiques. L'un deux ne demandait-il pas leur fermeture complète ?

Ils ne comprendront jamais, ils ne veulent pas comprendre tant ils ont d'autres préoccupations que les limitations et les restrictions imposées, le tout d'abord dans leur intérêt pour leur réserver à eux qui en ont si grand besoin, la plus grande quantité d'eau disponible en en privant d'abord les autres qui auraient peut être après tout autant de droits qu'eux à en disposer. On a tort décidement de vouloir essayer de faire le bonheur des autres malgrés eux !

Mes chers collègues, ces voeux sont l'aboutissement de la campagne dont je vous ai parlé précédemment. tant que j'ai été en lutte à la malveillance et aux tracasseries de quelques égoïstes dont les attaques dissimulaient mal d'ailleurs l'intérêt personnel, j'ai fait front aux adversaires avec sérénité. Maintenant qu'ils sont "brûlés" ils préfèrent pour atteindre leur but les attaques sournoises, les insinuations malveillantes, les basses machinations ou les petits complots qui réussissent toujours à surprendre la bonne foi de quelques ignorants ou irréfléchis.

A chacun ses armes et ses méthodes.

Ce ne sont pas les miennes ! On ne lutte pas avec ceux qui ne cherchent qu'à vous tuer dan le dos.

Je veux bien croire en effet que certains Nérisiens n'ont pas le Maire qu'ils méritent mais moi j'ai conscience aussi de n'avoir pas mérité de tels administrés !

En conséquence, j'ai décidé de donner ma démission de Maire de Néris les Bains.

Avant de vous donner lecture de la lettre que j'adresse à Mr le Sous Préfet de Montluçon, je vous demande la permission d'ajouter quelques mots :

Je tiens à remercier d'abord tous mes collègues municipaux de la longue collaboration qu'ils m'ont accordée pendant les 26 années durant lesquelles ils m'ont confié la présidence de leur assemblée. Je remercie plus particulièrement et de tout mon coeur ceux qui ont toujours su placer l'intérêt général de dessus de leurs intérêts particuliers, ou professionnels ou corporatifs pour si respectables qu'ils soient.

Mes collègues de la campagne n'ont jamais refusé les crédits indispensables au développement de la cité thermale. Avec courage et abnégations parfois, ils ont consenti tous les sacrifices nécessaires. Sans récriminations ils ont attendu avec une patience persévérante le moment où l'on pouvait enfin donner satisfaction à leurs trop légitimes revendications. Qu'ils soient remerciés tout spécialement. Ils ont donné la un singulier exemple de solidarité sociale.

Je remercie tous mes collègues des commissions administratives de l'hôpital et du bureau de bienfaisance. J'ai toujours trouvé auprès d'eux le dévouement le plus complet, les plus profonds sentiments d'humanité et de scrupuleuse impartialité.

Je remercie aussi les employés de la mairie pour le concours si dévoué qu'ils n'ont cessé de me donner. Mr FAYOL qui va prendre bientôt une retraite bien gagnée, a été pour moi un collaborateur de tous les instants. Son dévouement et son désintéressement m'ont profondément touché, je ne puis lui adresser de plus juste hommage qu'en disant qu'il a bien mérité de la municipalité et de la ville de Néris. Mr DELANNE qui va lui succéder n'a pas hésité à s'engager sur les traces de son prédécesseur, il est plein de bonne volonté et nous a déjà rendu des services appréciables.

Je ne voudrais pas oublier le Directeur Econome de l'hôpital thermal dont j'ai pu apprécier depuis longtemps les qualités d'ordre et d'économie, de probité et de loyauté. Grâce à lui, l'établissement qu'il dirige peut, à bon droit, figurer aux premier rangs. La sollicitude pour les malades, son soucis des intérêts de l'hôpital lui ont toujours valu du reste, les compliments de la commission administrative.

Je remercie enfin et tout spécialement Mr MERCIER, ingénieur des ponts et chaussées, agent voyer communal. Sa probité, sa compétence, son désintéressement et sa puissance de travail nous en ont fait un collaborateur des plus précieux. Nous lui devons le plan d'embellissement de la ville de Néris qui non seulement a recueilli les félicitations unanimes mais a encore été maintes fois cités en exemple.

Je remercie les habitants de la campagne dont le rude bon sens malgrés qu'ils soient le nombre a su résister à des sollicitations intéressées qui tentaient de les dresser contre la station thermale. Ils ont souvent, sur d'autres, la supériorité que leur donne l'habitude de ne compter que sur eux et sur leur travail et avec les intempéries contre lesquelles les récriminations sont vaines.

Aussi suis je particulièrement heureux d'avoir pu tenir les promesses que je leur avais faites cet hiver. Leurs chemins vont être enfin améliorés, celui qui dessert Pérassier, BourdessouleBourdessoule, les Boulades, les Rochats jusqu'au Tilleul est déjà avancé, son achèvement définitif est très prochain. Le chemin de Marignon aux Ferrières, après avoir subi un très long retard malheureusement mais qui ne nous est pas imputable, va incessamment pouvoir être repris et terminé. Le pont de Sainte Agathe et le chemin des Mazières seront mis en adjudication sous peu. La réfection de deux chemins à Nerdre, la construction d'un pont neuf et l'agrandissement d'un autre sont choses faites ou à peu près. Le chemin des Triers à Montigny dont le projet vient d'être soumis à l'enquête va pouvoir être entrepris incessamment.

Non seulement tous les emprunts nécessaires à tous ces travaux ont été votés et réalisés, mais depuis longtemps déjà les fonds sont dans la caisse municipale où ils n'attendaient que l'accomplissement des formalités indispensables.

Enfin, les engagements récents pris par le Conseil Municipal leur donnent l'assurance d'avoir à bref délai l'électricité dans toutes les maisons et les fermes du territoire communal ; solution qui avait du être retardée jusque là bien que le projet ait été accepté depuis longtemps, faute de la subvention de l'état qui vient seulement de nous être accordée.

Je remercie enfin les habitants qui m'ont toujours donné leur confiance et me l'ont si longtemps renouvelée en conservée. Sans qu'ils le sachent ou même sans qu'ils s'en doutent, leur sympathie m'a été d'un précieux réconfort moral dans les moments difficiles. C'est pour eux, c'est pour leur prouver ma reconnaissance que j'ai sans cesse lutté pour le plus beau et le plus grand Néris.

Maintenant à chacun de faire son examen de conscience. On a semé le vent, on pourrait bien récolter la tempête.

Je ne récrimine pas contre nos adversaires, ils ont joué leur jeu. Je leur demande seulement, pour Néris, de justifier maintenant leur attitude.

Quant à moi, j'ai accompli de mon mieux mon devoir social. Je ne regrette rien de mon passé. J'envisage l'avenir avec confiance.

Je souhaite à mon successeur de défendre les intérêts de Néris avec plus d'autorité et de clairvoyance que j'ai pu le faire. Je ne crois pas qu'il puisse apporter à l'accomplissement de sa fonction plus de dévouement , de désintéressement et d'impartialité que j'y ai mis.

Dans tous les cas, instruit par une expérience déjà longue, je lui donne d'avance l'assurance que je ne ferais rien pour décourager sa bonne volonté où lui susciter inutilement des difficultés dans l'accomplissement d'une tâche parfois délicate, souvent difficile, toujours ingrate.

Voici donc maintenant la lettre que j'adresse à Mr le Sous Préfet de Montluçon :

"Néris les Bains, le 1er octobre 1933

Monsieur le Sous Préfet

J'ai l'honneur de vous adresser ma démission de Maire de Néris les Bains et de vous informer que ma décision est absolument irrévocable.

Je conserve cependant mon mandat de conseiller municipal car j'estime qu'il est de mon devoir, malgré mon vif et bien légitime désir de retrouver enfin ma liberté complète, de ne pas abandonner immédiatement et de mon propre gré un poste qui m'a été confié par la majorité de mes concitoyens et qui comporte la connaissance de certaines questions que je suis à peu près seul, malheureusement, a avoir étudiées.

Veuillez agréer, je vous prie, Monsieur le Sous Préfet, l'assurance de ma haute considération.

Le Maire, signé Docteur DESCLOUX."

Les 12 et 19 novembres, de nouvelles élections ont lieu et, le 26 novembre 1933, le nouveau conseil municipal se réunit pour élire son maire.

Conseillers en exercice : DESRIOT Antoine, NURET Jean, MIEL Jean, GAYON Jean, FAURE Pierre, MARANDET Pierre, CHAUMAT Antoine, VILLATTE Achille, LASSALAS Joseph, BOUGEROL Théodore, DAGOIS Alfred, MAGE Thomas, BEDOIN Jean.

Conseillers proclamés les 12 et 19 novembre : SOULIER Jean, VERNIER Claude, NURET Louis, CONFESSON Gilbert, LIMOGES Henri, MANSAT Louis, BOURGEON Antoine, DELIDET Jean.

Mr MAGE Thomas, le plus âgé, prend la présidence.

Nombre de bulletin dans l'urne : 21 ; Bulletins blancs : 7 ; Suffrages exprimés : 14 ; Majorité absolue : 8

Ont obtenu

Mr BEDOIN Jean : 14 voix, qui est donc proclamé maire.

1er Adjoint : DAGOIS Alfred ; 2ème adjoint : DELIDET Jean ; 3ème adjoint : LASSALAS Joseph

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10 avril 2009

Réunion du conseil municipal du 14 août 1904

Hospice

Mr le maire soumet au conseil pour avis une délibération par laquelle la commission administrative de l’hospice vote un crédit de 5000 francs pour payer les tickets nécessaires aux malades de l’hospice qui suivent un traitement à l’établissement thermal.

Le conseil, à l’unanimité, approuve cette délibération.

Assurance des Sapeurs Pompiers

Mr le maire expose au conseil que l’assurance des sapeurs pompiers contre les accidents contractée en 1901 est périmée. En conséquence, il soumet un projet de renouvellement pour 10 ans de cette assurance.

Le conseil, à l’unanimité, vote le renouvellement pour 10 ans de l’assurance des sapeurs pompiers dont l’effectif est de 23 hommes y compris l’officier pour lesquels la commune aura à payer une prime annuelle de 56,35 francs et vote un supplément de crédit de 4,90 francs pour l’année courante à prélever sur l’excédent des recettes du budget additionnel, le crédit inscrit au budget de 1904 n’étant que de 51,45 francs.

Aménagement d’une 3ème classe à l’école communale des filles

Mr le maire donne lecture du rapport de Mr TALBOURDEAU, architecte, ç la suite de la délibération du conseil municipal du 7 dernier, relativement à l’aménagement d’une 3ème classe de fille.

Ce rapport est ainsi conçu :

« L’école de filles est actuellement composée de 2 classes ayant comme surface l’une 10,10 m x 7 m = 70,70 m², pour l’autre 7 m x 8 m = 56 m².

La hauteur de 3,50 m donne comme cube pour une classe 247,45 pour l’autre 196.

Pour donner satisfaction à la demande de l’administration, il suffirait d’établir une cloison dans la plus grande de ces classes de façon à faire deux classes.

En effet, une classe de 70,70 m² est beaucoup trop grande pour les 40 ou 45 élèves qui y prennent leurs leçons, l’autre classe de 56 m² restant la même peut contenir facilement 60 élèves.

On aurait alors ; la population scolarisée à loger étant au maximum de 140 élèves :

1°) une classe de 60 élèves (existante) ;

2°) une classe de 38,50 m² pouvant contenir 45 élèves ;

3°) une classe de 31,50 m² pouvant contenir 35 élèves.

Ce qui fait un total de 140 élèves.

Il suffirait, en plus de la cloison, de transformer les 2 portes pleines en portes vitrées pour avoir suffisamment de lumière dans ces deux classes.

C’est, à notre avis, la solution la plus pratique et sans grande dépense pour la commune pour donner satisfaction à la demande de l’administration.

Signé : TALBOURNEAU»

Comme suite à ce rapport, un devis des dépenses occasionnées par cette transformation a été fait par ce dernier qui s’élève à la somme de 650 francs y compris l’achat d’occasion d’un mobilier scolaire.

Le conseil, après en avoir délibéré, à l’unanimité approuve les conclusions du rapport de l’architecte, décide la transformation projetée conformément au devis présenté et dit que cette dépense sera prélevée sur les fonds disponibles de l’exercice courant.

Indemnité pour prêt d’une baraque

Mr le maire expose au conseil que Mr PINGUET François réclame une indemnité de 20 francs pour avoir prêté ses baraques à la commune pendant la saison 1904. Le conseil, à l’unanimité, vote cette indemnité de 20 francs à prélever sur le produit de location des baraques.

Affaire MARANDET

Mr LAFFONT donne lecture au conseil de son rapport dans l’affaire MARANDET.

Messieurs,

Par un échange intervenu entre Mr REIGNIER et la veuve LAMOINE en date du 20 décembre 1866 avec plan annexé et approuvé par Mr le Préfet de l’Allier, Madame LAMOINE n’a abandonné ses droits dans la rue de la Cave que pour la partie teintée en rose sur le plan et a conservé tous ses droits sur tout le reste de la rue, c'est-à-dire de la partie supérieure de la fontaine à l’extrémité de la rue.

Madame Veuve LAMOINE étant la propriétaire qui a vendu les terrains qui longent la rue de la Cave à l’hospice de Néris avec tous ses droits.

Je crois le conseil suffisamment éclairé pour lui permettre de prendre une décision.

Le conseil,

Considérant que dans l’échange intervenu en 1866 entre la commune, Mr REIGNIER et la Veuve LAMOINE, cette dernière a réservé tous ses droits dans la partie de la rue de la Cave réservée pour se rendre à la fontaine de ce nom, les abandonnant seulement sur la partie teintée en rose du plan d’alignement dressé en 1866 et approuvé le 10 mars 1868 dont une partie est annexée à l’acte d’échange ;

Considérant que la demande de Mr MARANDET d’acquérir tous les droits de la commune dans cette partie de rue ne peut être acceptée avant que l’hospice acquéreur de la propriété Veuve LAMOINE, propriétaire riveraine, ait elle-même fait usage ou abandon de son droit de préemption dans cette rue ;

Décide de demander l’autorisation d’aliéner cette partie de rue qui ne peut être actuellement d’aucune utilité pour la commune en raison de l’anticipation et de l’installation de cabinets d’aisance s dans la fontaine faites par Mr MARANDET et dit que la demande de ce dernier ne sera examinée qu’après que les formalités légales seront remplies en ce qui concerne les droits de l’hospice.

Adduction d’eau potable

Mr le maire donne lecture au conseil d’une lettre de Mr ROLIN faisant suite à l’entretien qu’il a eu avec la commission le 8 dernier au sujet de son projet d’adduction d’eau potable.

Cette lettre est ainsi conçue :

« Monsieur le maire de Néris les Bains,

J’ai vu aujourd’hui le chef de division chargé des affaires communales à la préfecture du Cher.

Bien que le cas qui nous occupe ne se soit pas encore présenté dans le Cher, après examen de la loi du 31 mars 1903, son avis est que la commune ne s’imposant pas de sacrifices, nous n’aurions aucune chance d’obtenir une subvention sérieuse et que cela ne pourrait retarder l’approbation de notre contrat.

Voici donc ce que je vous proposerais. Je prendrais tout à ma charge, la commune ne s’engageant que pour le paiement de l’eau des bornes fontaines et de ses établissements.

Il n’y aurait pas de clause de rachat au début de la concession. Je vous proposerais en échange de faire participer la commune à raison de 10 % sur les recettes brutes au dessus de 12000 francs.

La concession aurait une durée ferme de 45 années, les travaux exécutés pendant les 15 dernières années pour l’augmentation du réseau de canalisation seraient, à l’expiration, remboursable à dire d’expert.

Les autres clauses seraient celles de ma lettre du 6 août.

Le contrat établi de cette façon, n’entraînant pas de fourniture de projet, pourrait être approuvé rapidement et nous serions prêts en temps voulu.

Veuillez agréer, Monsieur le maire, l’assurance de mes sentiments distingués.

Signé : ROLIN ».

La première lettre était formulée ainsi :

« Monsieur le maire de Néris les Bains,

Comme suite aux entretiens que nous avons eus ces jours-ci au sujet de l’amenée d’eau potable à Néris, j’ai ‘honneur de vous soumettre  ci-dessous les conditions qui me permettront de m’en charger.

J’exécuterais à mes frais tous les travaux de captage, conduites d’amenées, réservoirs, canalisations en ville et tous leurs accessoires.

La commune de Néris mettrait à ma disposition la source qui lui appartient et celles qu’elle pourrait acquérir.

Les canalisations et réservoirs seraient établis de façon à permettre l’utilisation journalière de 250 m3 au minimum.

Le prix de vente de l’eau serait de 1 franc par m3 pour les particuliers et de moitié pour la commune, tant pour l’usage des bâtiments communaux que pour celui des bornes fontaines.

La durée de la concession serait de 45 années avec faculté de rachat pour la commune à partir de la trentième année suivant des bases à déterminer.

La commune de Néris ferait bien entendu toute diligence afin que les travaux puissent commencer assez tôt afin que le service fonctionne pour la saison 1905.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mes sentiments distingués.

Signé : ROLIN. »

Plusieurs membres du conseil seraient d’avis que l’on réserve la possibilité du rachat de la concession pour la commune vers 1913 et de demander à Mr ROLIN que la durée de la concession soit portée à 40 années au lieu de 45.

Après plusieurs échanges d’idées entre les membres du conseil, Mr le maire est chargé de poursuivre les négociations avec Mr ROLIN afin d’arriver à une prompte solution.

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07 avril 2009

Réunion du conseil municipal du 7 août 1904

Création d’un deuxième poste d’institutrice adjointe

Mr le maire expose au conseil que par suite de l’arrêté du Ministre de l’Intérieur en date du 26 juillet dernier qui supprime l’école congréganiste de filles de Néris à partir du 1er octobre prochain, les locaux scolaires de l’école communale sont insuffisants pour recevoir les élèves de l’école supprimée.

De plus, un 2ème emploi d’institutrice adjointe sera nécessaire.

Il donne lecture au conseil d’une lettre de Mr le Sous Préfet à ce sujet. Il y a donc lieu de s’occuper de cette question pour qu’à la rentrée les classes, toutes les mesures soient prises pour recevoir les élèves.

Le conseil, après en avoir délibéré, à l’unanimité demande :

1°) qu’un deuxième poste d’institutrice adjointe soit créé à l’école communale de Néris ;

2°) décide que l’aménagement d’une 3ème classe sera fait après avis, rapport et devis de l’architecte de la commune.

Ecole de Nerdre

Mr le maire donne lecture au conseil du rapport de Mr l’Inspecteur d’Académie faisant suite à la délibération du conseil municipal du 29 mai dernier demandant le remplacement de l’institutrice par un instituteur à l’école du hameau de Nerdre.

Le conseil, après en avoir délibéré, maintien sa première délibération demandant un instituteur à la place d’une institutrice à l’école de Nerdre et vote la somme de 80 francs pour le traitement de la maîtresse de couture.

Bureau de bienfaisance

Mr le président soumet au conseil deux délibérations de la commission administrative du bureau de bienfaisance : la première annulant deux titres de recettes s’élevant à 215,67 francs établis en 1901 au nom de Mr PINGUET pour le droit des pauvres sur les chaises pendant les concerts du Parc ; la 2ème votant une somme de 50 francs pour paiement d’honoraires dus à Mr DUCEAU, avocat de Montluçon, pour consultations et plaidoiries devant le tribunal de première instance de Montluçon dans l’affaire soutenue contre Mr PINGUET (droits des pauvres sur les chaises pendant les concerts du Parc, saison 1901) .

Le conseil, à l’unanimité, approuve ces délibérations.

Assurance des édifices communaux

Mr le maire expose au conseil que l’assurance des édifices communaux contre l’incendie contractée en 1894 sera périmée le 10 août prochain. En conséquence, il soumet au conseil un projet de renouvellement de cette assurance.

Le conseil, à l’unanimité, approuve cette police d’assurance s’élevant à la somme totale de 94900 francs pour lesquels la commune paiera une prime annuelle de 27,80 francs.

Arrosage des rues

Mr le président expose au conseil que l’arrosage des rues coûtera cette année 248,40 francs d’après l’engagement pris par Mr BERTHON.

Il y a donc lieu de voter cette somme.

Le conseil, à l’unanimité, vote cette somme de 248,40 francs à prélever sur les fonds versés à titre de don manuel par Mr JACQUEMIN, Président de la compagnie fermière.

Adduction d’eau potable

Mr le maire donne lecture au conseil d’une proposition d’adduction d’eau potable faite par Mr ROLLIN, entrepreneur à Bourges.

Le conseil nomme une commission composée de Mrs DUMAS, LAFONT, MARTINAT, LAFONT E., MOREAU P., MOREAU E., NURET, MIGAT et MEUNIER pour entendre les explications de Mr ROLIN et fixe la réunion de cette commission au lundi 8 août à 8 heures du soir.

Hospice

Mr le maire soumet ensuite au conseil pour avis une délibération par laquelle la commission administrative de l’hospice vote l’augmentation du dixième de traitement du receveur de cet établissement.

Le conseil, considérant qu’au moment de la création du poste de receveur des établissements de bienfaisance, le traitement du receveur était de 947 francs, qu’aujourd’hui, par suite de la révision des traitements du receveur du bureau de bienfaisance il se trouve porté à 1031 francs, d’où une augmentation de 84 francs ;

Considérant que les fonctions de receveur n’exigent qu’un travail insignifiant qui parait être suffisamment rémunéré et que, d’autre part, ce receveur est titulaire d’une pension viagère de 60 francs par mois ;

Considérant que la proposition faite par Mr BOISSIER à la suite des élections municipales ne peut être qu’une récompense en faveur du receveur faite au détriment des indigents de l’hôpital en raison des démarches auprès des électeurs, de la signature qu’il a apposée en bas d’une protestations sans fondement et de services électoraux de toutes sortes et non une légitime indemnité ;

Emet un avis défavorable à cette délibération.

Assistance médicale

Le conseil, fermé ensuite en comité secret, approuve la liste de révision trimestrielle de l’assistance médicale gratuite qui ne comporte qu’une addition.

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23 janvier 2009

Réunion du conseil municipal du 19 juin 1904

Bureau de bienfaisance

Mr le maire soumet au conseil une délibération par laquelle la commission administrative du bureau de bienfaisance approuve un traité conclu entre Mr AUBEL, maire, au nom du bureau de bienfaisance et Mr JACQUEMIN, président de la Compagnie Fermière pour les droits des pauvres dû pour présentations théâtrales et fêtes organisées dans les dépendances de la concession pendant l’année 1904. A l’unanimité, le conseil approuve cette délibération.

Demande dispense (réservistes)

Mr le maire soumet au conseil deux demandes de dispenses à titre de soutien de famille formées par les nommés BIDET Georges et LAGRANGE Louis de la classe 1897. A l’unanimité, le conseil émet un avis très favorable à leurs demandes.

Loyer du musée

Sur la demande de Mr le maire, le conseil approuve la location verbale pour une année seulement au prix de 140 francs d’une maison appartenant à Mme Veuve JEAN BAPTISTE pour l’installation du musée. Cette location part du 1er avril 1904.

Sapeurs Pompiers

Sur la proposition de son président, le conseil autorise le sous-lieutenant commandant la subdivision des sapeurs pompiers à faire l’acquisition de casques pour l’effectif de sa subdivision et met ainsi à sa disposition la somme de 196,90 francs, reliquat des subventions accordées par l’état en 1902 et 1903.

Vœu relatif à l’examination de la licence

Sur la proposition de Mr LEGAY, le conseil émet le vœu que les habitants de Néris qui se privent de leur logement personnel pour louer une chambre meublée pendant la saison thermale soient exonérés de la licence imposée par l’administration des contributions indirectes.

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21 janvier 2009

Réunion du conseil municipal du 29 mai 1904

Bureau de bienfaisance – nomination d’un ordonnateur

Mr le président soumet au conseil une délibération par laquelle la commission administrative du bureau de bienfaisance nomme aux fonctions d’ordonnateur dudit établissement Mr MEUNIER Célestin en remplacement de Mr ROCHETTE Auguste, décédé. A l’unanimité, le conseil approuve cette délibération.

Hospice

Mr le maire soumet au conseil les procès verbaux d’adjudication pour la fourniture du pain, du vin, de la viande, de la graisse et de l’épicerie nécessaire à l’hôpital pendant l’année 1904. Ces adjudications ont été faite au profit de Mrs DUCROS, LEGAY, GIRAUDAT, LABARRE et Mme Veuve ANTOINE. Le conseil, à l’unanimité, approuve ces adjudications.

Il donne également un avis favorable à une délibération par laquelle la commission de l’hospice approuve les dépenses de cet établissement excédant 300 francs.

Annulation d’un titre de recettes

Mr le maire expose au conseil qu’un titre de recettes de 150 francs a été établi en 1903 au nom de Mr SUCHET demeurant à Désertines pour indemnité pour prêt d’une baraque.

Ce dernier n’ayant pas pris possession de sa baraque, il y a lieu de prendre une délibération pour annuler ce titre de recettes et en donner décharge au Receveur. Le conseil, à l’unanimité, déclare l’annulation de titre de recettes précité.

Taxe militaire

Mr le maire soumet au conseil un état dressé par Mr le contrôleur des contributions directes relativement à la taxe militaire concernant le jeune ALIBERT Alexis de la classe 1901.

Le conseil, considérant qu’ALIBERT est l’aîné de 5 orphelins dont 4 sont actuellement à sa charge, à l’unanimité déclare que ce jeune homme doit être dispensé de la taxe militaire.

Demande BOURGEON

Mr le maire donne lecture au conseil d’une lettre par laquelle Mr BOURGEON, facteur du télégraphe, demande une augmentation de salaire.

A l’unanimité, le conseil lui accorde une augmentation de 60 francs par an.

Demande du tambour afficheur

Mr le président communique au conseil une lettre de Mr ANDRE Louis, tambour afficheur, par laquelle celui-ci sollicite le rétablissement de l’indemnité qui lui était allouée autrefois pour ce travail invoquant à l’appui de sa demande la suppression du monopole de l’affichage et le préjudice à lui causé depuis cette réforme.

Le conseil, reconnaissant le bien fondé des déclarations de Mr ANDRE, à l’unanimité déclare rétablir l’indemnité de 80 francs qui lui était attribuée autrefois et lui vote 50 francs pour l’année courante.

Fête patronale du 5 juin

Sur la proposition de son président, le conseil vote une somme de 200 francs au comité des commerçants à l’occasion de la fête patronale. Sur cette somme, 50 francs seront  réservés pour l’achat de drapeaux.

Demande VERNADAT

Mr le maire expose au conseil que Mr VERNADAT, demeurant à Montluçon, demande à ce que la commune lui loue un emplacement sur la place des baraques, entre les deux parcs, à la suite de celles existantes sur une longueur de 6 mètres et 2 mètres de largeur.

Il offre une location annuelle de 100 francs pendant six années. En plus de cette location, le kiosque qu’il construirait sur cet emplacement reviendrait propriété de la commune à l’expiration des 6 années.

A l’unanimité moins Mr LAFONT Edmond qui ne prend pas part au vote, le conseil accepte les offres faites par Mr VERNADAT et autorise le maire à traiter avec celui-ci aux conditions énumérées ci-dessus.

Cimetière

Sur la proposition de son président et de plusieurs de ses membres, le conseil désigne Mrs LAFONT – MARTINAT, MIGAT et MEUNIER à l’effet d’élaborer un règlement pour la tenue d’un cimetière qui laisse beaucoup à désirer.

Pétition des habitants de Saint Jean, Nerdre…

Mr le maire communique au conseil une pétition des habitants de Saint Jean, Nerdre, Les Malettes, recouvert de près de 80 signatures demandant la construction d’un chemin reliant plus directement les villages de Saint Jean et de Nerdre.

Le conseil, après en avoir délibéré, charge Mrs BOURDIER, DESRIOT et GREUZAT, conseillers municipaux de la région, lesquels, d’accord avec Mrs le Maire, l’adjoint délégué à la voirie et l’agent voyer, pourront étudier la question sur les lieux et déposer un rapport à ce sujet.

Ecole de Nerdre

Mr GREUZAT appelle l’attention du conseil sur la situation de l’école de Nerdre. Il fait observer que cette école n’est fréquentée que par une faible partie de la population scolaire de la région ; que des pères de famille n’y envoient pas leurs enfants, que d’autres les retirent dés l’âge de 9 à 10 ans pour les envoyer dans les écoles communales de Montluçon où les familles n’ont cependant pas les mêmes avantages que dans l’école de Nerdre puisqu’elles doivent payer les fournitures classiques.

De plus, il est à craindre qu’à une époque prochaine, les enfants de Néris ne soient plus reçus à Montluçon en raison de l’exiguïté des locaux scolaires de cette ville.

Il demande que des mesures soient prises pour retenir les enfants à l’école de Nerdre.

Mrs BOURDIER et LEGAY disent qu’un instituteur dans une école mixte de l’importance que devrait avoir celle de Nerdre, rendrait probablement plus de services à l’enseignement qu’une institutrice, que les cours des garçons doivent être supérieurs à ceux des filles.

Le conseil, après en avoir délibéré, émet le vœu que l’administration veuille bien étudier la question et donner satisfaction aux intéressés.

Assistance médicale

Le conseil, réunit ensuite en comité secret, approuve la liste de révision trimestrielle de l’assistance médicale gratuite qui comporte 5 additions et 2 radiations.

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15 janvier 2009

Réunion du conseil municipal du 15 mai 1904

La séance a été ouverte sous la présidence de Mr AUBEL maire, qui après l’appel nominal a donné lecture des résultats constatés aux procès verbaux des élections et a déclaré installer Mrs DUMAS Jean, AUBEL Louis, MOREAU Pierre, MOREAU Eugène, LAMOINE Jacques, LAFONT – MARTINAT, LEGAY Victor, FAURE Jean, CHEVALIER Joseph, MARTINAT François, MIGAT Marien, SOULIER Pierre, MEUNIER Célestin, DESRIOT Pierre, LAFONT Edmond, BOURDIER Louis, NURET Joseph, CAILLOT Louis, GREUZAT Martin, BERTHOMMIER Pierre, et LABONNE Jean dans leurs fonctions de conseillers municipaux.

Mr CAILLOT Louis, le plus âgé des membres du conseil, a pris ensuite la présidence.

Le conseil a choisi pour secrétaire Mr LAMOINE Jacques.

Election du maire

Le président, après avoir donné lecture des articles 76, 77 et 80 de la loi du 5 avril 1884 a invité le conseil à procéder au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages à l’élection d’un maire.

Chaque conseiller municipal, à l’appel de son nom, a remis fermé au président son bulletin de vote écrit sur papier blanc.

Le dépouillement du vote a donné les résultats ci après :

Nombre de votants : 20

Bulletins blancs ou nuls : 1

Reste : 19

Majorité absolue : 10

Ont obtenus : Mr AUBEL Louis : 19 voix

Mr AUBLE Louis ayant obtenu la majorité absolue a été proclamé maire.

Election du premier adjoint

Il a été procédé ensuite dans les mêmes formes et sous la présidence de Mr AUBEL Louis, élu maire, à l’élection du premier adjoint.

Le dépouillement du scrutin a donné les résultats suivants :

Nombre de votants : 20

Bulletins blancs ou nuls : 0

Reste : 20

Majorité absolue : 11

Ont obtenu : Mrs LEGAY Victor 19 voix, Dumas 1 voix.

Mr LEGAY Victor ayant obtenu la majorité absolue des suffrages a été proclamé premier adjoint.

Election du second adjoint

Il a été procédé ensuite dans les mêmes formes à l’élection du second adjoint. Le dépouillement du scrutin a donné les résultats suivants :

Nombre de votants : 20

Bulletins blancs ou nuls : 0

Reste : 20

Majorité absolue : 11

Ont obtenu : Mrs LAFONT – MARTINAT 19 voix, BOURDIER 1 voix.

Mr LAFONT – MARTINAT ayant obtenu la majorité absolue des suffrages a été proclamé second adjoint.

Délégués hospice

Mr le président, après avoir donné lecture de la loi du 13 juillet 1893 sur l’assistance médicale gratuite et des articles 1, 4 et 5 de la loi du 5 août 1879 sur les commissions administratives, invite le conseil à procéder au scrutin secret et à la majorité absolue des suffrages à l’élection de deux délégués dans la commission administrative de l’hospice de la commune.

Chaque conseiller municipal, à l’appel de son nom, a écrit son bulletin de vote sur papier blanc et l’a remis fermé au président.

Le dépouillement du vote a donné les résultats ci-après :

Nombre de votants : 20

Bulletins blancs ou nuls : 0

Reste : 20

Majorité absolue : 11

Ont obtenu : Mrs LAFONT Edmond 18 voix, DUMAS Jean 14 voix, LAFONT – MARTINAT 12 voix, MEUNIER 1 voix, MARTINAT père 1 voix, CAILLOT 1 voix.

Mrs LAFONT Edmond et DUMAS Jean, ayant obtenu la majorité absolue ont été proclamés délégués pour l’hospice.

Délégués bureau de bienfaisance

Il est procédé ensuite dans les mêmes formes à la nomination de deux délégués pour la commission administrative du bureau de bienfaisance.

Le dépouillement du vote a donné les résultats ci-après :

Nombre de votants : 20

Bulletins blancs ou nuls : 0

Reste : 20

Majorité absolue : 11

Ont obtenu : Mrs MOREAU Pierre 20 voix, MEUNIER Célestin 17 voix, LAFONT – MARTINAT 2 voix, DUMAS 1 voix.

Mrs MOREAU Pierre et MEUNIER Célestin, ayant obtenu la majorité absolue ont été proclamés délégués pour le bureau de bienfaisance.

Commission du budget

Mr le maire propose au conseil de nommer une commission pour examiner les comptes de 1903 et préparer les budgets de 1904 et 1905.

Le conseil, à l’unanimité nomme pour faire partie de cette commission Mrs LAFONT – MARTINAT, LAFONT Edmond, MOREAU Eugène, MIGAT, DESRIOT.

Heure des séances du conseil

Mr GREUZAT expose au conseil que l’heure du matin choisie pour les séances du conseil le mettrait dans l’impossibilité d’assister à la plupart des séances.

Il propose de fixer l’heure des séances à deux heures de l’après midi.

Plusieurs conseillers sont d’un avis contraire tout au moins pour les séances d’août, novembre et février. Cependant, satisfaction pourrait être donnée à Mr GREUZAT pour la session de mai, une séance sur deux à la session d’août.

Le conseil décide à l’unanimité que lors des réunions du conseil, celui-ci pourra fixer l’heure de la convocation pour la séance suivante.

Il fixe ainsi sa prochaine réunion au dimanche 29 mai à 9 heures du matin.

Mr DUMAS demande ensuite la parole. Il propose, à l’occasion de l’installation de la municipalité et des commissions des bureaux d’assistance de faire une quête au profit du bureau de bienfaisance.

La quête ainsi faite a produit une somme de 19,50 francs qui a été versée publiquement séance tenante dans le tronc des pauvres installé à la mairie.

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13 janvier 2009

Réunion du conseil muncipal du 10 avril 1904

Après lecture du procès verbal de la dernière séance qui est adopté, Me MEUNIER demande la parole et prononce l’allocution suivante :

« Messieurs,

Permettez moi au début de cette réunion de rappeler le souvenir d’un ancien collègue, qui, par sa situation indépendante, ses relations, et la sincérité de ses convictions politiques joua un rôle important dans nos assemblées communales. J’ai nommé Mr Auguste ROCHETTE.

Né le 10 mai 1838, il appartenant à cette phalange de républicains sincères et dévoués qui établirent la troisième République. Comme eux, il vota non au plébiscite, membre de la commission du 4 septembre 1870, il fut un de ceux qui proclamèrent la République à Néris.

Conseiller municipal de 1870 à 1879, puis de 1900 à 1904, Auguste ROCHETTE sut gagner la confiance de ses collègues qui estimèrent toujours cet esprit libéral.

Administrateur de l’hôpital thermal, il conserva pendant 26 ans de 1878 à 1904 la double fonction d’administrateur et d’ordonnateur de cet établissement de charité.

Fondateur, administrateur et ordonnateur du Bureau de Bienfaisance depuis 1870 jusqu’à sa mort, c’est là sans contredit que Mr ROCHETTE déployait la plus grande activité.

Nous le voyions présidant chaque année à l’installation et à l’organisation de ces fêtes de bienfaisance, ne marchandant ni son temps ni sa peine pour en garantir le succès.

Quant tout était réglé, Auguste ROCHETTE s’empressait de faire part à ses collègues du résultat obtenu.

Toujours heureux et fier d’encaisser la forte somme au nom des pauvres dont il fut pendant 34 ans le généreux fidèle et digne dispensateur.

Tant à l’hospice qu’au bureau de bienfaisance, son but principal a été atteint puisqu’il venait de laisser à ses successeurs une situation financière brillante et prospère.

Devant une carrière administrative aussi longue que bien remplie, je crois être l’interprète de tous mes collègues du conseil municipal en rendant un hommage respectueux à la mémoire du sincère démocrate, du conseiller municipal, de l’administrateur dévoué, de l’ordonnateur serviable et consciencieux que fut toujours Auguste ROCHETTE ».

Le conseil, à l’unanimité, décide que cette allocution soit inscrite au registre des délibérations.

Fournitures de vivres à l’hospice

Mr le maire soumet au conseil pour avis le projet de cahier des charges dressé par la commission administrative de l’hospice pour l’adjudication des fournitures de vivres nécessaires à l’hospice pendant l’année 1904.

Le conseil, à l’unanimité, émet un avis favorable à ce projet de cahier des charges.

Hospice

Mr le maire soumet ensuite au conseil une délibération par laquelle la commission administrative de l’hospice décide que, comme les années précédentes, les commerçants patentés de la commune pourront seuls concourir à l’adjudication des fournitures des vivres pendant l’année 1904.

A l’unanimité, le conseil émet un avis favorable à cette délibération.

Demande dispense (réserviste)

Mr le maire soumet au conseil une demande de dispense à titre de soutien de famille formée par le nommé BOUGEROL Jules, réserviste de la classe 1894. Le conseil, après en avoir délibéré, considérant que BOUGEROL est marié, père de famille ayant à sa charge sa mère veuve et âgée, a l’unanimité émet un avis très favorable à sa demande.

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11 janvier 2009

Réunion du Conseil Municipal du 28 février 1904

Cimetière

Mr le maire expose au conseil que le manque d’un conduit d’égout dans le cimetière empêche actuellement la vente de concessions perpétuelles.

Il demande au conseil de vouloir bien désigner une commission qui serait chargée de s’occuper de cette question et le cas échéant s’entendre avec les concessionnaires actuels pour remédier à cet état de choses.

Mrs MOREAU E., LAFONT et MEUNIER sont désigné pour faire partie de cette commission.

Elagage des arbres de l’avenue Reignier

Mr le maire fait connaître au conseil que la commission nommée pour s’occuper de l’élagage des arbres de l’avenue Reignier a traité avec Mrs LASNIER et BARRET, jardiniers à Néris pour la somme de 260 francs.

Ce travail étant à peu prés terminé,, il demande au conseil de vouloir bien voter cette somme pour solder cette dépense.

A l’unanimité, le conseil vote le paiement de cette dépense soit 260 francs à prélever sur les fonds disponibles versés en 1903 par Mr CATANEO, directeur du Casino.

Lavoirs publics

Mr le maire soumet au conseil les décompte et procès verbal de réception définitive des travaux de constructions de deux lavoirs publics, décompte s’élevant à la somme de 1915,75 francs non compris les honoraires de l’architecte qui s’élèvent à 82,80 francs.

Une somme de 1783 francs est inscrite à cet effet à l’article 14 du budget additionnel de 1903. Pour solder cette dépense, il manque donc une somme de 215,54 francs.

A l’unanimité, le conseil approuve ces décompte et procès verbal et vote la somme demandée, soit 215,54 francs à prélever sur les fonds disponibles versés en 1903 par Mr CATANEO, directeur du Casino.

Mémoire SOURRIOUX

Mr le maire soumet au conseil un mémoire de Mr SOURRIOUX, cimentier à Néris, s’élevant à la somme de 102 francs pour fourniture de buses en ciment pour le lavoir des Granges. A l’unanimité, le conseil vote le paiement de ce mémoire à prélever sur les fonds disponibles versés en 1903 par Mr CATANEO, directeur du Casino.

Autorisation de poursuivre Mr MARANDET Louis

Mr le maire donne lecture au conseil d’un arrêté par lequel le conseil de Préfecture de l’Allier, à la suite de la délibération du conseil municipal en date du 2 septembre dernier, autorise le maire de la commune de Néris à former devant les juges compétant une action en restitution d’une propriété communale située dans l’ancienne rue du fossé de la Cave réservée pour se rendre à la fontaine de ce nom, anticipée par le sieur MARANDET Louis, propriétaire avenue Reignier.

Le conseil, à l’unanimité, maintient sa première délibération et autorise le maire à poursuivre par tous les moyens de fait et de droit la restitution de la propriété précitée.

Pont à Nerdre

Mr BOURDIER demande au conseil qu’il soit procédé à la construction d’un pont sur le chemin vicinal ordinaire n°38 de la route nationale n°143 au village de Nerdre, invoquant, à l’appui de sa demande, les dégâts que causent fréquemment à la passerelle et au chemin les différentes crues qui se produisent.

Le conseil, à l’unanimité, autorise le maire à faire faire l’étude de ce projet pour qu’il soit présenté prochainement au conseil municipal.

Eclairage par l’électricité

Mr le maire fait connaître au conseil que la commission chargée de l’examen du projet de traité pour l’installation d’éclairage et d’énergie électrique dans la commune a décidé de demander à nouveau à la commission d’études, des renseignements complémentaires, principalement sur les prix proposés et sur la différence qui serait faite au cas où l’usine à gaz serait conservée.

Echange TOUPRIANT

Mr le maire expose au conseil que Melle TOUPRIANT, propriétaire à Bourdesoulle, demande à ce qu’un excédent du chemin vicinal ordinaire n°30 situé devant sa propriété sise à Bourdesoulle, portant le n°120 section F du plan cadastral, compris dans l’alignement qui lui a été donné le 19 novembre 1903 lui soit abandonné en échange du terrain lui appartenant nécessaire au redressement et à l’élargissement du même chemin devant le n°118 de la même section.

Le conseil, à l’unanimité, accepte l’échange proposé par Melle TOUPRIANT sous condition que l’élargissement et le redressement de la partie du chemin précité sera faite au frais de la pétitionnaire et charge Mr LAFONT qui s’est déjà occupé de cette question, à régler sur place l’échange à intervenir.

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01 décembre 2008

Réunion du conseil municiaple du 7 février 1904

Répartition des prestations de 1904

Mr le maire invite le conseil à nommer une commission chargée de la répartition des prestations de 1904.

A l’unanimité, le conseil désigne la même commission nommée en 1903 et composée de Mrs BOURDIER, LEGAY, MOREAU P., MOREAU E., FAURE, MEUNIER et GAGNEPAIN.

Avis sur le changement d’une foire à Lapeyrouse

Mr le maire communique au conseil pour avis une délibération par laquelle le conseil municipal de Lapeyrouse demande à ce que la foire qui se tient dans cette commune le 11 décembre de chaque année soit supprimée et reportée au 22 décembre de chaque année.

A l’unanimité, le conseil émet un avis très favorable à cette délibération.

Demande de dispenses soutiens de famille (armée active)

Mr le maire soumet au conseil trois demandes de dispenses à titre de soutien de famille fournies par les nommés BOUILLE Gilbert Albert, MOULINET Gilbert et CHAPY Julien, jeunes conscrits de la classe 1903.

Le conseil, après en avoir délibéré,

Considérant que BOUILLE est l’aîné d’une famille de 6 enfants dont le père est âgé et dans l’indigence, à l’unanimité émet un avis très favorable à sa demande ;

Que MOULINET est également l’aîné d’une famille de 6 enfants dont il est le seul soutien, à l’unanimité émet un avis très favorable à sa demande ;

Il émet également un avis favorable à la demande de dispense fournie par CHAPY.

Demande dispense (réserviste)

Mr le maire soumet au conseil une demande de dispense à titre de soutien de famille formée par le nommé BIDET Antoine, réserviste de la classe 1895. Le conseil, après en avoir délibéré, à l’unanimité émet un avis très favorable à sa demande.

Mémoire DUPEYRAT

Mr le maire soumet au conseil un mémoire de Mr DUPEYRAT Victor, maréchal, pour entretien des outils des chemins vicinaux et différentes réparations exécutées pour la commune pendant l’année 1903 s’élevant à la somme de 106,55 francs. Le conseil, à l’unanimité, vote le paiement de ce mémoire à prélever sur les fonds disponibles de l’exercice 1903.

Création de pension

Mr le maire expose au conseil que le nommé ROCHETON Henri, placé en garde chez Mr DESMAZIERES, fermier à Bourdessoule, ne peut être admis au bénéfice de l’assistance médicale gratuite parce qu’il est atteint d’une maladie incurable. Il y aurait donc lieu de lui créer une pension conformément à la loi du 29 mars 1897. Le conseil, après en avoir délibéré, à l’unanimité vote une pension annuelle de cent francs au sieur ROCHETON Henri, âgé de 28 ans, célibataire, domicilié à Bourdessoule en cette commune, s’engageant ainsi de payer la part contributive de la commune conformément au barème annoncé à la loi du 29 mars 1897 précitée.

Eclairage par l’électricité

Mr le maire communique au conseil une lettre par laquelle la commission d’études du barrage sur le Cher soumet au conseil un projet de cahier des charges pour l’éclairage et la distribution d’énergie électrique dans la commune.

Il invite le conseil à nommer une commission chargée d’examiner ce projet.

A l’unanimité, le conseil désigne pour faire partie de cette commission Mrs DUMAS, LAFONT, ROCHETTE, FAURE, BARTHOUX, LEGAY, MOREAU Pierre.

Installation de cabinets d’aisance et d’urinoirs

Mr le maire soumet au conseil les plans et devis de différentes installations de cabinets d’aisances sur la Place de la Républiques et d’urinoirs à la mairie, s’élevant ensemble à la somme de 547,15 francs.

Le conseil, à l’unanimité, approuve ce projet et charge Mr le maire d’en assurer l’exécution en s’adressant aux différentes catégories d’ouvriers compétant.

Salle de gymnastique de l’école des garçons

Mr le maire expose au conseil que la loi du 1 avril 1898 sur les sociétés de secours mutuels met à la charge des communes les locaux nécessaires pour les réunions de ces sociétés. La salle de gymnastique de l’école des garçons est actuellement disponible par suite de l’interdiction de cet exercice. Il y aurait donc lieu de procéder à l’aménagement de cette salle qui n’a ni plafond ni parquet. Il a fait établir un devis de ces réparations qui s’élève à 553,44 francs.

Il fait connaître qu’une société s’engagerait à verser une somme de 200 francs pour venir en aide à la commune si celle-ci consentait à les exécuter. Il ne resterait donc qu’une dépense de 353,44 francs à la charge de la commune.

Le conseil, après en avoir délibéré, à l’unanimité, autorise le maire à faire faire ces réparations au mieux des intérêts de la commune.

Elagage des arbres de l’Avenue Reignier

Mr le maire expose au conseil que les habitants de l’Avenue Reignier se plaignent que les arbres de cette avenue nuisent à leur habitation par suite de branches plus ou moins grosses qui inclinent sur leur bâtiment. Il y aurait donc lieu de faire procéder à l’élagage de ces arbres.

Le conseil, à l’unanimité, autorise le maire à faire procéder à cet élagage par les jardiniers de la localité, à traiter avec eux mieux des intérêts de la commune et désigne Mrs LEGAY et MEUNIER pour l’assister dans cette opération.

Le conseil nomme ensuite une commission composée de Mrs LAFONT, MEUNIER, MOREAU Pierre et LAMOINE pour examiner les propositions du Président  de la compagnie fermière de Néris au sujet de la subvention faite à la commune par le Casino.

Chemins vicinaux

Le conseil, vu la loi du 12 mars 1880, le décret du 3 juin 1880 et la loi du 5 avril 1884,

Vu l’instruction spéciale du Ministre de l’Intérieur en date du 25 juillet 1898,

Considérant que par délibération en date des 7 juin et 19 juillet 1903, le conseil municipal a demandé l’inscription du chemin N°29, 30 et 31 du bas de la Côte à Pérassier, Bourdessoule et Landier au programme des travaux à subventionner et dont l’urgence a été reconnue

Délibère

L’inscription au programme des travaux à subventionner en 1905 du projet de construction du chemin vicinal ordinaire n°29, 30 et 31 du bas de la Côte à Pérassier, Landier et Bourdessoule sur une longueur de 4 kilomètres environ est demandée au Conseil Général.

Si cette demande est accueillie, le conseil municipal s’engage à créer les ressources extraordinaires nécessaires pour couvrir la part à la charge de la commune dans la dépense à subventionner.

Il prend en outre l’engagement d’assurer dans des conditions normales l’entretien tant des chemins vicinaux ordinaires actuellement à l’état d’entretien et de viabilité que de la nouvelle longueur à construire, conformément à l’article 5 du décret visé.

Assistance médicale gratuite

Le conseil, se formant ensuite en comité secret, approuve la liste contenant 21 inscriptions des personnes appelées à bénéficier de l’assistance médicale en 1904.

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26 août 2008

Réunion du Conseil municipal du 3 janvier 1904

Elaboration d’un règlement sanitaire municipal

Mr le maire donne lecture au conseil d’un projet de règlement sanitaire municipal élaboré par la commission nommée par le conseil municipal dans sa séance du 15 novembre dernier conformément à l’article 1er de la loi du 15 février 1902 sur la santé publique.

Le conseil, après un examen très attentif de ce projet, à l’unanimité, déclare l’approuver.

Gratifications aux agents communaux

Sur la proposition de Mr BOURDIER, le conseil, à l’unanimité, vote aux employés communaux les gratifications suivantes :

70 francs au secrétaire de Mairie ;

40 francs au garde champêtre ;

40 francs au cantonnier municipal ;

et dit que ces gratifications seront prélevées sur l’excédent de recettes du budget additionnel de 1903.

Bureau d’hygiène

Mr le maire communique au conseil pour avis un arrêté nommant membres du bureau d’hygiène de la commune de Néris, conformément à l’article 19 de la loi du 15 février 1902 :

DEREURE Marcel, docteur en médecine à Néris ;

DUCROS Antoine, docteur en médecine à Néris ;

JACQUEMIN Victor, président de la Compagnie Fermière à Néris ;

MEUNIER Célestin, propriétaire à Néris ;

MOREAU Pierre, propriétaire aux Triers ;

ROCHETTE Auguste, membre de la commission administrative du bureau de Bienfaisance ;

TALBOURDEAU, architecte à Montluçon.

Le conseil approuve le choix fait par Mr le Maire pour la composition de ce bureau.

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